Noël Matteï est de retour, mais cette fois-ci, avec un livre qui mérite toute notre attention. Si vous hésitez encore à vous lancer dans « les amours anormales », Noël Matteï a accepté de répondre à quelques questions, juste pour vous…

NOEL MATTEI-Les Amours Anormales_roman_COUV-RVB

 

Pouvez vous nous raconter l’histoire de ce roman ?

La quatrième de couv dit : « Carol porte un lourd secret qui dicte ses actes, ses liens, sa vie. C’est au plus profond de son esprit et de son coeur que le lecteur pénètre, pour un voyage sensuel et troublant aux confins de la machine humaine blessée, défaillante, terriblement attachante, monstrueusement glaçante. » C’est peu, mais c’est parfait, car l’éditeur (ndrl : Les Éditions du 38) cerne précisément l’atmosphère générale du roman et en expose les véritables fondements de l’histoire sans rien dévoiler de son déroulement ni de sa chute. Je n’en dirai donc pas beaucoup plus ici sur la trame romanesque elle-même mais je parlerai plutôt des thèmes et du processus de création de Les Amours Anormales, car contrairement à une chanson, parler d’un roman est un exercice difficile dans le sens où il faut en préserver le mystère de la lecture. J’ai pu le constater lors des interviews radio notamment. J’ai toujours peur, quand l’échange devient pour moi une discussion passionnante avec le/les animateur(s), de divulguer des clefs essentielles, ce qui est bridant voire frustrant, alors qu’on peut parler d’une chanson une heure entière sans jamais craindre que l’auditeur en sache trop pour ne plus avoir besoin de l’écouter. Mais je m’en sors au final pas trop mal dans l’exercice somme toute, j’apprends à le faire. On a et on aura toujours quelque chose à apprendre ou à parfaire, heureusement, même dans les domaines que l’on connait le mieux et que l’on malaxe depuis des décennies.

Je dirai donc simplement ici que c’est un roman fort en amour, un « roman d’amour » pourrait-on même dire mais pas de la façon classique dont on entend le genre habituellement.
L’amour relie les personnages, et dans tous les sens du terme (l’amour par différents liens du sang, le sentiment amoureux et l’amitié amoureuse aussi). On est même souvent dans le Grand Amour. Celui qui marque à vie. Mais il y a dans la fiction l’ombre omniprésente du passif de chaque protagoniste et spécialement celui du personnage de Carol, dont le récit passe toujours par le prisme de son regard et plus encore de son ressenti, de ses humeurs et sentiments… Il est le personnage principal et le narrateur aussi en quelque sorte, il n’y a pas de narrateur hiérarchiquement « au-dessus » de lui. Moi-même, l’auteur, je n’existe pas dans le roman, je n’influence pas le lecteur dans son jugement de ce qui est bien ou mal. Il est totalement livré aux actes et réflexions de Carol. Il est libre de le juger avec ses propres valeurs, ses propres codes, sa propre sensibilité, sa propre humeur au moment de la lecture.
Mais ce n’est pas si simple d’avoir une opinion ferme et tranchée sur le personnage car, au fil de la lecture, le lecteur devient Carol j’ai envie de dire comme je devenais lui chaque fois que j’entrais en phase d’écriture pour ce roman. Plus alors que de comprendre ses failles, on les ressent. Et on sait combien il est difficile souvent de se juger soi-même ou de juger ses proches de façon claire et objective !

