Lady Flint vous fait vibrer, et vous avez envie de les découvrir, alors lisez l’interview et foncez à La Salle Gueule (Marseille) le jeudi 29 mai prochain.

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Parlez nous de votre duo, de comment vous en êtes arrivés là.

Tony : Lady Flint est née à la fin de l’année 2012. A cette époque, je jouais dans un groupe de rock-électro et j’auditionnais des batteurs. Un soir, un géant se pointe et se cale derrière les fûts. On commence un jam tous les deux, et là, les murs se mettent à trembler, mon ampli pisse le sang, et une escouade du GIGN fait irruption par la fenêtre. Comme nous étions assez fiers de tout ce bordel, nous avons passé le reste de la nuit à boire des bières, à nous marrer et à nous taper des « gimme five ». Et puis nous nous sommes dit que nous devions faire quelque chose. Mais autre chose. Un truc à nous. Au petit matin nous étions d’accord sur la recette: un steak rock saignant, avec des petits oignons blues et des épices façon punk. J’ai quitté mon groupe et nous sommes partis en duo, chevauchant nos BMX face au soleil levant.

 

Dites nous en plus sur vos influences, vos coups de coeur du moment, etc.

Dav : Pour ma part, je viens du punk. J’ai été marqué par des groupes comme Chocking Victim, Leftöver Crack, Nofx et Suicidal Tendencies. De son côté, Tony a pas mal traîné du côté du rock psychédélique et du blues, et il en garde des séquelles. Aujourd’hui, même si on écoute des tonnes de choses très variées, on se régale particulièrement avec des disques bien crasseux dans la veine de Left Lane Cruiser, Black Diamond Heavies, les premiers Black Keys… Si ça fonctionne aussi bien au sein de Lady Flint, c’est sans doute parce que nous avons la même vision « roots » et épurée du son et du rock. Notre coup de cœur du moment, c’est le dernier album de Wolfmother, « New Crown », qui est une espèce de doigt d’honneur adressé à l’industrie du disque.

 

Eclairez nous sur vos actualités pour 2014.

Tony : Notre premier EP est sorti en février, il est téléchargeable à prix libre sur notre page Bandcamp. Il a été bien relayé et nous a valu pas mal de chroniques encourageantes dans les milieux rock/blues, punk et stoner. Actuellement, nous sommes entièrement focalisés sur le live, parce que c’est là que notre musique prend tout son sens. Une série de concerts est programmée à partir de Juin sur la scène locale de Marseille, et nous espérons partager notre vision de l’apocalypse dans d’autres villes pendant l’été. Et puis, à la fin de l’année, nous avons prévu de partir chasser le crocodile dans un bayou de Louisiane. Chaque soir, de retour dans notre cabane en bois d’arbre, nous nous concentrerons sur l’enregistrement de notre nouvel opus, en savourant des brochettes de reptiles agrémentées de gingembre, à la mode cambodgienne.

Racontez nous deux moments importants de votre vie d’artistes. 

Dav : Nous ne menons pas des « vies d’artistes ». Pas plus que le premier type qui passe dans la rue. Et c’est précisément ça qui nous rattache à la tradition de la musique blues. Les thèmes développés par Lady Flint sont universels: la rébellion, la passion, la nostalgie, le sexe, les déceptions, l’espoir… Nos moments importants, on peut espérer qu’ils sont devant nous. Il est trop tôt pour regarder derrière.

 

Dites un dernier mot pour les lecteurs de SAOTW.

Tony et Dav (en chœur) : Lisez Bukowski, écoutez Lady Flint, buvez du whisky, et baisez, baisez beaucoup.

 

 

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