The Dark Blue Orchestra, c’est une histoire de coeur, une musique qui s’écoute et qui illumine votre journée !

DBO

Racontez nous votre histoire et ce qui vous a donné envie de faire de la musique.

Salossin et moi (Donnie) nous sommes rencontrés quand nous avions 17 ans. Salossin auditionnait pour un groupe dans lequel je jouais de la batterie. Nous nous sommes regardés sans rien dire et sommes partis sur une impro d’une heure et demie qui partait d’un morceau de Mingus, cependant bien déglingué à la manière de John Zorn – une patte que nous garderons pendant de nombreuses années. Pendant ce temps-là, les autres musiciens essayaient de nous suivre mais nous étions dans un univers biens à nous. On s’était trouvés pour ainsi dire. Malgré nos caractères diamétralement opposés, nous nous rejoignions toujours sur un sujet: la musique. Ça tombait donc sous le sens d’écrire avec lui la comédie musicale qui me hantait depuis un moment déjà. Nous avons commencé à écrire et fait nos premiers concerts ensemble, accompagnés de mercenaires venants du jazz et du classique. Puis je suis parti à l’étranger et j’ai beaucoup voyagé. Après plusieurs années, j’ai décidé de rentrer à Paris et reprendre le projet avec Salossin, mon frère spirituel. Nous avons ré-écouté les bandes et trouvé ça bon, même avec dix ans de recul. Nous avons ajouté des morceaux à l’histoire, ré-arrangé la musique, remanié le synopsis. Certains des morceaux de l’EP ont donc été écrits il y a maintenant près de 20 ans. Puis notre vie plutôt agitée nous a fait rencontrer les autres musiciens du groupe. Chacun a son caractère bien à lui et à prime abord nous sommes absolument incompatibles. Chacun tire dans sa direction, a son mot à dire, pense à lui seul… puis l’instant d’après nous avons les yeux rivés sur le même but, sommes à l’écoute la plus respectueuse l’un de l’autre, s’effaçant devant notre seule maîtresse: la musique.


Dites nous en plus sur vos sources d’inspiration et l’univers musical et humain dans lequel vous évoluez.

Ce qui nous inspire est en fait la vie elle-même. The Dark Blue Orchestra est volontairement un work-in-progress dans le sens que nous rajoutons des morceaux à l’histoire au fur-et-à-mesure que nous les vivons.
Qu’est-ce que l’art si ce n’est une sublimation du quotidien pour le rendre plus léger.
Nous passons notre vie à supporter les agressions d’un univers qui veut qu’on consomme, qu’on mange, qu’on se reproduise, qu’on avale des images et des mensonges. La créativité n’est que rendre à cet univers physique la monnaie de sa pièce. En s’inspirant des faits de nos propres vie, nous nous les ré-approprions et nous sentons presque en contrôle de notre destin, s’il en est. Bien sûr, mon père adoptif n’est pas vraiment un gangster, celui de Salossin pas un compositeur classique torturé, Théodore pas vraiment un sadique et JJ Lane ne suis pas un cours de gestion de la colère mais ceux qui nous connaissent comprennent l’allusion, et retrouvent cette exacerbation sur scène. L’univers du cirque et du cabaret y sont – par conséquent – très présents, mais aussi les romantiques français comme Ravel et Debussy, la musique concrète, le blues de Chess Records et la musique des Balkans.


Parlez nous d’un moment fort de votre vie de groupe
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Dans l’espace de 48 heures: tomber en panne d’essence en plein cagnard sur l’autoroute entre San Francisco et L.A après avoir perdu les clefs du tour bus et passé une nuit dingue à Las Vegas où nous avions fêté la fin du mixage de notre EP par Oz Fritz (Tom Waits, Bill Laswel). La routine.
Eclairez nous sur vos projets en 2015.

Nous partons à la fin du mois jouer sur une scène mobile au milieu d’un désert en Afrique du Sud et en profiterons pour tourner les prochains épisodes de notre documentaire. Puis nous avons une tournée dans la région du Cap de Bonne Espérance, puis des festivals en France et trois semaines d’enregistrement avec des morceaux chantés et une quinzaine de morceaux instrumentaux pour l’image.


Un dernier mot pour les lecteurs de SAOTW?

Si, sur le lit de mort du Dark Blue Orchestra, nos derniers mots étaient susurrés à l’oreille des lecteurs de SAOTW, nous n’aurions pas peur de leur dire quelque chose de profond. Après tout ce sont nos derniers mots… Nous dirions que la vie est plutôt triste pour celui qui n’a pas de passion. Celui qui n’est pas passionné subit la vie. Si vous ne l’avez déjà fait, trouvez votre passion et lâchez tout pour elle. Mieux vaut voler et se brûler les ailes que ne jamais décoller par peur de tomber.

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