Lemon Peel est un groupe à écouter d’urgence, ils ont un talent indéniable et vous feront voyager loin, très loin. Je vous laisse les découvrir en musique et grâce à un moment passé en leur compagnie afin d’apprendre à mieux les connaitre. Ils vous prévoient pas mal de belles surprises pour 2014, donc soyez curieux!

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Parlez nous de vos débuts en tant que groupe, de comment vous en êtes arrivés à créer le groupe, le choix du nom, etc.

Jiem : L’idée de créer un groupe a pris forme en novembre 2011. J’avais composé quelques musiques. Je souhaitais constituer un duo vocal réunissant Rémi, avec qui je jouais dans un groupe de rock, et Liza une amie de longue date. Il faudra 6 mois jusqu’en juin 2012 pour trouver les autres membres du groupe, écrire d’autres compositions, répéter et commencer les premiers concerts. Le nom Lemon Peel a été trouvé après avoir composé quelques morceaux. Le fruit est un clin d’œil à Andy Warhol et sa fameuse banane sur la pochette du Velvet Underground qu’on aime beaucoup. Les premiers retours que nous avons eu de la part de fans sur notre musique est la fraicheur et l’énergie. Le nom devait symboliser notre musique. Il fallait aussi que le nom se démarque pour qu’il puisse être facilement trouvé sur Internet.

 

Dites nous en plus sur ce qui vous influence, comment vous procédez pour la composition ?

Liza : Nos influences c’est la musique anglo-saxonne. Les années 60 avec les Kinks, la New Wave des années 80 avec Cure, Joy Division. Plus récemment Franz Ferdinand, Interpol, Shout Out Louds, . On aimeaussi B-52’s, Talking Heads.
Rémi : Si on devait définir notre musique on dirait que c’est de la PopWave. Un mélange de pop et de new wave.
Jiem : On peut aussi dire que Lemon Peel est l’enfant de Robert Smith et Paul Mc Cartney. Sinon je compose la musique à partir d’un simple riff de guitare, d’une rythmique ou d’une ligne de basse. Pour créer il n’y a pas de recettes miracles mais des astuces. Par exemple les contraintes, se fixer un cadre, une limite stimulent la création. Choisir un rythme de batterie. Ou commencer par un rythme de basse. Les accidents sont aussi très intéressants. Se tromper d’accord, de note. Un loupé rythmique. Tous ces imprévus peuvent être très utiles dans le processus créatif pour peu qu’on y prête attention. Parfois, la liberté totale est nécessaire avec une recherche d’écriture un peu automatique. Sans réfléchir. C’est parfois immédiat comme Love Love ou laborieux comme Heaven. Mais en général en un week-end l’ossature du morceau est construite. Ensuite Rémi et Liza cherchent des mélodies vocales. Ce travail se fait souvent ensemble à trois. Chacun apporte sa sensibilité. Cette méthode fonctionne bien car il y a de la confiance entre nous. Nous utilisons beaucoup le cut up utilisé par l’écrivain Burroughs, le découpage et le collage pour obtenir des choses que nous n’aurions pas trouvé spontanément. Nous recherchons la simplicité harmonique. Laisser une empreinte auditive, comme une évidence. C’est parfois surprenant d’entendre un gimmick, une succession de notes, et d’avoir l’impression de l’avoir déjà entendu ailleurs. Le plus dur à toucher en musique c’est l’évidence. C’est un moment de grâce qui arrive parfois.
Liza : Concernant nos paroles, soit nous avons un thème particulier que nous souhaitons aborder, soit c’est lors de la recherche d’une mélodie vocale, que des mots, des expressions émergent. Ensuite on enregistre une maquette pour que tous les membres du groupe puisse écouter. On se retrouve alors tous ensemble pour jouer le morceau. Pour que chacun puisse se l’approprier. Chacun y ajoute sa patte. C’est le temps des arrangements. Certaines idées sont retenues, d’autres non. Les décisions sont prises dans l’intérêt des chansons et non du plaisir individuel de jouer telle ou telle partie. La difficulté est de savoir s’arrêter. Nous essayons de mettre nos égos de côté autant que possible. Chacun peut apporter des idées de rythme, de chœurs, d’introduction ou de fin des chansons.

Racontez nous l’histoire de l’une de vos chansons, dans quelles conditions elle a été écrite? son sujet?

Jiem : On peut évoquer “Rendez-Vous”. Tout est parti d’un Do 7ème majeur et d’une rythmique très typée année 60. C’est un accord très utilisé dans le jazz. Tout le reste à été construit autour de cet accord. Lors de la recherche de la mélodie vocale, Rémi a utilisé le terme “rendez-vous”. Nous avons trouvé amusant qu’un groupe français, puisse chanter ce mot français avec l’accent anglais.
Rémi : Souvent on nous demande pourquoi on ne chante pas en français. L’anglais correspond à nos influences musicales. Nous mettons l’accent sur les mélodies, le flow. L’anglais offre une grande fluidité, une musicalité. Il est difficile de faire groover le français. De notre point de vue, le français se déclame, l’anglais se chante. Enfin c’est discutable mais c’est notre vision.
Liza : Des groupes comme Tahiti 80, Phoenix, Skip the Use, ont ouvert la voie et décomplexé les groupes français.

 

Eclairez nous sur vos actualités en 2014.

Jiem : L’année a démarrée fort pour nous avec la diffusion de notre premier clip “Love Love” sur D17, la chaine musicale de Canal +. Nous avons aussi toujours autant de concerts. Nous voulons aller à la rencontre du public dans toutes les régions. Nous avons été repéré par le quotidien Berry Républicain qui nous a programmé au Printemps de Bourges sur une grosse scène extérieure. Nous avons joué devant un public qui ne connaissait pas notre univers et l’alchimie a été parfaite. Pour la fin de l’année nous envisageons d’enregistrer notre second EP.

 

Un dernier mot pour les lecteurs de SAOTW?

Jiem : Un petit conseil pour écouter Lemon Peel dans les meilleures conditions : fermez les yeux et imaginez-vous au bord de la piscine d’un palace, les doigts de pieds dans l’eau et un cocktail de jus de fruits frais à la main.

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