On y voit comment un simple fait divers d’adolescents peut faire basculer une vie, des vies. Carol n’est pas un héros, plutôt un anti-héros. Les personnages ne sont absolument pas manichéens, ils sont profondément humains et donc complexes dans leurs facettes et leurs failles. Carol peut être tant détestable qu’ultra attachant. Comme nous tous selon les situations et en fonction de l’importance et de la force de nos liens avec l’autre je crois. Plus on aime fort, plus on est capable de blesser en réponse à des déceptions apparemment anodines mais rendues blessures profondes et douloureuses par la force du sentiment éprouvé justement. Ça n’enlève parfois rien à cette force sentimentale, et quand ça ne la tue pas, ça l’attise ! C’est paradoxal mais c’est là que les liens les plus beaux, les plus singuliers et les plus forts peuvent conduire au drame passionnel. Il y a l’Autre et les autres dans le roman. Les autres c’est ceux que l’on ne connait pas, c’est aussi ceux que l’on connait bien et qu’on « aime juste bien » sans qu’ils aient toutefois une place fortement singulière en nous. De jolies bougies, agréablement parfumées même, mais dont l’étincelle ne sera jamais une flamme !

LAA-HD_105280

Comme l’écrivit si joliment Serge, toutes ces « variations sur le même t’aime » sont terriblement ancrées dans la fiction romanesque de Les Amours Anormales. C’est difficile quand on s’attache au sens exact des mots, « l’être tout en nuances » est un état délicat (dans tous les sens du terme) et parfois épuisant… Pour exemples, dans le réel je sais que personnellement je fonds totalement pour le sol ferme de l’Inconnu, je peux le fouler aveuglément avec excitation mais panique totalement sur un sol mouvant, je m’y m’enlise immédiatement et perds pied négativement… J’aime aussi à âme et corps perdu le mystère mais gère très mal le flou… Dans une relation profonde, je suis un adepte de la légèreté la plus solaire mais inversement, la légèreté pure sans une force extrême dans un lien, m’ennuie car très vite elle n’est plus légère pour moi et devient juste superficielle et vide. De même, je peux m’attacher très fort à une personne pour sa timidité maladroite, extrême voire maladive mais n’excuse en revanche que très difficilement la lâcheté même quand je m’en explique les causes, car elle est l’antithèse de la passion et le poison du passionné ! Je sais que je fuis d’instinct les êtres lâches dans leur essence, et s’il arrivait que je m’attache à l’un d’eux avant de déceler une forte part de lâcheté, je basculerais brutalement dans l’enfer (d’où la citation de Steinbeck en exergue de Les Amours Anormales, juste avant celle de Robert Smith, magnifique aussi). J’ai autant mis tout ce qui me fait tripper que mes pires angoisses et mes pires phobies dans ces personnages.
Je pense que les années, l’expérience et le travail sur moi-même comme l’approche de notions psycho-corporelles que j’ai acquises et que j’acquiers encore me permettent de connaître mes faiblesses et de les transformer même en forces parfois, de distinguer aujourd’hui les belles fiertés que j’ai pour l’Autre des fiertés malsaines et stériles de l’amour propre aveugle qui elles, ne provoquent que des conflits d’ego destructeurs. Mais mon extrême sensibilité et mes fragilités demeurent indomptables bien que nous ayons été présentés et que nous nous connaissons bien. Je n’ai donc pas eu non plus de mal à injecter cette palette sensitive en Carol comme dans les autres personnages du roman. Je savais qu’ils seraient humains, logiques et non manichéens jusqu’aux actes les plus extrêmes de Carol. C’est sans doute pour cela qu’il sait tant aimer et parvient à tant être aimé. Je savais que je pouvais écrire une fiction dramatique et en rendre ses personnages lumineux sans ne produire atmosphériquement que du dark. L’Amour, l’Affection pure, les idéaux et les rêves surplombent toujours Les Amours Anormales par un réel et sincère désir des personnages à y parvenir.
Il arrive à Carol de raisonner par delà la blessure aveuglante qui a dévasté son adolescence, sa construction et son équilibre psychologique. En revanche, cette douleur, c’est ce qui lui empêche la plupart du temps de dépasser son amour propre et la vengeance qui le hante et le perd. Il peut être animé tant d’une fierté positive -celle qui mène à l’amour car elle n’est qu’amour- que d’une autre très manipulatrice, destructrice, et qui n’est plus amour mais uniquement douleur d’une fin d’amour non décidée d’une part et d’autre. Un amour confisqué par des causes et personnages qui lui sont externes (ou indirectement internes en tout cas !)

