Le groupe Caïman Philippines a accepté de répondre à quelques unes de nos questions pour que vous en appreniez plus sur eux ! En plus, ils sont en concert demain soir (le 18/12) au Café Charbon à Paris !

 

Dites nous en plus sur votre groupe et ce qui vous a poussé à monter un groupe.

Caïman Philippines c’est tout d’abord une histoire de potes. Nous nous sommes rencontrés en 2005 lorsqu’on est entré en fac de musicologie à Angers. Rapidement devenus amis et proches, nous jouions dans des groupes ensemble, se croisant au gré des projets musicaux mais évoluant parallèlement ; et nous sommes tous montés sur Paris à la même période pour continuer nos études. C’est là que le projet de groupe est arrivé en 2011 suite à une idée de Quentin (chanteur du groupe).
L’idée et l’intérêt que nous avons dans ce projet est de faire de la musique entre amis avant tout, sans s’imposer d’esthétique particulière ou trop fermée. Nous nous connaissons tous depuis 10 ans maintenant et nous faisons confiance mutuellement quant aux idées et influences de chacun, forcément variées de par nos parcours (de vie comme musicaux) assez différents. Rien qu’au niveau des origines de chacun, on peut prendre l’exemple de Yves, notre claviériste, qui a grandi au Gabon jusqu’à ses 15 ans, ou Daniel le batteur, qui est originaire d’Equateur.

Parlez nous de vos influences et de la façon dont vous composez.


Comme nous vous l’avons expliqué, nous avons des influences vraiment très diverses (de Daft Punk à J-S BACH et passant par Jamiroquai ou Gershwin). Nous ne nous limitons pas à un style et il est difficile de trouver une cohérence dans les influences et les inspirations de chacun. On aime la musique en général. Même si évidemment il y a des influences que nous partageons tous (comme les noms cités précédemment ou d’autres artistes comme Metronomy, Michael Jackson, Breakbot, James Brown ou Miles Davis).
Pour ce qui est de la composition, le schéma de fonctionnement est généralement celui-ci : Quentin apporte les idées de départ d’un nouveau morceau (premiers traits de mélodie, un thème, une suite d’accords ou même toute une trame de morceau), puis nous nous mettons tous ensemble dessus en y apportant chacun notre savoir-faire en arrangement, harmonie, rythme, son, etc.

Racontez nous deux moments forts de votre vie de groupe.

Alors, pour le premier, il s’agit sans hésiter de la finale du tremplin Fallenfest auquel nous avons participé en juin 2013. Le concert s’est passé à la Cigale, et franchement ça a été un très gros kiff pour nous de jouer sur cette scène. D’autant qu’on a été vainqueurs ce soir là sur 14 groupes, et que c’est le moment où on s’est dit : OK, on peut faire un truc avec ce groupe. Bien sûr il y a du travail et c’est un gros saut de se lancer là-dedans ; mais à ce moment précis il y a eu chez nous tous une sorte de prise de conscience que c’était peut-être possible. Sans oublier le fait que jouer sur des gros systèmes son comme celui de la Cigale, c’est une sensation assez incroyable.

Pour le deuxième, il s’agit d’une anecdote assez marrante même si sur le coup cela ne nous a pas trop fait rire ! On devait aller jouer dans un festival à Brest (nous habitons désormais sur Tours), et c’était compliqué niveau timing et transport. Nous sommes partis en plusieurs convois, et le dernier, conduit par notre cher Joseph (bassiste), s’est arrêté pour faire un plein au milieu de la route. Un plein de sans plomb dans une voiture qui roule au diesel. On a du se débrouiller pour faire venir quelqu’un qu’on connaissait dans la région pour nous prêter une voiture, on est arrivé 5 minutes avant le concert sans avoir pu faire les balances. On a déchargé la voiture devant l’entrée du festival ou les festivaliers avaient bien entendu commencé à entrer, et traversé tout le site avec le matos à pied pour tout installer en 4e vitesse sur scène. On s’est branché et on a joué. Au final on était là à temps, et on a bien joué. Mais la tension et le stress dans l’après midi étaient bien palpables !

Eclairez nous sur vos actualités en 2014/2015.


Nous venons de sortir un maxi vinyle et digital (A Glorious Fall/Sperne), composé de deux de nos titres et un remix de chaque, par TOTALMESS et Eidn, 2 producteurs qu’on apprécie tout particulièrement. Notre titre FAST a été choisi aussi pour figurer sur la compil Beaucoup d’Amour (du jeune label Beaucoup Music), qui sortira en décembre. Nous jouons d’ailleurs au Badaboum le 3/12 pour fêter le lancement de cette compil aux côtés de Cléa Vincent et A Rainmaker.
Nous travaillons aussi sur des clips et sur un nouvel EP qui sortira si tout se passe bien au printemps 2015. On a quelques idées et il y aura des surprises dessus. De beaux projets de concerts qui iront avec. Mais ça, on en reparlera !
Et puis pour finir, nous sommes aussi dans une nouvelle période avec le groupe, celle des changements et de l’expérimentation au niveau de l’instrumentarium utilisé : nous travaillons avec du violon maintenant, depuis l’expérience de cet été pour le Festival Terres du Son. Nous avions réorchestré nos morceaux pour orgue symphonique et violons, justement. A ce niveau, de nouvelles choses sont à venir aussi pour le nouvel EP…

Un dernier mot pour les lecteurs de SAOTW?

Rouflaquette, ça sonne bien non ?…

DISCOGRAPHIE MAXI 1 et 2 – DISCOGRAPHIE EP 1 et 2  – SITEFACEBOOKTWITTER – INSTAGRAMSOUNDCLOUD

 

 

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