AT.O.M ? Vous n’en avez jamais entendu parler ? Honte à vous. Mais bon, Some are on the way est là pour pallier à vos petites lacunes et vous propose de découvrir ces quatre bordelais -enfin pour l’occasion, ils étaient deux- grâce à une entrevue réalisée autour d’un verre, ou deux. Ne soyez pas timides, ils ne mordent pas. 
  • A.T.O.M, vous ne révélerez jamais la signification ?

Pierre : On le fera pas.
Nicolas : Il y a plusieurs histoires. On s’est dit quand on a trouvé ce nom, enfin en réalité, ce nom est venu à nous, et on s’est dit qu’il allait falloir développer tout ça, et on a trouvé des trucs pas mal. Il y a une signification principale qu’on ne dit parce que ça ne regarde que nous.
Pierre : Et il n’y aurait plus aucun intérêt, si on le disait, plus personne y ferait attention et ce serait fini. Alors que là, on le dit, donc les gens se demanderont encore ce que ça veut dire (rires).
Nicolas : Bon, plus sérieusement, qu’est-ce qu’on peut lui révéler ?
Pierre : Rien.
Nicolas : Le truc qu’on peut dire c’est qu’il ne faut pas croire que chaque lettre correspond à la première lettre de nos prénoms, vu que ça ne coïncide pas, mais chacune des lettres donc correspond à l’un des membres, on peut le voir sur la photo de couverture (cf Facebook ou juste au dessus), et ça représente quelque chose sur la personne, et là, c’est pour nous, c’est même pas pour en parler, c’est notre petit secret.
Pierre : Ca veut dire que si demain on vire notre bassiste, on est foutus, parce qu’il faudra trouver un autre bassiste qui aura le O dans son… Et j’en dis pas plus sinon je vais dévoiler son secret.

Racontez nous un peu l’histoire du groupe… 

Nicolas : Pierre, le chanteur, je l’ai connu au lycée, mais à la base, on avait envie de se mettre sur la gueule. Ca ne s’est pas fait, et un jour en cours de sport, il m’offre un Granola, et à partir de là, je me suis dit…
Pierre : (il rote) 
Nicolas : … je ne me suis pas dit ça (rires) ! Je me suis dit ce gars va être important pour moi, et je n’ai pas eu tort. A la suite de ça, on est devenus amis, je l’ai invité à passer un été chez moi au Cap Ferret et il est venu avec sa guitare. Avant ça, si tu veux, on faisait pas mal de reprises, comme du Biffy Clyro, de Blink 182 aussi parce qu’il est fan et que c’était accessible pour moi à la guitare… et lui, avait envie de faire un groupe avec moi, mais je lui disais non à chaque fois. Et après la semaine qu’on a passé à faire de la musique, je lui ai dit qu’il fallait qu’on fasse quelque chose… et A.T.O.M est né.
Pierre : AT.O.M est né cet été en fait.

 

 

C’est assez récent comme projet…  

Nicolas : Pas tant que ça, parce que quand on regarde des groupes qui tournent depuis quatre ans mais qui font une répète par semaine, c’est sur que ça avance moins vite… Alors que nous on se voit tout le temps, on fait au moins deux répètes par semaine, à côté de ça, on se voit très souvent, on fait de la musique… Dans tous les cas, si on se donne à fond dans le groupe, ça va forcément plus vite, parce que tu as beau être dans un groupe pendant dix ans, si tu vois les autres une fois par semaine, ça fonctionnera pas.
Pierre : Donc oui, c’est récent et à la fois, non !
Nicolas : En six mois, on a peut être fait plus que la plupart des groupes qui ont déjà deux ans.
Pierre : On ne se prend pas la tête quand on dit ça, mais c’est juste que vu qu’on est tout le temps ensemble, ça avance plus vite.

D’ailleurs, en parlant de jouer ensemble toute la semaine, est-ce que certains se sont mis à jouer d’un instrument pour le groupe ?