L’exigence relationnelle et sa quête apparaissent donc en toile de fond dans Les Amours Anormales. C’est ce qui se passe dans le contexte fictionnel prédéfini là où commence la rencontre et l’histoire des deux (et j’ai envie de dire des trois…) personnages principaux. On peut les aimer et s’y attacher fort comme les haïr. Tous sont intelligents et leur intelligence comme leur brillance d’esprit respectives sont inscrites dans les fondements même de leur lien. Il y a même une belle sapiosexualité ambiante certaine dans les échanges de Carol et Thomas. Il s’agit davantage de l’Amour -et des raisons de sa naissance ici- entre deux êtres humains sans qu’ils se posent dès le départ la question de leur genre ou de leur sexualité. Leur bisexualité n’est jamais d’ailleurs clairement énoncée dans le roman car le propos est tout autre. C’est davantage la singularité d’une rencontre, l’accès à l’essence même de deux être, de leur échange, de leur lien, de leurs sentiments purs. Ça pour le coup ce devrait être selon moi toujours le cas à chaque rencontre, se débarrasser des réflexions qui ne devraient d’ailleurs jamais être ni tourments ni fuites pour les plus faibles, ni combat pour les plus forts. Car ces questionnements ne sont pas liés à l’essence même d’un être ou d’une relation, mais uniquement aux cultures, à l’éducation qu’il a pu recevoir, à la morale telle que la religion -sensée être au service de l’épanouissement et de l’Amour- classe ce qui est bien ou ce qui est mal d’une façon si éloignée de la tolérance d’une part et de tout ce qui fait la richesse de la nature humaine de l’autre. La foi et la religion en tant qu’institution sont vraiment deux choses très différentes il me semble, et on les confond à tort. Les caractères qui officient dans Les Amours Anormales sont aimants, logiques et singuliers mais reproduisent malheureusement les schémas qu’ils fuient, ceux en lien à la génétique comme à leur éducation, leur milieu, leur passif. Des chimères écrasantes. On pourrait presque dire que les personnages ne parviennent à être réellement eux-mêmes que lors de certains (rares) échanges car ils croisent trop souvent, plus ou moins indirectement, des thématiques qui toutes ont une incidence et des dommages collatéraux sur l’évolution de la trame romanesque, telles que en vrac :

-la lâcheté donc comme j’en parlais plus haut (le père de Lou est lâche, et si son acte de lâcheté que je ne dévoilerai pas ici est ultra condamnable, l’envie qu’il a de cet acte pourrait être aussi humainement compréhensible ou justifié par son instinct protecteur de père ; les parents de Carol sont lâches entre eux comme avec leurs enfants ; Thomas aussi d’une certaine façon est lâche avec Carol car il est dans une forme de déni de ses vrais sentiments tout comme Carol est dans le déni du passé qu’il recherche en Thomas ; Carol condamne plus encore la lâcheté mais reproduit des schémas qu’il hait, et puis ses actes qui sembleraient demander le plus de courage à leur réalisation sont abominablement lâches, et seule sa folie est dangereusement courageuse…)
-le manque de communication dans le couple, en famille comme le manque de l’autre
-le déni
-l’inceste
-le transfert
-la folie
-le mystère de la dimension parallèle et de l’Autre Vie
-la peur de l’attachement en proie à celle de l’abandon
-le « mentir même à soi » et son illusion presque parfaite parfois
-la stupidité des préjugés et leurs dommages collatéraux insoupçonnés et profonds sur la construction (et la modification) de l’Ëtre

Et d’autres encore… et puis bien sûr l’Amour, et avant tout même !

