En ce début du mois de décembre, Pierre du groupe Belone a bien voulu répondre à quelques questions pour Some are on the way. Sans plus attendre, découvrez un groupe qui n’est pas prêt de s’arrêter (et heureusement pour nous!). 

Belone, une signification particulière ?

Le nom Belone s’inspire d’un joueur de foot-ball de l’équipe de France du milieu des années 80 : Bruno Bellone. Bruno, surnommé Lucky Luke, était un joueur au physique décalé, au style de jeu atypique mais très efficace. Il planta un but décisif en final de l’euro 1984 et un pénalty venu d’ailleurs lors du fameux France Brésil du mondial 1986. Mon frère et moi sommes de grands passionnés de foot, on n’a pas réfléchi longtemps et on s’en foutait. Oasis s’appelait bien Oasis !

 

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

J’ai (Pierre MOLITOR) créé le groupe avec Benoit (parti depuis), mon pote d’enfance au lycée à Saint-Lô. Au départ, on jouait dans un cabanon avec deux grattes acoustiques. On adorait Elliot Smith. Et puis Mat, mon frère, s’est ramené avec une MC 303. Le mélange électro folk était original. Jif et Moe, Saint-lois eux aussi nous ont rejoints apportant leurs influences. Franck est le dernier arrivé. On cherchait un batteur sur Rennes. On nous a vite parlé du phénomène… On s’est rencardés et… Ca l’a tout de suite fait entre nous…

 

Etiez-vous musiciens avant de monter le groupe ?

Mon frère (aujourd’hui au clavier) était guitariste d’un groupe Saint-Lois qui s’appelait Shelley, Jif (aujourd’hui bassiste et guitariste) jouait  de la guitare dans Tom Violence, Moe (claviers et chant) participait à beaucoup de projets au chant et Franck (batteur) jouait et joue toujours dans plusieurs formations. Pour ma part, Belone est ma première expérience.

 

Comment se passe la composition au sein du groupe ?

La plupart du temps, j’arrive en répét avec une ébauche de chanson (couplet, refrain et paroles) et on bosse tous ensemble dessus. Lorsqu’on est à peu près contents, on enregistre une maquette dans le laboratoire de notre pote Bogdi Bog et on se casse. Il bosse dessus comme un dingue et nous renvoie souvent des morceaux relookés. Son rôle est très important. C’est vraiment un membre à part entière du groupe et c’est également notre ingé son sur scène. Ah oui, il est aussi originaire de Saint-Lô…

 

Quels sont les souvenirs de groupe qui vous ont le plus marqués ?

Les Trans, c’était incroyable. Nous étions programmés le vendredi après-midi au 4-Bis et quelques heures avant de monter sur scène, on apprend que nous remplacerons Pigeon John le lendemain soir à La Cité avec Ava Luna et Wu Lyf … Pigeon John étant resté bloqué aux States pour une histoire de permis de conduire pas à jour.

Je ne sais pas si un groupe a déjà joué deux fois aux Trans la même année, si ? En tout cas, on en a profité à fond et évidemment dédié notre concert à Pigeon John …

 

Dans le groupe, qui est :

le plus en retard ? Je dirais Jif. Il va me tuer…

le plus drôle ? Mat. En plus de ses super blagues, c’est son comportement étrange qui nous fait marrer. Il est globalement imprévisible…

le plus timide ? Franck. En tout cas à première vue puisqu’il paraît qu’il fait des covers de R’nB dans des piscines… Oui oui ! Faut aller voir ça, il s’appelle Franck Richard !

le plus bavard ? Ca dépend des jours et des humeurs. Globalement on communique bien. Sauf avec de l’alcool, là on communique mal.

le plus sérieux ? Bogdi Bog. Faut pas le faire chier.

 

Quel a été le premier concert auquel vous avez assisté ?

Je ne sais pas pour les autres. Je crois que c’était Welcome To Julian au Normandy à Saint-Lô il y a très, très longtemps.  Mon premier festival : la Route du Rock. Ce festival est très important pour nous. On y va tous les ans avec tous nos potes. C’est notre pèlerinage. Nous rêvons d’y jouer pour tout ce qu’il représente…

 

Quel a été le premier CD que vous ayez acheté ? Nevermind de Nirvana.

Quelle a été votre première expérience musicale ? C’était encore avec mon frère. A l ‘époque il n’écoutait que du rap et s’entrainait à chanter sur des instrus de n’importe quoi. Mat est l’aîné, il écrivait des paroles et rappait sur les couplets. Le rôle qu’il m’avait assigné était clair et non négociable. Je devais trouver des mélodies niaises, un peu pop, pour faire des refrains comme dans les morceaux connus à l’époque. Sauf que ce rôle était normalement dévolu à des femmes…

 

Quels sont vos projets pour 2013 ?

Faire un maximum de dates. Jouer à la Route du Rock et sortir des EP tous les 3 mois !

 

 

Image à la une / Crédits photo : Audrey Brouxel 

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