Le groupe émergent Salmon Fishers a accepté de répondre à quelques unes de mes questions, pour votre plus grand plaisir ! 
 
  • Pour ceux qui ne vous connaissent pas, présentez vous en quelques mots.

Alors on est 7, on s’est rencontrés à Lyon, et on fait de l’Indie Pop depuis 3 ans. C’est vaste vous allez me dire, l’indie pop. Alors pour être plus précis, en plus de la formation pop classique guitare/bass/batterie/chant, on a des claviers et synthés, et deux cuivres, trompette et trombone. Ca donne une alchimie sonore assez riche, orchestrale, bref, un mélange assez unique.

 

  • Salmon Fishers, comment avez-vous décidé de nommer le groupe ainsi ?

Les 3 membres fondateurs du groupe, Robin (le chanteur), Valérian (le guitariste) et Grégoire (le pianiste) sont partis en 2008 au Canada, en voyage sur l’ile de la reine Charlotte. Là bas, dans un petit port, ils sont notamment allés dans un pub, où il y avait plein de pécheurs de saumon, avec l’ambiance typique du nord ; dans ce pub ils passaient de la musique Nord Américaine/Canadienne telle que Arcade Fire, Beirut, soit un paquet d’artistes qui explosait à cette époque. A l’époque le groupe cherchait son identité musicale, avec l’envie de faire quelque chose de plus riche que de la pop « classique ». Avec cette rencontre avec cette musique, l’identité était toute trouvée, et ils ont décidé de porter un nom qui rend hommage à cette rencontre : Salmon Fishers.

 

  • La musique pour vous est une passion qui remonte à votre enfance ou que vous avez découverte il y a peu de temps ?

On a tous été passionné de musique dès le plus jeune age. On a suivi des trajectoires diverses : certains ont fait le conservatoire ou l’école de musique classique, d’autres sont autodidactes !

 

  • On constate que de plus en plus de jeunes créent des groupes, comment réussir à se démarquer ?

Il y a plusieurs choses. Pour nous, il s’agit de créer un son qui fait appel au voyage. quelque chose d’à la fois épique, glorieux, mais aussi qui permet de s’évader. On cherche en permanence à innover du coup ! On écoute aussi des trucs très variés, et ça nous aide pour explorer des horizons musicaux peu exploités jusqu’à présent. Et puis, on a toujours essayé aussi d’associer un visuel, des images à ce que l’on fait comme musique. On a deux clips et une belle vidéo studio sur Youtube dans ce but, qui marchent bien ! On a choisi aussi de prendre le temps de faire les choses bien et de pas tout claquer pour la musique, c’est une manière de se démarquer dans la démarche.

 

  • La région lyonnaise est-elle propice au développement d’un groupe émergent ?

Disons oui et non. Il y a pas mal de salles qui font jouer des groupes émergents. Il y a des structures qui organisent des concerts pour la scène émergente, d’autres qui permettent d’enregistrer des premiers EP, d’autres qui font un peu la promotion de tout ça. Mais il manque je pense une structure fédératrice à toutes ces initiatives, qui ferait la chasse aux talents et les prendrait sous son aile le temps qu’ils se développent. Ce pourrait être une vraie salle de musique actuelle publique, à l’échelle de la ville, et qui ferait un vrai travail avec les groupes émergents. Un peu comme la Coopé à Clermont.

 

  • Racontez-nous l’un de vos meilleurs souvenirs sur scène ?

Chaque concert est différent, et est un plus ou moins bon souvenir pour les différents membres. Mais je crois que le concert au Rock N’poch cet été, devant 2000 personnes, juste avant Emir Kusturica, était le meilleur souvenir pour tous ! Un concert techniquement parfait, un public qui a suivi, jouer devant les montagnes et avec un coucher de soleil… C’était parfait pour que tout le monde parte en voyage avec nous !

 

  • En parlant de scène, quel a été votre premier concert en tant que Salmon Fishers ? Quels souvenirs en gardez-vous ? 

Pour tous, le premier concert sur scène a été à la Kfet INSA, le bar de l’école qui est un peu notre antichambre (3 anciens membres de cette école sont dans le groupe). On a joué de nombreuses fois là bas, avec un public qui nous suit depuis le début de l’aventure.

 

  • Quelle est la journée type d’un Salmon Fishers ?

On a tous des journées différentes car on cumule pour la plupart boulot/études +musique. Mais je crois que un point commun pour tous, c’est qu’on passe bien quelques heures par jour avec le casque sur les oreilles, et plusieurs soirs par semaine avec les instruments, seuls ou ensemble.

 

  • Pour finir, je vous laisse le mot de la fin, si vous avez quelque chose à dire à ceux qui liront l’interview ?

Pour votre santé, mangez du saumon !

 

Image à la une : Mini & Kristofmod

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