Nicolas : A la base, le groupe c’était Pierre, Thomas et moi.
Pierre : Non, même pas !
Nicolas : Oui, à la base, c’était Pierre et moi. Parce qu’on avait pas d’autres membres et on s’est dit qu’il fallait qu’on trouve des membres, alors pour tout te dire, je ne faisais pas vraiment confiance à Pierre, je pensais qu’il ne pouvait pas être à la fois guitariste et chanteur…
Pierre : Je devais jouer seulement de la guitare et on devait trouver un chanteur, et du coup, on aurait été cinq dans le groupe.
Nicolas : Mais, au bout du compte, je trouvais qu’il avait une bonne voix, enfin un vrai truc dans la voix. Du coup, Thomas faisait déjà de la guitare, je faisais de la batterie, Pierre faisait aussi de la guitare et il chantait avant, par contre, Arthur s’est vraiment mis à la basse pour le groupe. On ne cherchait pas un tueur, on cherchait vraiment le feeling avec la personne. Il a le rythme, donc après, ça va tout seul. Et si tous les membres s’entendent bien, c’est bon.

 

  

 

Et du côté de la composition, comment faites vous ? 

Pierre : Quand on faisait des reprises, il jouait déjà de la guitare depuis un moment, et il s’est mis à composer pour la guitare d’accompagnement. Et ça fonctionnait, on jouait ensemble, il a progressé, j’ai progressé, et quand on se retrouve chez moi, et qu’on trouve une idée de morceau, il essaye de trouver quelque chose à la guitare qui correspond. Le plus gros du boulot se fait ici.
Nicolas : Si tu veux, je trouve quelque chose de très léger à la guitare, parce que je n’ai pas un très haut niveau. Mais on apporte ça à Thomas et ensuite je touche plus à la guitare, il a l’idée principale et il en fait ce qu’il veut, mais au moins, il a l’idée. Après il y a des chansons où il a trouvé lui même ses sons, parce qu’il vient ici parfois, et je ne suis pas là -ça arrive- et là, ils composent tous les deux et ça va beaucoup plus vite. Et Arthur a commencé la basse sérieusement avec nous, et il progresse vite, et l’avantage c’est que son père était batteur, donc il a la musique en lui, et parfois, il m’apporte même des idées à la batterie. Il ne saurait pas le jouer, mais il le conçoit.

 

On a compris que dans le groupe vous êtes quatre amis… 

Nicolas : Thomas on ne le connaissait pas avant, mais on l’a rencontré et il a trois ans de moins que nous, donc c’est un peu notre petit frère. C’est notre Thomas.
Pierre : Et si certains l’embêtent au lycée, je lui ai dit, je viendrais pour le défendre.

Mis à part, cette différence d’âge, on va essayer d’en savoir un peu plus sur les habitudes du groupe, à commencer par celui qui est le plus en retard ?

Nicolas : Non, parce qu’ils ont un taxi, comme je suis le seul à avoir le permis, on se donne rendez vous chez moi, et on part tous en même temps. Et on a l’avantage d’avoir un local à bacalan (quartier de Bordeaux), donc on s’est fait une belle salle où on peut jouer comme on veut. Mais pour en revenir à la question, je dirais que c’est Pierre, parce que vu qu’il se couche très tard, ça peut lui arriver de se réveiller vingt minutes avant l’heure prévue, donc il a 5/10 minutes de retard, mais il est toujours là quand il faut.

 

Qui est le plus drôle ?

Pierre : On se vaut je pense.
Nicolas : Mais parfois certains sont drôles sans s’en rendre compte ! Mais on a un humour assez particulier, et parfois on ne comprend pas notre humour.
Pierre : Mais le plus drôle…
Nicolas : Ce serait Arthur ou Thomas, mais c’est implicite, ils se rendent pas compte qu’ils sont marrants, parce que nous, on le fait exprès.

Qui est le plus bavard ?

