Franklin est un groupe qu’on pourrait qualifier d’hybride, on ne sait pas trop à quoi s’en tenir avec ce groupe mais quoiqu’il arrive, il nous offre une musique agréable et riche.

(c) Fabien Dendievel

Photo : Fabien Dendievel

 

Dites nous en quelques mots qui vous êtes, ce que vous faites et comment vous avez décidé de créer ce projet.

Je m’appelle Frank Rabeyrolles, j’ai plusieurs projets comme Double u, Franklin et je sors aussi des disques sous mon propre nom. Pour cet album « Cold dreamer » j’ai travaillé avec Nicolas Lockhart, un producteur Parisien, je cherchais quelque chose de plus fluide plus élastique et  un peu moins lo fi. J’avais envie de faire évoluer mon « son » tout en gardant l’adn des compos. Franklin existe donc depuis 2008 c’est  un projet à géométrie variable, on pourrait dire qu’avec « Cold dreamer » c’est un peu un duo, en tout cas, une vraie collaboration.

 

Parlez nous de ce qui peut vous influencer dans la réalisation de vos chansons.

Je crois que, personnellement, il y a forcément un background indie assez 90’s, la musique électronique expérimentale, la bossanova ou que sais-je ? En fait, les influences finissent par se sédimenter… constituer des couches dans  l’inconscient, je ne sais plus trop en fait. L’adn de Franklin a des contours assez flous, parfois et avec Lockhart nous nous sommes laissés aller on a lâché prise il a apporté quelque chose d’assez différent, je pense surtout dans le traitement  des sons.

 

Définissez votre univers en 5 mots.

Organique, rêveur, électronique, élastique, hybride.

 

Racontez nous une rencontre importante pour vous dans le monde de la musique?

Le public est souvent la rencontre la plus intéressante, sortir de son propre champ pour aller vers l’autre c’est sans doute ce qui est à la fois très excitant avec la musique et pas toujours simple en ce qui me concerne. J’aime bien aussi la solitude de la création. Les rencontres dans le monde de la musique sont souvent sociales et pas toujours passionnantes mais trouver un public et arriver à créer un espace, une rencontre, c’est vraiment quelque chose qui commence à prendre de l’importance pour moi.

 

Un dernier mot pour les lecteurs?

Je les invite à être curieux, à rester dans le désir et pas la lassitude. Allez écouter notre disque.. La musique aujourd’hui a aussi ce côté étonnant de jouer avec les codes, elle est un peu incontrôlable, à l’image de cette décadence de l’industrie musicale. J’aime cette anarchie un peu sauvage et il y a de très belles choses à découvrir dans tous les sens …

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