Et enfin, la musique est très importante dans Les Amours Anormales. Il y a une bonne douzaine de morceaux cités qui s’allient à la musicalité de l’écriture pour rythmer et « atmosphériser » l’histoire ! Mais plus encore les paroles et thèmes de ces morceaux que j’adore tous, sont importants et détournés ici au service de la fiction, comme s’ils en étaient la B.O en quelque sorte. Un de ces textes est même reproduit dans son intégralité dans le roman tant chacune de ses phrases illustrait parfaitement, une fois mis dans ce contexte, la séquence essentielle de ce que vivent les adolescents dans la fiction et les liens qui unissent Carol à un autre personnage central omniprésent… (Je remercie tout spécialement Dominique A de m’avoir donné son autorisation et qui plus est avec gentillesse et de façon touchante).

NO-LAA-TRAILER OK_79920

Si vous deviez choisir un seul mot pour le qualifier, lequel choisiriez-vous ?

« Tripal », sorte de néologisme car si l’on s’en tient à la définition stricte du Larousse on ne parlerait que d’une hélice ou d’un rotor à trois pales… mais ce terme est tellement parlant si on le relie aux sentiments violents qui bousculent et bouleversent nos tripes ! Si l’histoire est fictionnelle, l’attachement et le goût de Carol et des personnages pour les relations extrêmement fortes qu’ils différencient de celles dans lesquelles on serait juste confortablement bien me ressemblent beaucoup en revanche ! Ne pas traverser la Vie entouré de « distrayants » remplaçables mais aimer et être aimé réellement tant pour ce que l’autre nous apporte que pour ce qu’il est dans son essence même. Trouver les/l’Âme-soeur(s) et ce dans chaque type de liens, quitte à ce qu’il y ait peut-être parfois une petite nébuleuse joliment et sensuellement troublante à certaines frontières… Donc oui, tripal convient parfaitement tel que je conçois le terme et avec la définition très imagée et sensorielle que je lui donne. Pour le meilleur et pour le pire… mais toujours pour un ressenti bouleversant qui lui est bien vivant et dont, à l’essence, « Aimer » en est le seul vecteur possible et invincible face aux détours et autres complexités socio-psycho-affectives entravants !

Quelle est l’anecdote la plus marquante concernant l’écriture de votre roman ?

Il y en a une plus marrante que « strictement marquante » d’ailleurs : Un soir, vers 23 heures, j’ai téléphoné à un commissariat de police pour leur demander des détails exacts sur comment se passerait « réellement » une scène que j’étais en train d’écrire (ceux qui ont lu le bouquin devineront sans mal de laquelle il s’agit). Je ne pensais pas galérer autant avant que les policiers se détendent à l’autre bout du fil et veuillent entendre que j’étais romancier blablabla (car ils ont été trois à se passer l’appareil tant tous hallucinaient de ma demande et mes questions !). Ils ont tout vérifié sur le net, si j’étais bien musicien, écrivain, etc. J’ai trouvé ça marrant au début puis j’ai pas mal flippé aussi car j’ai cru qu’ils allaient débarquer chez moi ! Mais au final, au bout de dix bonnes minutes, ils ont été cool et ont joué le jeu de me donner toutes les infos que je voulais. Ils étaient assez free ce soir-là apparemment, on a même pas mal rit en simulant la scène par téléphone ! Heureusement pour le coup que mon statut de romancier existait professionnellement sur le net et avec des références solides sinon ça aurait pris du temps et j’aurais eu quelques soucis immédiats je pense ! (rires)

