Twilight Motion est un groupe découvert récemment mais qui semble très prometteur, alors sans tarder, je vous propose d’en savoir un peu plus sur eux, en attendant d’aller voir ce que ça donne en concert.

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Pouvez-vous nous parler de votre groupe et vos influences?

À la base, Twilight Motion est un trio purement rythmique composé d’un batteur, d’un bassiste et d’un machiniste-claviériste. L’utilisation de l’électronique dans les compos s’est fait plus présente à partir de 2009  (machines, batterie electro, pads…). Le groupe s’est construit tout d’abord sur le registre electro, trip hop et dub principalement. Puis, à partir de mi 2012, après notre premier album, on a choisi de se tourner vers un set plus drum and bass, jungle. Les claviers sont gonflés, les basses et parties batterie plus rapides et plus violentes tapant des fois dans le dubstep. Nos influences sont très diverses car nous écoutons à peu près tout comme genre de musique : musique classique ou de films en allant jusqu’à l’indus ultra violent. Dans les groupes qu’on aime, il y a évidement les Cures, Rammstein, Massive Attack, The Prodigy ou Dead Can Dance, si on peut en citer juste quelques uns, même si c’est pas représentatif de ce qu’on écoute tout le temps. On travaille après beaucoup sous formes de projets avec des artistes solistes ou au chant: par exemple, sur le prochain album, on a trois chanteurs différents, du violoncelle, du trombone et de la trompette. Ça nous permet de faire des bonnes rencontres et de continuer dans le côté hybride de la musique électronique : beaucoup d’instruments acoustiques et l’opposition avec les machines et synthés.

 

Comment procédez-vous pour la composition de vos morceaux?

Pour les compositions, nous procédons de plusieurs manières. Il peut y avoir des titres qui sont à la base d’une idée, d’une réflexion, on se dit tient on parlerait bien de ce sujet. Alors on construit le morceau autour de ça en ajoutant des idées, en bricolant des passages pour que ça colle.
De l’autre côté, on a aussi beaucoup de recherches de sons, de synthèses sonores. On invente des lignes mélodiques, des lignes de basse et on assemble ça autour d’une structure qui nous plaît. Les morceaux font donc des allers retours entre recherches sonores, recherches de structures. Les idées se forgent au fur et à mesure. Très souvent on ajoute plein de petits samples pour que le morceau soit très riche en accompagnement. Cela nous arrive aussi de simplifier beaucoup les morceaux quand on voit qu’on a perdu le fil du discours artistique. Comme nous avons une formation purement rythmique, il nous faut trouver beaucoup de stratagèmes pour combler le manque d’un chanteur ou d’un soliste ; beaucoup de break, de samples, de nouveaux sons pour que le morceau ne devienne pas vite monotone. Cela fait des morceaux qui sont des fois durs à l’accès en première écoute, mais qui garde toujours des surprises même après un ou deux ans. Il y a beaucoup de petites subtilités musicales. En gros on fait comme une sorte de peinture. Certains morceaux peuvent prendre jusqu’à 6 mois d’écriture.

 

Racontez-nous deux moments forts de votre carrière musicale. 

Le premier moment fort, je dirais que c’est quand on a crée le groupe. A l’origine avec Julien, mon batteur, nous faisions partie d’un groupe de rock progressif. Nous avons quitté celui ci, suite à des petits problèmes internes, comme cela arrive souvent dans les groupes qui font beaucoup de dates à droites à gauche et quand on se retrouve tout le temps les uns sur les autres. On a douté au début de relancer un nouveau projet, puis au bout de quelques semaines, on a racheté du matos, on s’est motivés pour faire des nouvelles compos et surtout organiser notre premier concert après juste 4 mois de création. Ça a été une grosse motivation. Le retour à des choses qui nous faisaient vraiment plaisir et que nous pouvions mieux explorer qu’avant. Plus de liberté en quelque sorte, plus d’électro, plus de complexité au niveau des batteries. Le deuxième moment fort, pour nous a été je pense quand on a rencontré Francis, notre bassiste. Au début, on avait fait beaucoup d’essais pour trouver un nouveau bassiste. Très souvent des bassistes habitués au jazz à la fusion et au funk. Ça collait pas à tous les coups. Il nous fallait quelque chose de plus précis, un son plus typique, plus gras. Francis s’est proposé pour faire un essai. Il connaissait déjà tous nos morceaux, qu’il avait écouté sur internet à l’époque. Avec sa six cordes et sa disto, on est vite tombés d’accord, il avait direct une approche des compositions très musique classique et cette envie de faire sonner ça gros métal qui tache. Un mois après on partait sur une dizaine de concerts et ensuite le premier album.

 

Eclairez nous sur vos actualités en 2014/2015. 

Déjà il y aura la sortie du deuxième album «  The Blind Eye » en fin d’année 2014 septembre ou octobre si on ne prend pas trop de retard. Si tout se passe bien on enchaînera sur beaucoup de concerts qu’on programme en ce moment. On fera la sortie de l’album au Chato’do à Blois, car ils nous suivent depuis un petit moment et nous font confiance. Ensuite dans les dates en cours, il y aura sûrement une grosse date sur Paris. On espère faire entre 15 et 20 dates fin 2014 début 2015 et finir 2015 sur une cinquantaine de concerts et festival. De l’autre côté, on va continuer à travailler sur de nouveaux morceaux et pourquoi pas sur l’idée d’un clip ou deux, qu’on diffusera sur internet.

Un dernier mot pour les lecteurs ?

« Au royaume des aveugles, les cyclopes sont rois. » pour ceux qui trouveront la référence .

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