White Note est un groupe que j’ai connu au détour d’une soirée et qui a été depuis un véritable coup de coeur.

Les considérant comme des alchimistes de la musique qui réussissent des associations et mélanges de sons et cultures, je ne peux que vous conseiller de les écouter et de vous intéresser de plus près à ce qu’ils font. 
White note

Parlez nous de vos débuts dans la musique.

Vaste programme ! On ne va pas détailler les débuts de chaque membre de White Note, mais en ce qui concerne le groupe, nous avons commencé par faire du post-rock, en 2007. A l’époque, notre bassiste était Stéphane Soler (qui a dû quitter le groupe, laissant la place à Sébastien Hurtel), et Antoine (claviériste) ne faisait pas encore partie du groupe. Je pense que nos influences étaient essentiellement le rock en général, le jazz et le métal, et surtout le post-rock bien sûr.


Depuis cette époque, nous avons évolué en flirtant avec la pop, en faisant un gros travail sur les mélodies, et puis nous nous sommes finalement affranchis de nos influences principales, à savoir Radiohead et Sigur Rós.

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Dites nous en plus sur vos influences et la façon dont vous composez les morceaux.

Aujourd’hui, nos influences sont illimitées, nous ne nous interdisons rien, on a choisi de faire du rock parce que c’est le style qui permet le plus facilement de ne pas y rester cantonné. Tout enchaînement de sons nous intéresse. Par exemple, le refrain du 1er titre « Shima » du prochain album est influencé par un titre de dubstep. Mais évidemment, ça ne sonnera pas comme tel vu que ça sera joué avec des instruments rock. Du coup, ça donne, je crois, quelque chose de nouveau. En ce qui concerne la composition, je compose les titres et les arrangements, avec la supervision de Paul, et on voit tous ensemble en répétition ce que ça donne, ce qui est à garder ou non, et si nécessaire on améliore, on teste des sons, d’autres harmonies, etc. Et puis surtout, on ouvre les possibilités d’instrumentarium au maximum. S’il nous paraît nécessaire de faire entendre, à tel endroit d’un morceau, une cornemuse, un zaz ou un ocarina, on se débrouille pour que ça soit réalisable ! Du coup, on a travaillé avec un quatuor à cordes, un trio de vents et une chorale sur l’album à venir!

 

Racontez nous l’histoire de l’un de vos morceaux.

J’hésite. Ce qui résume peut-être le mieux le prochain album, c’est « That’s All Folks ». C’est un constat, une prise de conscience, sur le fait que l’économie a pris le pas sur la vie humaine. On prône l’importance de l’économie afin de mieux justifier toutes nuisances à l’être humain. Les exemples sont omniprésents. La situation paraît inexorable, mais c’est aussi de notre faute : nous savons, et nous laissons faire les puissants de ce monde, les « décideurs » de l’avenir de l’humanité et de la planète, car ils savent si bien nous divertir (voir la citation de Aldous Huxley dans « Le Meilleur des Mondes ») et nous empêcher de penser, ou nous monter les uns contre les autres. Bien sûr, on se dit qu’on n’a aucun pouvoir, on peut se dire : « ce n’est pas à moi, à mon échelle, qui va faire changer les choses, et puis ça a toujours été comme ça ». C’est humain, c’est normal, il ne faut pas culpabiliser je pense. Mais il faut se demander quelle est notre part de responsabilité là-dedans, quel monde on laisse à nos enfants, et surtout où est-ce qu’on va si on ne fait rien. Ce ne sont pas les dirigeants de ce monde qui feront quelque chose, c’est au peuple d’agir. Le système actuel ne fonctionne plus, il faut absolument le réformer, pour le bien de tous.
Cette chanson n’est pas une leçon de morale, ni un discours naïf, et le sujet n’est pas inédit, mais c’est un appel au secours pour son prochain, pour l’urgence de réagir.

 

Eclairez nous sur vos actualités et ce qu’il est possible de faire pour vous soutenir. 

Alors ! Nous venons tout juste de finir l’enregistrement de notre nouvel album « Oppositional Defiant Disorder », dont la sortie est prévue pour le printemps. Il y a encore énormément de travail à faire dessus (montage, mixage, mastering, graphisme, pressage…) mais le son est dans la boîte ! Une campagne de crowdfunding est en cours pour nous aider, nous en sommes à 89% et elle se termine dans 5 jours !! Vous pouvez jeter un œil à ce teaser de 2mn pour être convaincu(e) :

D’autre part, nous travaillons à un univers visuel sur scène, mais je ne peux pas révéler trop d’informations pour l’instant 🙂 J’espère vraiment pouvoir inviter le quatuor à cordes, le trio de vents et la chorale à jouer avec nous au concert de sortie d’album, en tout cas !

 

Un dernier mot pour les lecteurs de SAOTW ?

Regardez la vidéo ci-dessus, laissez-vous convaincre de nous aider ! En toute humilité et objectivité, cet album va être terrible 🙂 Pour suivre notre actu et nos dates de concert, rejoignez-nous sur www.facebook.com/whitenotetheband ou visitez notre site www.whitenote.fr ! Et pour écouter nos CD précédents, RDV sur http://whitenote.bandcamp.com. Merci à tous, SAOTWaysiens, et un grand merci à Sabrine pour cette interview !

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