Natas Loves You, c’est le genre de groupe qu’on entend et qu’on n’est pas prêt d’oublier. Leur musique reste en tête, nous fait sourire, danser, chanter… En plus, ils ont sorti un EP, alors on peut même apprécier ce qu’ils font depuis notre salon. Natas Loves You, et on les aime en retour.

 

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Photographie  : Elliott Arndt

Parlez nous de vos débuts en tant que Natas Loves You ; comment avez vous eu l’idée de créer le groupe? Qu’est-ce qui vous a donné envie?

Natas Loves You s’est formé pendant l’été 2008. Trois d’entre nous jouaient déjà ensemble dans un autre groupe, mais notre rencontre avec Alain (chant) nous a donné envie d’explorer de nouvelles directions ensemble, de puiser dans la musique psyché et le rock 60s et 70s, pour arriver à quelque chose qui reflétait vraiment nos envies du moment. Ca s’est fait de manière assez organique, pas vraiment calculée, pendant des sessions d’enregistrement où les premiers morceaux du groupe ont pris forme, sans qu’on pense réellement « ok, voilà les chansons d’un nouveau projet auquel on va se consacrer exclusivement». L’idée était simplement d’écrire de belles chansons, intéressantes, en portant une attention particulière aux paroles. Après on a commencé à faire des concerts et l’envie d’enregistrer un premier EP est arrivée assez vite, donc on a enchaîné.
Dévoilez nous ce qui vous inspire, vos influences et ce qui vous touche le plus dans la musique.

On a un éventail d’inspirations très large, que ça soit dans les thèmes abordés, les arrangements, ou l’esthétique de notre musique. À nos débuts, musicalement, on écoutait beaucoup les Beatles et les Doors, mais plus on jouait ensemble, plus on trouvait d’autres points communs entre nous. Aujourd’hui, on écoute beaucoup de musique afro-américaine, de la soul jusqu’au hip hop, dont les thèmes engagés mariés à une musique dansable trouvent une vraie résonance pour nous. On écoute bien sûr des groupes indie actuels, où il y a une grande variété et de vrais groupes passionnants, mais je pense qu’on s’inspire également de ce qu’on lit, des films qu’on regarde, etc.. Pour le coté arrangement, on a pas mal écouté de musique de film des 70s, qui est souvent grandiose, et millimétrée, dotée d’un goût pour l’éclectisme et la précision. Ce qui nous touche dans la musique, c’est ce qui touche tout le monde : la sincérité, la capacité de faire voyager, le souci de faire des choses belles, et le côté « hors du temps » d’un grand album ou d’une chanson particulière.
Racontez nous un moment marquant de votre vie en tant que Natas Loves You ; une rencontre, un concert, etc. 

Après 5 ans de vie de groupe il y en a bien sûr beaucoup, mais pour commencer, on va dire que chaque concert, réussi ou moins réussi, reste marquant pour nous, car c’est un moment où on peut vraiment partager quelque chose de fort, communier avec le public, et pour nous c’est inhérent au fait même d’être musicien. Ca part d’une vraie envie d’inclure chaque personne présente dans un instant éphémère, mais mémorable. Pour ce qui est des rencontres, là encore il y en a trop pour toutes les citer, mais je dirais que le musicien KIM, qui a joué avec nous pendant quelque temps pour remplacer notre batteur, nous a vraiment laissé une impression durable, parce qu’il conçoit la musique de manière unique, il est constamment dedans. Nous qui prenions des semaines pour écrire des paroles, on y croyait pas quand il nous appelait un aprem genre « salut les gars alors voilà, j’ai ça, il me manque ça, vous avez des idées ? », et qu’en plus ça marchait ! Sinon on a collaboré avec Jackson and his Computer Band sur deux titres, et c’est un personnage assez fascinant, qui possède lui aussi une manière unique d’envisager sa musique : un titre pouvait être raccourci de moitié d’un jour sur l’autre tout en restant fidèle à lui-même, ce qui est dingue pour nous qui composons des trucs pop.

 

Dites nous en plus sur vos prochaines actualités en 2014, qu’est-ce que vous nous préparez ?

Pour le moment, et jusqu’à cet été, on va vraiment se concentrer sur le live, on commence à avoir quelques date qui s’enchainent, notamment sur des festivals comme le printemps de Bourges, le festival chorus des hauts-de-seine, les Francofolies de la Rochelle, et le Primavera Sound à Barcelone. 2014, ce sera aussi l’année où on sort notre premier album, The 8th Continent, donc forcément on est très impatients de le dévoiler ! Et puis après le clip de Skip Stones, qu’on a sorti il y a une semaine, il y en aura sans doute un autre dans pas trop longtemps…
Si vous aviez un mot à dire aux lecteurs de SAOTW pour conclure l’interview, ce serait lequel ? 

Simplement de continuer à écouter de la musique, et d’abandonner le cynisme pour adopter l’amour.

 

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