En route pour le boulot, en voiture ou bien installé dans votre salon, vous allez adorer Inaniel Swims. Un petit bijou de la musique tranquille et élégante.

IS

Dites nous en plus sur vos débuts dans la musique.

Petit, j’avais une paire de maracas grenouille en plastique vert avec des yeux qui bougeaient. Je me rappelle les promener partout et emmerder mon monde avec. Une dizaine d’années après, au lycée, j’ai joué dans quelques groupes punks puis dans Macadam Club et All Cannibals, deux groupes de pop bricolés et un peu surf, avec qui on a sorti deux albums, des Eps et fait beaucoup de concerts. J’ai tenu la basse un moment dans Granville et maintenant je fais avancer de front deux groupes : Sorry Sorrow Swims et Inaniel Swims.

 

Parlez nous de vos influences et de ce que vos parents écoutaient quand vous étiez enfant.

Dans notre tout petit salon quand je jouais de mes maracas grenouille mon père jouait de la kéna ou de la tarka ou de je ne sais quelle flute andine. Je l’ai toujours entendu jouer quotidiennement. Sur le bas de l’étagère ou étaient posées ses flutes il y avait des vinyles. Je me rappelle très bien de la pochette de « The times they are a changin' », la photo dessus m’a marquée. Le visage maigre de Dylan dégage une tristesse dessus. Il y avait – bien sur – pleins de disques de musique peruvienne, bolivienne et équatorienne. Mon père écoutait Una Ramos en boucle. Après Dylan, je crois avoir pas mal écouté Simon et Garfunkel. Le live à Central Park. Pas très loin il y avait les premiers disques de Renaud. Je me souviens aussi des dimanches pluvieux où mes parents faisaient le ménage et ma mère mettait Barbara à fond. Rien que de penser à l’Aigle Noir cela me donne envie de me faire sauter le caisson. Jeune ado, j’ai du m’opposer radicalement à cette ambiance radicale de gentils hippies sur le retour et je me suis plongé dans les Clash, Black Flag et Operation Ivy… et puis j’ai creusé dans la pop anglaise et américaine 60′, la folk américaine ou j’ai déterré Elizabeth Cotten, l’anti Folk avec Daniel Johnston…

 

Racontez nous deux moments forts de votre vie musicale.

Avec All Cannibals, on a joué au Baron dans des conditions vraiment pourries devant Mick Jagger assis à une table à deux mètres de nous. Le deuxième moment fort c’est qu’il a passé sa soirée à boire de la volvic citron alors qu’il avait open bar au champagne.

 

Eclairez nous sur vos projets en 2015/2016.

Cette année devrait sortir le deuxième Ep d’Inaniel Swims, peut être même un troisième. Il y a l’album de Sorry Sorrow Swims qui est fini d’enregistrer et qui va sortir prochainement sur le label WW2W ainsi qu’un quatrième Ep. Ce dernier Ep De Sorry Sorrow Swims ainsi que le premier d’Inaniel Swims son réédités aux Etats Unis en Cassette chez Cat Shits Records. Là je suis en train de faire un clip et la pochette du prochain album de Jaromil Sabor. Je devrais -enfin – sortir un comic sur Daniel Johnston et un album de reprise pour l’accompagner. C’est un projet qui s’étale sur 5 ans maintenant.  Et beaucoup de concerts, de voyages.

 

Un dernier mot pour les lecteurs de SAOTW ? 

J’hésite à appeler notre deuxième EP « Roundabout You, Roundabout Nothing » et je n’arrive pas à savoir si c’est un peu drôle ou complètement nul. Mais si les lecteurs de SAOTW ont leur idée sur la question…

 

SOUNDCLOUD 

 

 

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