Vous l’aurez compris une fois la lecture de cette entrevue terminée que pour comprendre cet artiste hors du commun, c’est sur scène qu’il faut aller le voir!

Photo Presse

Parlez-nous de vos débuts dans la musique , de ce qui vous a donné envie de faire de la musique. 

Mon père m’a offert une guitare en plastique quand j’avais 10 ans.  J’ai passé des heures dans ma chambre à essayer d’apprendre, jouer et chanter des chansons à l’oreille.  Plus tard, avec un prof de guitare, j’ai commencé à apprendre des chansons folk américaines, comme Woody Guthrie, Bob Dylan et des chansons traditionnelles américaines.  A 13 ans quand j’ai commencé à aller voir les concerts live, j’avais l’impression que les musiciens et chanteurs étaient comme des magiciens ou des chamans.  Ils étaient en train de créer des sortilèges pour les spectateurs.  J’étais vraiment impressionné par cette échange entre public et artistes.  J’était convaincu que je devais faire de la musique.  J’ai commencé à jouer dans les groupes au lycée et petit à petit dans les bars autour de chez moi, à Portland, Oregon.  Sur le chemin, j’ai appris plein de choses parmi les musiciens talentueux et expérimentés, et donc, les scènes sur lesquelles que j’ai joué sont devenues de plus en plus grandes.  Mais, je me souviens de ce sentiment de magicien / chaman et je le porte sur scène avec moi aujourd’hui.  Avec MY FRIEND JEFF j’ai la chance de jouer avec la « dream team » (équipe de rêve) Csaba Palotai, Boris Boublil et Emmanuel Marée, qui fonce direct vers l’endroit ou ça fait exploser l’univers… je sais que c’est un peu trop dramatique, mais pour moi c’est vrai.

 

Dites-nous en plus sur ce que vous écoutiez étant petits et ce que vos parents écoutaient. Est-ce que cela a une influence sur votre musique aujourd’hui?

Mes parents n’ont pas vraiment écouté de musique à la maison, mais je me souviens parfois d’avoir entendu Sam Cook.  Je crois que ma mère aimait bien mais la musique n’était pas très importante pour elle.   Le plus important pour moi c’est que depuis que j’ai eu 5 ans j’ai trainé dans la chambre de mon grand frère quand il n’était pas là et pendant des heures écouter ses vinyles.  Il était fan des années 70 : The Doors, The Beatles, Pink Floyd et The Who.  Tout les riffs et beats créaient une ambiance psychédélique dont je me rappelle bien. A l’âge de 5 ans je ne réalisais pas que ces chansons étaient inspirées par les drogues et le sexe, mais la sensation m’avait vraiment marqué.  J’ai rêvé très tôt que je serai sur scène comme batteur, éventuellement, j’ai pris la basse, aucun regret.  Sûrement ces expériences sont toujours dans ma peau et les sensations psychédéliques vivent dans notre musique sur scène et les enregistrements.  Plus tard, j’ai écouté  beaucoup d’autre groupes qui m’ont influencé comme Elvis Costello, Charles Mingus, The Ramones, Beck et Elliott Smith.  La vraie liste et trop longue mais ceux là sont les essentiels.

Eclairez-nous sur vos actualités en 2014/2015. 

Pleins de choses emballantes sont prévues.  Nous allons fêter la sortie de notre premier EP le 17 octobre au Point Ephémère.  Fin 2014 je finirai les compositions qui manquent pour l’album.  Nous allons en studio début 2015 pour enregistrer et sortie l’album avant l’été 2015.  Si tout va bien on va jouer en Europe, Amérique de nord, Amérique du sud et le Japon.  En tout cas ce sont mes objectifs.  Sinon, j’adore jouer dans la rue ou les espaces publiques. J’aime bien les concerts imprévus ; s’installer rapidement dans une gare, dans une rue animée, une place publique. C’est comme un concert « hit and run » (délit de fuite).  Aujourd’hui la musique qu’on écoute est sur les sites internet, dans les salles ou dans les festivals, alors, quand MY FRIEND JEFF fait un concert inattendu ça laisse une impression forte et directe.

 

Racontez-nous deux moments forts de votre vie d’artiste.

1) L’enregistrement de notre EP était un moment musical très fort.  On avait enregistré dans une maison de compagne en France avec le groupe et l’ingénieur de son, Benoit Gilg.  J’ai fait exprès de ne pas faire écouter trop les chansons avant d’enregistrer et donc, c’était spontané et créatif, avec les nuits tardives et avec du whisky japonais. C’était beau.
2) Notre tournée à New York City en 2013 était vraiment bien.  Diego Voglino, qui avait enregistré quelques chansons sur l’EP, vit à New York et il a préparé des dates dans les clubs dans le « East Village » et à Brooklyn.  L’ambiance de jouer nos chansons à New York était électrique et la réponse était directe.  Pour moi, c’était un retour à la maison et un moment fort pour mon groupe.

 

Un dernier mot pour les lecteurs?

Pour bien comprendre MY FRIEND JEFF il faut nous voir sur scène.

 

SITEFACEBOOK

 

 

Vous avez aimé cet article, partagez-le :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *