Vous aimez le Rock et vous êtes passionné(e)s de lecture (ou pas)? Alors vous allez aimer le livre de Laurent Charliot. Il a d’ailleurs accepté de nous en parler un peu plus longuement, rien que pour vous.


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Parlez nous de vos débuts dans le monde de l’écriture et ce qui vous a donné envie d’écrire un livre sur la musique. 

Mon premier livre est sorti en 2004, cela fait donc 10 ans maintenant, né bien sûr d’une passion pour la musique et la scène, mais aussi d’un challenge personnel, je voulais voir si j’étais capable d’aller jusqu’au bout de l’écriture d’un livre… Musicien moi-même dans les années 80 à Nantes, j’avais grandi au milieu des Elmer, Dolly, Katerine et autres Dominique A, que je croisais encore régulièrement. Je me sentais donc légitime, du sérail en quelque sorte, pour écrire ce livre. « La Fabuleuse Histoire du rock nantais », a bien marché (près de 4000 exemplaires vendus à ce jour) et naturellement j’y ai pris gout. « L’Année du rock français » est mon cinquième livre…

 

Dites nous en plus sur vos influences musicales et sur la façon dont vous avez sélectionné les artistes/groupes mentionnés dans le livre. 

Je pense qu’il faut vraiment séparer mes influences musicales du travail d’écriture de « l’Année du rock français ». Ce livre est objectif, c’est juste, au même titre que l’Année du Football » pour le ballon rond ou « L’année du Cinéma » pour le septième art, un état des lieu annuel, une photographie, un instantané, de ce qu’est la scène française en 2014. Quand le PSG gagne le championnat, que l’on aime ou pas leur style de jeu, légitimement ils figurent en belle place dans les livres rétrospectifs. Ici c’est pareil, Les Fauve, Skip The Use ou Shaka Ponk, parce que les uns ont rempli des Zéniths et les autres 20 bataclans d’affilés alors qu’ils étaient inconnus douze mois plus tôt, méritent leur place bien entendu de ténors dans ce livre.  Mais l’objectif premier de ce livre n’est pas là, il est plutôt de faire découvrir l’extrême vitalité et diversité de la scène française, de tous styles ; Des Alb à François and the Atlas Mountains en passant par les Gush ou Craftmen Club. Les artistes qui sont donc « sélectionnés » dans ce livre, et je n’aime que très peu ce terme, le sont parce qu’ils le méritent, parce que quels que soient leur style et leur public ils ont une présence remarquée sur les scènes d’ici. C’est justement ppour donner une légitimité aux choix des artistes retenus que j’ai souhaité faire participer à l’écriture une dizaine de journalistes spécialisés, de Christophe Comte des Inrocks à Philippe Theyre de Rock & Folk, en passant par des rédacteurs de Longueur d’Ondes, de Trax, de Rock Hard, de Magic, etc… Mais pour répondre tout de même à la question, mes influences sont tout également ultra larges, elles ne sont pas que française bien entendu mais pour rester dans le sujet, elles vont de Deportivo à Bikini Machine en passant par Elephanz ou De la Jolie Musique…

 

Racontez nous deux moments forts de votre vie d’écrivain.

Le premier c’est le jour ou Philippe Katerine a débarqué chez moi, ses parents n’habitant pas très loin, dans la campagne vendéenne ou je vis. On avait décidé de faire l’interview ici, profitant de son passage. Il est arrivé un soir entre chien et loup en costard cigarette années 40, hyper classe, dans une vieille Ami 8, comme s’il l’avait dégoté dans une grange sous la paille chez ses parents, qu’une poule allait sortir du coffre… Un contraste qui ressemble bien au personnage… Le deuxième, c’est en lien avec ce que je disais plus haut sur mon appartenance au sérail, les artistes me connaissent bien, comme un copain plus qu’un journaliste, et il m’arrive parfois d’être obligé de dire, moi le journaliste, à certains ,comme récemment à Dominique A ou Romain Humeau, « Oui, bon c’est bien mais ça faudrait peut-être pas que j’en parle » alors que certains ne piperaient mot et s’empresserait de publier ces quelques petits secrets bien dérisoires dans leurs colonnes…

 

Eclairez nous sur les projets que vous avez avec ce livre ou autre. 

Eh bien avant tout c’est de donner une suite à « L’Année du rock 2014-2015 » en 2016, puis 2017, etc. Pour faire vivre une véritable collection, témoin année après année d’un véritable patrimoine en mouvement et effervescence. Ensuite, à travers la maison d’Edition Iena que j’ai créé pour l’occasion, publier d’autres ouvrages d’autres auteurs ou artistes, ayant trait de manière plus moins proche d’ailleurs à la musique…

 

Un dernier mot pour les lecteurs de SAOTW?

Restez curieux, furetez sur les réseaux et pages des artistes, chez les disquaires et dans les petites salles de concerts, et…. Bien sûr, achetez l’Année du rock Français pour épater vos amis en société (rires).

 

« L’Année du rock Français 2014-2015 »

Iéna Editions – Le Mot et le Reste

Diffusion Harmonia Mundi

Sortie le 6 novembre

29,90 €

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