The Soul Sonics sort un opus le 1er avril ; cet entretien est l’occasion pour vous de les découvrir un peu plus en détails. Qui sait, ça vous donnera surement envie d’écouter ce qu’ils font ! En tout cas, c’est ce que nous espérons.

 

  • The Soul Sonics, une signification particulière ?

Plus ou moins. On voulait avant tout d’un nom qui sonne bien et qui reflète notre musique, notre univers, nos inspirations. C’est un nom qui sonne très 60’s, 70’s, une époque qu’on affectionne, où la Black music s’est imposée avec des labels comme la Motown, Stax, Gamble & Huff, Studio One, Tuff Gong etc… Notre son s’inspire des productions de cette époque. Le mot « Sonics » nous replonge tout droit dans cette période des avions supersonique comme le concorde qui reste une icône des années 70.

 

  • Comment vous êtes-vous rencontrés ? 

Binour, Stick et Pepo se connaissent depuis une dizaine d’années, ils jouaient ensemble au sein du MCB Band et backaient Jah Mic à l’époque. Yvan et Jo faisaient partie du Mighty Cut Band, un backing band Lyonnais qui a collaboré avec pas mal de Jamaïcains. Pepo les a rencontrés en 2007 quand il a remplacé leur batteur lors d’une tournée avec Clinton Fearon, Cornell Campbell et The Vice Roys. Quand il a fallu trouver un clavier et un guitariste pour compléter la formation, on a fait appel à Yvan et Jo. Zeb nous a été présenté par notre ami Sam Clayton qui l’avait rencontré quelques années auparavant à Kingston au studio Harry J. Don Matino quant à lui est arrivé un peu plus tard, alors que nous avions déjà commencé à travailler sur un projet d’album pour Zeb. Nous l’avons sollicité pour faire la 1ère partie sur 2 shows. Lors de ces 2 concerts, le courant est tellement bien passé entre nous qu’il nous a semblé évident de l’intégrer à la formation et au projet d’album. Le groupe est né à ce moment là.

 

  • Qui fait quoi dans le groupe ? 

Zeb MC Queen et Don Matino sont les 2 chanteurs lead, Abdenour Khenoussi et Bader Gharzouli à la guitare (remplace Jo Cocco qui enregistré l’album à la guitare), Yvan Bouchéras est aux claviers, Farid « Stickybass » Bouima à la basse et Pierrick « Pepo » Arnaud à la batterie.

 

  • Quels sont vos principales influences ?  

Elle sont nombreuses vous vous en doutez, elles viennent des labels prestigieux cités plus haut mais pour vous en donner quelques-unes, on dira évidemment le grand Bob Marley, Peter Tosh, Burning Spear, Ken Boothe, John Holt, Alton Ellis, Jimmy Riley… Et pour le côté soul, Sam Cook, Marvin Gaye, Al Green, Maze, D’Angelo… Il y en a beaucoup d’autres.

 

  • Êtes-vous, aujourd’hui, influencés par la musique qu’écoutaient vos parents ?

Evidemment, on a une quarantaine d’années de moyenne d’âge donc on a connu les années 70 même si on était enfants. On n’a pas tous eu la chance d’avoir des parents mélomanes qui auraient contribué à notre éducation musicale mais pour chacun d’entre-nous, le son qui berce notre enfance reste à notre avis à tout jamais ancré. Le fait de kiffer cette époque et de s’en inspirer dans nos productions reflète certainement une sorte de nostalgie d’une période révolue où on ne trichait pas, on enregistrait sur des bandes en « one shot ». Il n’y avait pas les possibilités d’édition que nous a amené le « direct to disk » puis la MAO, le son était « organique ». On essaie malgré tout de garder une touche de modernité dans nos prods, on ne cherche pas à refaire ce qui a été fait, mais de s’en inspirer tout en essayant de garder une identité.

 

  • Comment se passe la composition au sein du groupe ? 

On se pose tous ensemble dans le studio de notre label « Innacity Prod » puisqu’on a la chance d’être autonomes à ce niveau là, quelqu’un amène quelques accords et on part de là. Tout le monde a son mot à dire et participe à la composition, amène une idée de mise en place, de thème, de pont… Quand on obtient quelque chose qui nous plait, on l’enregistre. Zeb et Matino participent aussi à la composition et amènent des mélodies de chant. Quand on a une instru qui se tient, ils commencent à écrire un texte, ensemble ou chacun de leur côté.

 

  • Quelle est la journée type d’un Soul Sonics ?

Chacun pour l’instant à ses occupations propres donc il n’y a pas une journée type mais, une pour chacun d’entre nous. En effet, le groupe en est à ses débuts et ne nous permet pas pour l’instant de ne pouvoir faire que ça. On a tous une vie de famille avec des enfants, à part pour Zeb qui s’est installé en France il y a quelques mois, mais on peut facilement imaginer comment ça se passera quand le groupe aura pris un peu d’ampleur comme on l’espère. Donc on passera très certainement beaucoup de temps en studio, on souhaite pouvoir développer notre label et même si pour l’instant il est axé uniquement autour de The Soul Sonics, on aspire à produire d’autres choses. On passera certainement aussi beaucoup de temps sur la route en tournée, finalement rien de bien extraordinaire, on fera comme beaucoup d’autres groupes.

 

  • Quelles sont vos prochaines actualités pour 2013 ?

Tout d’abord la sortie de notre 1er album « Feelings » dans les bacs le 1er avril (non ce n’est pas une blague). Quelques dates déjà calées avec notamment le 14 juin au festival La Rue Des Artistes à Saint-Chamond (42). Notre tourneur Face B Prod est en train de mettre en place la tournée qui suivra la sortie de l’album. Un clip est en cours de montage et devrait être sur le net d’ici peu. On espère pouvoir tourner un vrai clip avec un peu plus de moyens un peu avant l’été. On a commencé à travailler tranquillement sur un prochain album en commençant à enregistrer quelques idées, quelques riddims.

 

 

  • Un dernier mot pour les lecteurs Some are on the way ?

Some are on the way « certains sont sur la bonne voie » donc on espère en faire partie. On espère surtout que l’album va rencontrer un certains succès tout en sachant bien que l’heure n’est plus aux centaines de milliers d’albums vendus, mais en tous cas qu’il donnera aux auditeurs l’envie de nous voir sur scène et aux programmateurs l’envie de nous programmer. Les retours des médias jusqu’à présents sont unanimes et très encourageants. France Inter va même nous consacrer une émission spéciale dans La Black Liste du 29 mars. Tout ça laisse donc présager de bonnes choses pour la suite. De notre côté on a le sentiment d’avoir produit un bon album qui nous ressemble et dont on est fiers, qu’on a entièrement réalisé nous même en auto-production avec notre label. Ca n’a pas été facile surtout pour la post-prod et la promo, mais on y est arrivés.

 

Pour finir, on espère que cet article donnera aux lecteurs de « Some Are On The Way » l’envie de nous découvrir à travers cet album et sur scène.

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