Pierre : Je ne suis pas bavard.
Nicolas : Non, c’est moi, je parle tout le temps. Vas y je me tais. Quand je suis stressé, je parle tout le temps, quand je suis pas stressé, je parle tout le temps, je suis qu’une merde (rires). Je parle beaucoup.

 

Niveau musique, vous envisagez vraiment de poursuivre dans cette voie… 

Nicolas : Non, on compte arrêter la semaine prochaine (rires).
Pierre : Plus sérieusement, on s’est tous mis d’accord pour se donner à fond l’année prochaine où on sera tous dispo. J’étais en école de pub, je vais arrêter l’année prochaine, et essayer de me trouver un job à mi temps pour vraiment avoir du temps à côté. Arthur est dans son école de comptabilité, il va arrêter l’année prochaine. Thomas va s’inscrire à la fac, mais il a le temps, il a pas d’années de retard, donc il peut se permettre de prendre une année…
Nicolas : Il est au top alors qu’on est dans le néant. On va tous prendre une année un peu plus soft, on va essayer de trouver un boulot, parce qu’on se dit que ça ne vaut pas le coup de monter un groupe et de vouloir y aller à fond, et de ne pas pouvoir. Donc on se donne un an, et on verra bien ce que ça donnera.

 

Pour continuer sur la musique, si vous aviez à définir ce que vous faites en quatre mots ? 

Pierre : Passionnelle et anglaise.
Nicolas : Authentique et investie.

 

Quel est votre avis sur la scène bordelaise ?

Pierre : Je trouve qu’il y a de la bonne musique qui se fait sur Bordeaux mais le problème c’est que c’est en train de s’écraser dans un même style. Mais il ne faut pas tout généraliser, il y a de très bons groupes sur Bordeaux.
Nicolas : L’ambiance est assez cool quand même. Certains groupes ne sont pas très ouverts, alors qu’on ne devrait même pas se poser de questions, on fait de la musique, mais on ne doit pas oublier le côté humain dans tout ça. Mais selon moi, il y a quand même des groupes incroyables sur Bordeaux, c’est le cas de John and the Volta. Et même beaucoup d’autres, avec qui, on peut partager de très bons moments.
Pierre : Quelques groupes n’arrivent pas à créer quelque chose de solide, et ça se voit dès qu’ils jouent en acoustique, ça vaut zéro. (rires)
Nicolas : C’est un peu ça, tu regardes Biffy Clyro en électrique, ils te mettent une claque, et tu les regardes en acoustique, ils t’en remettent une autre ! La musique change, mais c’est là où on voit si le groupe fonctionne ou non. Après, au niveau des salles, on a ce qu’il faut, mais il manque une grande salle de concert, un zénith. C’est dommage parce que je pense que du coup, les tournées des grands groupes ne veulent pas jouer à la Patinoire. A côté de ça, tout ce qui est Rocher de Palmer, iBoat, Rock School Barbey et Krakatoa, c’est juste le top pour nous.

 

 

 

Quelles sont vos prochaines actualités pour 2013 ?

Nicolas : Sachant que notre guitariste passe le bac, on va le ménager au mois de juin, mais le mois de mai, on va être omniprésents. C’est à dire que le 11 mai, vers 15h on joue place Pey Berland pour le Cannelé d’adresses, et le soir on participe à Tremplin de Nuit au Salem (Le Haillan). Le 13 mai, on est à l’Heretic, le 19 mai, on joue au Mai Talençais, le 25 on sera au Rocher de Palmer et puis il y aura la fête de la musique à Bruges.

 

Qu’avez vous à dire aux lecteurs de Some are on the way ?

Pierre : Rejoins nous sur Facebook, et viens voir comme on est beaux sur scène.
Nicolas : Merci de vous intéresser à ce qu’on fait parce qu’il ne faut pas oublier que c’est grâce aux gens qu’on peut continuer à faire ce qu’on aime. Ils ont notre destin entre les mains.
Pierre : C’est beau !

 

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