Il y a aussi des « anecdotes » marquantes de ma vie plus personnelle qui ont inspiré certaines scènes du roman -même quand elles sont triturées et ultra déformées par le dictat d’un contexte fictionnel qui est tout autre que celui du réel- forcément, comme tout auteur, mais qu’un sens presque démesuré chez moi de la pudeur et du respect de moi-même comme d’autrui et de la beauté intime ou/et intimiste, que ma mémoire garde à vie, m’interdiront toujours de livrer de façon brute. Mais c’est vrai que s’inscrit dans mon processus de création un jeu de brouillage des frontières entre la fiction et le réel. Cette volonté consciente mais non moins sincère et spontanée d’écrire un roman pour, au tout départ satisfaire une envie voire un besoin vital pour moi, puis d’en livrer au final une pure fiction aux lecteurs du bouquin pour les faire voyager dans son univers, inclut aussi que dans cette histoire inventée il y ait quelques clins d’oeil, forts et affectifs toujours, qui ont des adresses pour le coup personnelles et claires pour l’intéressé(e) selon le cas. Ce processus transpire il me semble de mes lectures, de mes attirances musicales, picturales, photographiques ou cinématographiques qui m’ont marquées depuis l’enfance et l’adolescence, et continuent aujourd’hui encore sur un mode identique. Je me rappelle pour exemple qu’à la sortie de l’album Baby Alone in Babylone en 83, j’étais enfant, j’avais acheté le 33 tours et mes parents m’avaient dit dans une discussion que Jane et Serge s’étaient séparés. Je ne le savais pas alors. L’affaire n’était pas encore entrée dans le monde de l’enfance qui était le mien. J’avais alors trouvé ça si beau que Gainsbourg puisse écrire de tels textes poétiques, violemment tristes, violemment beaux et plein d’amour et les offrir à l’interprétation de Jane alors qu’elle en était précisément la muse. Je crois que j’ai aussi toujours besoin que le déclencheur d’une fiction ou d’une chanson, de l’écriture en général, soit un humain avec qui je vis ou ressens un truc passionnel réciproque. Seuls un infime nombre de ces exemples pourraient être cités (sans détails) comme « anecdote d’inspiration d’écriture ». En fait partie la scène où Carol fige sur un écran, dans une nuit d’insomnie, l’image d’un film qu’il vient juste de visionner, le temps d’une cigarette et se rend compte de combien il a mal, constate que ses larmes coulent en silence de ses yeux rivés sur les volutes de sa Basic bleue qui s’échappent vers le ciel où le jour se lève à peine. Cette scène-là a réellement existé effectivement. La date en est d’ailleurs exacte. L’année n’y est pas. C’est un de ses rares moments où l’auteur a repris le dessus sur son personnage et où le réel s’est fait le maître de la fiction. Le fait de l’intégrer au roman m’a tiré une nouvelle fois des larmes silencieuses à l’écriture d’ailleurs, réellement. Aujourd’hui, à la douleur du sentiment réel, fort mais claustrophobiquement anxiogène, il y a maintenant pour moi, et à vie, la force créatrice et sublimante de la beauté romanesque. Ce processus est donc salvateur des belles choses car il a le pouvoir de cristalliser, dans la tête, le coeur et les tripes, la beauté et la force originelles d’un lien.

Et puis, je me suis aussi fait ultra violence dans ce roman en tant que père dans la vie… comme je le disais je crois que c’est un livre où j’ai vraiment autant mis les plus beaux idéaux que je porte que mes pires phobies ! Certaines scènes n’ont pas été faciles du tout pour moi à inclure au déroulement de l’histoire ! Mais quand on est romancier, il faut aussi ne savoir être que ça à certaines heures… et se détacher de soi ! En revanche, j’ai néanmoins refusé à ma fille qu’elle interprète le rôle de Lolie dans le trailer du roman quand la question s’est posée (on comprendra aisément l’objet de mes réticences post lecture je pense…) même s’il y a un joli deal espiègle entre elle et moi pour qu’elle apparaisse la plupart du temps dans mes clips, ne serait-ce que furtivement -un peu comme Hitchcock le faisait dans ses films- car elle prend ses prestations sur les tournages à la fois très au sérieux (dans le sens professionnel du terme) et comme un pur jeu qui l’amuse et la captive énormément le temps d’une journée ou deux ! Et comme j’aime beaucoup son rendu à l’écran, tout le monde est content !

