Boars a révolutionné une de mes soirées en solo du mois de février. Ce que vous propose ce groupe c’est une dose d’adrénaline et d’ambition. Après écoute, vous êtes boostés à bloc et avez l’impression de tenir le monde entre vos mains et d’être capable de tout! Soyez curieux et laissez vous porter par cette musique pop qui ne tombe pas dans la niaiserie commerciale.

 

BOARS

 

Parlez moi de vous ; comment avez vous décidé de créer le groupe? 

On a crée Boars avec Thomas (machines) de la même manière qu’à peu près tous les groupes du monde, je pense… On était des copains de lycée qui se retrouvaient 1 ou 2 ans après, et l’impulsion est venue d’elle même. Après avoir passé un an à imaginer différentes formes que le projet pourrait avoir (on a même failli avoir une chanteuse de Jazz), on s’est arrêtés sous la forme actuelle : Machines/Guitare/Batterie/Chant.

 

Comment avez vous choisi le nom? 

On a pas hésité très longtemps ; il fallait un nom court, à la typographie intéressante, sans le préfixe « the » et qui pouvait dire tout et n’importe quoi… Boars est sorti tout seul.

 

Quelles sont vos influences ?

A vrai dire, très peu de groupes nous lient : Nine Inch Nails, Hadouken, Linkin Park, Aucan … Ceci étant, on a pas de style de prédilection ; on vient tous plus ou moins du métal, mais écoutons des milliards d’autres trucs qui vont de l’EDM au Post Rock. Mais la musique que l’on apprécie se ressent surement moins dans notre musique que la période où on a commencé à en écouter, autrement dit ; notre influence, c’est notre enfance ; les 90’s.

 

Quelles sont vos envies dans un futur proche?

Notre seule envie, c’est de faire de la scène ; c’est vraiment là ou on se sent bien. Non pas que créer des morceaux soit fatiguant, mais rien ne vaut le moment où tu as la preuve que ta musique fonctionne sur les gens, tu te sens alors fier du travail accompli.

 

Dites nous en plus sur l’histoire de l’une de vos chansons présentes sur l’EP. 

Jester
Je considère ce morceau un peu comme un ovni dans l’EP et même dans tout le répertoire du groupe. Et dès la première maquette on savait qu’il serait sur l’EP mais qu’il aurait une place particulière. C’est d’abord un morceau qu’on a amené en studio alors qu’il était totalement incomplet (pas de chant, pas de guitare, que des synthés et un poum-tchak très minimaliste). On ne savait pas du tout où l’amener, et on a pris le parti d’en faire un morceau type « Fun Radio » avec cette idée dominante ; il faut qu’on fasse un morceau que le puriste amateur de musique indépendante ultra-pointue puisse détester, et pour ça, on a mis tout ce qu’on pouvait : autotune, synthé eurodance, paroles ultra « premier degré », rap façon « Benny B ». Ca n’a pas loupé, sur un échantillon représentatif d’amis hipsters, on a fait un catalogue ornithologique de ce morceau, et en même temps c’était un des morceaux les plus forts de l’EP (si ce n’est le plus fort), pour beaucoup de gens. La volonté de bousculer un peu l’abrutissement général par l’Indie (auquel on a la chance de ne pas appartenir) a toujours fait partie du jeu, et on s’en est toujours amusés, mais avec Jester, les choses vont encore plus loin. Et d’autre part, je trouve que c’est un morceau très cool, c’est d’ailleurs pour ça qu’on l’a nommé Jester (trad : le bouffon). Un bouffon est chargé du divertissement, de l’amusement du roi; on aura beau penser que ce n’est qu’un guignol, mais au final il est plus proche de lui que n’importe qui d’autre. Notre vision de la musique pop est similaire.

 

Racontez nous un événement marquant de votre vie artistique, qu’il soit drôle, gênant ou simplement mémorable. 

Le tournage du clip de Toyboy, qui était en deux parties : une ou on a simplement fait la fête (qui a été filmée). C’était très drôle car Brice et Baptiste de CHS prod ont voulu nous faire tourner les playback à une heure où on était plus du tout conscients de ce qu’on faisait ! L’autre partie a été faite sobre, dans un skate park. Et là ça a été sportif ; sauter partout et faire semblant de jouer le morceau 15 ou 20 fois d’affilée… on a fini sur les rotules. C’était également notre premier tournage, une première plutôt plaisante.

 

Dévoilez nous toutes vos actualités pour 2014 ; quelles surprises vous nous réservez?

Niveau concert, on va tourner gentiment dans la région, avec de très bons groupes comme The Butchers Rodeo, ou encore First Rage. Une jolie surprise nous attend également en Mai, mais on a pas le droit d’en parler. En parallèle aux concerts, on travaille également sur une ponctuation de Jester (l’EP), qui prendrait la forme d’une mixtape (ndlr : un album moins travaillé, plus punk dans l’esprit, avec des remixes, des morceaux en collaborations, peut être des chutes du studio…)

 

Quel mot choisiriez vous pour conclure cette interview?

J’hésite entre Goyave et Fruit de la Passion…

 

SITE OFFICIEL

BOARS 3

 

 

 

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