El Botcho est un groupe découvert il y a peu mais qui m’a épatée tant sur l’aspect musical qu’humain. Ils vivent leur musique et sont heureux de pouvoir la partager, alors j’en profite pour apporter ma petite contribution. N’hésitez surtout pas à en apprendre plus sur eux dans cette interview, mais également en vous laissant guider par leur son. Ils ont déjà sorti un EP « Plenty Of Faces » le 29 mai dernier et ils sont en préparation d’un LP « Jetzt Und Nie » prévu pour octobre 2014.

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Pouvez-vous nous parler de vos débuts dans la musique? Vos modèles?

Sans aller jusqu’à parler de modèle, Beck a toujours été une source d’inspiration. Je crois que c’est grâce à Mellow Gold qu’est née l’envie d’écrire et de composer. Et pendant tout le temps où EL BOTCHO est resté mon projet solo j’ai même souvent tenté de l’imiter, ou en tous cas de suivre ses explorations des différents courant de la pop en menant les miennes de mon côté. Si bien que je suis longtemps resté dans le plus total anonymat à bricoler des morceaux dans mon home studio, en passant par la folk, l’électro, le hip-hop, le rock et le plus souvent en mélangeant tous ces styles. Durant cette période j’ai enregistré une dizaine d’albums qui ne verront jamais le jour. Puis vers 2007, il y a eu une nouvelle dynamique car j’ai commencé à rencontrer d’autres musiciens grâce à MYSPACE. Je le répète souvent, mais c’est fou l’impact qu’a eu cet outil global et mondial sur les réseaux locaux. Pour ma part je me suis rendu compte que je n’étais pas tout seul à bricoler en home studio et j’ai aussi découvert qu’il existait une scène indé à Toulon. Alors au fil des rencontres, l’envie de faire de la scène s’est faite de plus en plus pressante et j’ai voulu transformer EL BOTCHO en groupe. Ça a pris pas mal de temps car c’est seulement en 2011 qu’on a trouvé le bon équilibre avec Sébastien (basse) et Boris (batterie). On est resté un moment accompagné par Emmanuel (piano) avant qu’il quitte le groupe. Entre temps Pandora nous avait rejoints. Du coup maintenant je n’ai plus le droit de « singer » Beck sinon je me fais taper sur les doigts par les autres (et c’est tant mieux !).

 

Apprenez nous en plus sur vos influences et la façon dont vous composez vos chansons.

J’écoute énormément de musique et j’essaie de la digérer justement pour que les influences ne se ressentent pas trop dans l’écriture. On travaille le plus souvent à deux avec Sébastien sur la base de mélodies que je compose à la guitare et au chant. Lui amène des arrangements, des nuances dans les mélodies et surtout un jeu de basse particulier, plutôt british. Pour les chœurs on travaille à trois avec Pandora (les deux se connaissent par cœur car ils ont longtemps joué ensemble dans THE LEEDS), puis Boris amène son style de batterie. Côté influences au départ c’est un peu la rencontre des USA (Boris et moi) et de la Grande-Bretagne (Sébastien et Pandora), mais sur ce deuxième album je crois que la fusion est terminée. Un webzine disait récemment de nous « cette capacité à mêler habillement Britpop et pop californienne »… Je trouve ça assez juste, d’autant qu’on le fait assez naturellement.

 

Racontez-nous deux moments forts de votre vie musicale.

Le premier qui me vient à l’esprit c’est le MARATHON DE L’AVENT. Je m’étais lancé un défi : pendant les 24 jours précédant Noël je devais composer et enregistrer un morceau par jour en lien avec l’actualité, en allant puiser les sujets dans des articles du site Rue89. J’avais d’ailleurs fait un partenariat avec eux et ils publiaient chaque jour les morceaux à côté de l’article en question. C’était une période de création intense (la moitié du temps je bossais la journée et j’enregistrais la nuit), une expérience pleine de maladresse et de défauts, mais durant laquelle j’ai eu l’impression de repousser plusieurs fois mes limites dans la composition et l’expérimentation. Je l’ai fait deux ans d’affilé, en 2008 et 2009 (42 morceaux au total !). Le second c’est l’enregistrement du premier album en 2011 au studio COXINHELL dans le Var. On a passé une semaine au studio en dormant sur place et en vivant ensemble 24h/24. C’était ça aussi une expérience intense avec à la fois beaucoup de travail et de déconnade. Quand je repense au travail abattu vu l’état dans lequel on était, ça tient de la magie. Pour l’enregistrement du nouvel album on a été beaucoup plus sérieux.

 

Dites-nous en plus sur vos projets pour 2014/2015.

Justement en octobre 2014, notre deuxième album « Jetzt und nie » va sortir sur le label TOOLONG RECORDS. Le disque a été coproduit avec l’association MIDI (MIDI FESTIVAL). Pour fêter ça on va faire quelques dates en France. Puis en 2015, j’aimerais bien enchaîner rapidement et sortir un EP de quelques titres. J’ai déjà quelques bribes de morceaux, beaucoup d’idées et des envies d’un projet un peu « sauvage ».

Un dernier mot pour les lecteurs?

Comme on a déjà  beaucoup parlé de nous on va un peu parler des autres, donc on invite les lecteurs à s’intéresser à la scène pop/rock indé de Toulon et des environs. Ça bouillonne en ce moment et il y a de supers groupes. C’est difficiles de les citer tous comme de n’en citer que quelques-uns (sans vexer les autres) mais on prend le risque. On vous conseille donc : APPLETOP, HIFIKLUB, TWIN APPLE et BOREAL WOOD (ces deux-là sont sur TOOLONG RECORDS et on fonctionne un peu en mode « collectif »). Plus des petits jeunes qui montent et qui feront bientôt parler d’eux.

SITE DU GROUPESITE DU LABEL

 

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