NO-LAA-TRAILER OK_10760

Pouvez nous éclairer sur vos prochains projets en 2016?

Concernant le roman, il y aura d’autres jolies choses à la rentrée de septembre avec notamment des séances dédicaces et rencontres en librairie où l’on parlera des personnages et des thèmes abordés dans Les Amours Anormales, et puis j’aurai à mes côtés sur certaines d’entre elles un jeune de 26 ans qui a lu et aimé le bouquin, passionné de neuropsychologie et lui-même neuropsychologue en exercice, pour élargir le débat sur les liens, les sentiments, les basculements et les passages/non passages à l’acte des personnages… La première de ces rencontres aura lieu à priori le 23 septembre 2016 aux alentours de 19H30 à la librairie L’Humeur Vagabonde dans le 18e arrondissement de Paris, il faudra venir car ça va être très intéressant et interactif entre vous et nous ! Et puis il y aura de quoi se désaltérer, et la soirée se poursuivra autour d’un dîner où tous ceux qui le veulent pourront nous accompagner. Ce sera très bon esprit, j’y tiens pour conclure une soirée consacrée à une fiction dramatique ! (rires). Dans l’idée on aimerait même pouvoir réaliser ces rencontres dans quelques villes autres que Paris… Tout va dépendre des divers facteurs logistiques mais je vais tout faire pour sortir de la capitale, pour rencontrer des lecteurs de divers endroits et y faire découvrir aussi Les Amours Anormales. Les dates seront annoncées à l’avance sur ma page FB pro, facebook.com/noelmattei.info

Côté zic, je prépare aussi un album, tout neuf, d’une douzaine de titres que j’enregistre actuellement en studio et qui succèdera à mes deux premiers EP -« EP » (2013) et « À Part »(2015)- que l’on peut (re)découvrir sur Deezer, Spotify, and co… ou en images via ma chaine YouTube, Noël Matteï TV.
Je vais parallèlement au stud terminer l’écriture et me mettre à la réalisation de mon prochain clip pour ce qui sera le premier single extrait du futur album. J’ai déjà commencé à en tourner des images… Mais ce ne sont que les prémices même si à ce jour j’ai déjà une idée assez dessinée dans ma tête de là où je veux aller dans la thématique et esthétiquement.

Et puis, enfin, commencer l’écriture de mon 3eme roman aussi peut-être… L’envie s’en fait sentir en tout cas, je sais que ça tourne dans ma tête, que mon cerveau veille même si c’est de façon encore inconsciente avec l’attention et l’énergie prises par la promo des Amours Anormales ou par l’enregistrement de l’album, mais il note des choses, de la matière encore très brute pour l’instant…

Un dernier mot pour les lecteurs de SAOTW ?

Merci déjà à la team SAOTW pour cette jolie envie de lumière sur mon travail, et à toi d’être au bout de ces lignes, et de plonger j’espère, si ce n’est pas encore fait, dans Les Amours Anormales avec autant de plaisir à le lire que j’en ai eu à l’écrire… et que tu le trouveras toi aussi « tripal » ! 😉
Les premiers retours sont jusqu’ici très bons et ça fait tellement plaisir car c’est une belle récompense après toute l’attention et le travail d’écriture de tous ces mois sur le manuscrit. Je croise les doigts pour que ceux qui suivront le soient aussi.
Et pour ceux qui hésiteraient encore entre le format broché ou eBook, je précise juste que la version papier est un bel objet très réussi par Les Éditions du 38 pour la maquette, les presses Hachette aussi pour la qualité du rendu et Matthieu Roche de l’Atelier Belle Lurette bien entendu qui en a réalisé le visuel de couv.

Vous avez aimé cet article, partagez-le :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *