Manuel Etienne est l’un de ces artistes qui nous envoûtent et que l’on n’oublie pas de si tôt. Alors laissez vous emportez dans cet univers à la plume particulière et n’en sortez que le plus tard possible, vous ne le regretterez pas.

Manuel Etienne crédit photo MartinTronquart

Parlez nous de vos débuts dans la musique.

J’ai commencé la musique classique à 11 ans, j’écoutais à cet âge principalement Dvořák, Bach, Michael Jackson et A-ha, les disques qui trainaient chez mes parents et grands-parents. Ma mère m’achetait un 45T tous les lundis, on passait beaucoup de temps chez le disquaire, c’était notre petite coutume à nous. Elle cherchait des disques pour danser et moi des chansons belles qui font pleurer. J’ai tout de suite composé, des petites musiques sans paroles. Puis plus tard, les copains, la guitare électrique, les premiers concerts à 16 ans, le premier groupe et les premières « vraies » chansons.

Expliquez nous comment vous fonctionnez pour composer un morceau et quelles sont vos influences.

Les idées me viennent généralement dans la rue, ou dans le bus, je fredonne des trucs, j’enregistre sur mon dictaphone tout de suite car j’ai la mémoire d’un noyau de cerise. J’écoute toutes ces bribes plus tard, je garde celles que j’aime puis je creuse. Rien de bien original, je suppose que l’on est bon nombre à procéder comme ça. J’écris les textes après la musique, mais c’est plus long. A 25 ans j’écrivais une ou deux chansons par semaine, aujourd’hui je corrige cent fois, parfois jusqu’à l’obsession. A quoi bon écrire 100 chansons par an, pour au final n’en aimer qu’une poignée. Donc je travaille beaucoup sur les paroles. Puis on bosse en groupe, et là très souvent, on refait encore un lifting complet des chansons, les structures, les tempos, les croche-pieds, la direction des arrangements. Vaudémont commence par « J’ai modifié 1000 fois les mots » et ce n’est pas un hasard. Des influences, des références, il y en a tellement ; les Kinks, Pavement, Roy Orbison, les Jam, Christophe, The Stranglers, Giorgio Moroder, Daniel Johnston, Michel Delpech, Violent Femmes, Go-Betweens, Philip Glass,Yves Simon, Luciano Berio, The Divine Comedy. Si j’ajoute celles des copains qui m’accompagnent, ça devient vite l’escalator sans fin. On est tous les quatre de gros mangeurs de disques. Ce que l’on s’efforce à faire, même si rien n’est jamais tiré du néant, ce sont des chansons personnelles, sincères, qui nous correspondent et ne répondent pas forcément aux attentes des modes ou d’un public ciblé. Et puis on s’amuse beaucoup, c’est important.

 

Dites nous en plus sur vos actualités en 2014. 

On a eu l’honneur et la surprise (on pensait être trop rock pour le style) il y a quelques semaines d’être lauréats d’un tremplin de la chanson française à Nancy. Ça nous a débloqué pas mal de dates. En mai, nous sommes sur la compilation téléchargeable du magazine MAGIC, et Focus du Mois dans la rubrique Forum. Sinon, des clips à paraître (3 sont déjà sur le net). L’un sort aujourd’hui (22/04/14) Whatever Happened to…? Mes parents qui dansent n’importe où, tout au long d’une journée, en attendant les prochaines vacances. En tout et pour tout, il y aura 6 ou 7 clips autour de l’album Vaudémont. Cet été, nous allons travailler sur de nouvelles chansons, maquetter, peut-être même les envoyer à certains labels, s’ils sont gentils. On verra.

Racontez nous un moment dans votre parcours musical qui vous tient à cœur.

Tous les moments de mon parcours musical me tiennent à cœur puisque j’ai toujours fait ce que j’aimais. Récemment je dirais que c’est ma rencontre avec Fabien et Tom. David le batteur, que je connais depuis longtemps, m’a présenté Fabien il y a 3 ans. Sur ce projet, il est passé à la basse. Il possède par ailleurs le studio L’Usine en Moselle, on y passe beaucoup de temps, c’est un super monsieur. Autre tenue du cœur, ma collaboration avec Tom depuis deux ans (cette fois-là c’est Fabien qui a fait les présentations) le guitariste, tromboniste et claviériste qui intervient beaucoup sur les arrangements, les choix de productions, c’est un peu notre couteau suisse sauf qu’il est du Mans et n’aime pas le fromage. Il est également devenu un très bon ami… quoi demander de plus.

Dites un dernier mot aux lecteurs de SAOTW si vous le voulez bien pour terminer l’interview.

J’espère que les lecteurs de SAOTW apprécieront Vaudémont, on nous fait souvent la remarque qu’il faut l’écouter plusieurs fois avant de rentrer dedans, de comprendre ce que l’on veut comprendre. Alors accrochez-vous ! (rires) Et si vous n’êtes pas convaincus, venez nous voir en concerts, on en parlera autour d’une bière. Longue vie à SAOTW !

SITEBANDCAMPFACEBOOKTWITTER

 

 

Vous avez aimé cet article, partagez-le :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *