Les Smogs and tacos, on les retrouve aux vivres de l’art, à l’Antidote, au Chicho.. enfin tous ces petits coins sympa de Bordeaux! Et dans le cadre du prix presse du tremplin Bordel de Nuit, ils ont accepté de répondre à quelques questions pour Some are on the way !

 

Pour commencer, The Smogs and Tacos, ça vient d’où ? 

TSAT : Le mot « Smogs » désigne le nuage de pollution qui stagne au dessus des grandes mégalopoles, c’est un clin d’œil aux penchants autodestructeurs de l’homme, et « Tacos » c’est pour la déconne, pour relativiser.

L’idée de créer un groupe a été évidente ?

TSAT : On pense !

 

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

ALEXIS: J’ai rencontré David en soirée. Nous avons grattouillé ensemble et le courant est plutôt bien passé. C’est de là qu’est venu l’embryon des Smogs d’ailleurs. Vianney c’était dans un bœuf à l’Antidote (bar concert). Je lui ai montré un riff des Smogs et nous avons tripé dessus. Seb est un vieux pote de David. Il nous l’a ramené quand le premier batteur est parti. Et le grand chevelu a été découvert par Alexis à une sortie d’after.

 

Est-ce que l’un d’entre vous s’est mis à jouer d’un instrument pour faire parti du groupe ? Et qui fait quoi dans le groupe ?

TSAT: Nous jouions tous d’un instrument avant de jouer dans le groupe. Alors les postes : Seb à la batterie, Vianney à la basse, Alexouille à la guitare rythmique et chant, David au délicat et tant controversé poste de guitariste soliste(le mec avec plein de pédales qui ne bouge jamais), et enfin le Sieur Quentin au violoncelle.

Si vous aviez cinq mots pour définir votre musique, lesquels choisiriez vous ?

TSAT: Grunge, alternatif, acide, rock, crash-test

 

Vous avez sorti un EP il y a quelques temps, comment avez-vous procédé pour sa réalisation ? 

en auto production ?

TSAT: Nous avions envie depuis quelques mois de faire un EP. Nous avons mis un peu d’argent de côté grâce aux différents concerts que nous avons fait. L’ingé-son qui nous a enregistrés est un ami d’Alexis qui avait tout le matos nécessaire mais pas le lieu. Du coup nous nous sommes organisés pour enregistrer les différents instruments chez nous. La batterie c’était chez Vianney qui avait une cave à l’époque ; les instruments à cordes c’était chez Alex dans une pièce aménagée en salle de répète, et pour finir le chant a été enregistré chez Jimmy, notre ingé-son. Du coup oui effectivement c’était de la jolie petite auto-prod.

 

Pour vous, la musique est un métier à plein temps ou vous avez tous un petit job à côté ? Si oui, comment gérez-vous ça ?

 

VIANNEY : Nous avons tous des boulots à côté. On ne va pas s’amuser à les détailler, certains d’entre nous ayant eu des taffs vraiment honteux. Alors effectivement la gestion de l’emploi du temps est assez difficile parfois, ce qui donne lieu à des gros boulets arrivant très souvent à la bourre en répète, ou les loupant même parfois…je ne nomme personne…

QUENTIN : Sifflotte, l’air détaché…Pour moi, c’est presque un travail à plein temps, car en plus des quelques groupes dont je fais parti, avec lesquels je commence à tourner, je donne des cours et anime des ateliers musicaux. Je ne veux pas faire autre chose. Alors quelquefois, certaines répète tombe sur les même créneaux horaires. Mais, par je ne sais quelle magie, on finit toujours par se retrouver sur scène, tous les 5, avec les morceaux prêts…

ALEXIS: « Mardi prochain, 20h – 22h? » « Qui est dispo? » . Comme le dit Vianney, moi aussi je taff à côté et c’est clair que c’est pas évident à gérer. Entre les horaires de certains qui bougent, les répètes avec d’autre groupes et la préparation dans mes différents boulots, il faut un minimum d’organisation; puis il en faut bien un qui passe pour le « chieur » pour ne pas stagner et donner la “dynamique de groupe”. Et pour rejoindre Quentin, putain que c’est bon de se retrouver tous les 5 sur scène…. *en criant* SMOGS!!!

QUENTIN: Un rôle que tu sais très bien remplir, Alexis (rires). Je pense que c’est surtout ça, la “magie” dont je parlais…

DAVID: Perso je ne pense pas être totalement opérationnel pour gagner de la thune tout de suite avec la musique, et donc ouais il est important de garder les pieds sur terre et d’avoir un taf même si c’est parfois gênant au point de vue des horaires et disponibilités de chacun.. mais je trouve mon équilibre comme ça, j’ai été élevé un peu à l’ancienne où s’il faut se lever le matin c’est pour en chier … donc bon, peut être un moment donné je ne ferais plus que de la musique mais en attendant je joue le jeu et je kiffe mon taf.

SEB: Moi je viens d’un famille de musiciens, je veux dire par là que j’ai toujours joué de la musique avec mes parents, mais ils ont toujours eu le bon sens de m’expliquer que la « Musique » c’était très difficile, voir utopique d’en vivre et d’en faire son métier (sauf si on veut devenir professeur de musique, ce qui n’était pas mon cas), alors comme les autres j’ai dû me construire une spécialisation professionnelle autre que créer et jouer de la musique … sinon il est clair que je ne ferai que ça de ma vie.

 

Quel est votre avis sur la scène musicale bordelaise ? Pensez-vous avoir votre place ?

VIANNEY : Pour ma part je trouve plusieurs groupes très intéressants, pour en nommer quelques uns : Zükr, Scheisseberg, les Goodbye 20 Hello 30….mais je dois avouer que je ne suis pas non plus un gros connaisseur de cette scène.

QUENTIN : La scène bordelaise est très axée rock garage /alternatif, et comporte de nombreux et très bons groupes dans ce style. Nous avons déjà eu le plaisir et l’honneur de jouer avec un certain nombre d’entre eux, et je pense que nous n’avons pas vraiment fait tache. Du moins, on ne nous l’a jamais laissé entendre, j’en déduis donc que nous y avons potentiellement notre place (sourire).

ALEXIS: Pour parler de la scène, j’ai l’impression de voir souvent les mêmes groupes jouer dans les mêmes lieux, ils font le tour de tous les bars-concerts et recommencent l’année suivante. Pas évident de sortir de la scène locale et de développer son réseau. C’est assez difficile, en général, pour les groupes de la scène qui sont semi-pro, d’ évoluer dans le milieu professionnel. Je pense que les Smogs and Tacos on déjà bien muri quand je vois d’où nous sommes parti. Notre univers commence à prendre forme et à bien encrer ses marques dans la scène musicale Bordelaise.

 

Parlons un peu de vos premières fois… Quel a été le premier concert auquel vous avez assisté ?

QUENTIN : Korn, à Bercy, en 2002.

DAVID: Désolé je ne sais pas vraiment, je me souviens plus

VIANNEY:Un petit festoche métal hardcore à Bergerac,avec  H-Tray et des groupes locaux.

ALEXIS: Un petit festival vers le Pian médoc je crois, je me souviens juste qu’il y avait du punk, de la bière et que ça puait la transpiration…

SEB: Malheuresement pour moi je faisais parti d’un club d’athlétisme étant petit qui a eu la bonne idée d’organiser un concert de Zouc Machine au Stade Yvon Chevalier de la ville de SAINTES … Astiquer … Balayer … etc … je n’ai rien de plus à ajouter. Non je plaisante j’ai adoré ce concert.

 

Quel a été le premier CD que vous ayez acheté ?

QUENTIN : Aussi loin que remonte ma mémoire, j’avais un jour 500 francs en poche (voix de vieillard : c’était encore l’époque des francs, en ce temps-là…), et j’ai tout claqué dans des disques : « Battle of  Los Angeles » de Rage Against the Machine,  « S and M » de Metallica, « Last Tour on Earth » de Marilyn Manson, « Significant Other » de Limp Bizkit et « Follow the Leader » de Korn. Je mets les 5 parce-que j’ai acheté les 5 en même temps, et je ne me rappelle plus lequel j’ai posé en premier sur le tapis roulant de la caissière…

VIANNEY: Ben disons que j’achète depuis peu, avant c’était surtout (Universal me pardonne) du téléchargement, ou alors des potes qui me prétaient des CD que je gravais. Je ne me souviens plus trop, mais il y avait du Linkin Park(Quentin crache sur Vianney), du Off Spring, du Metallica, enfin les classiques (Quentin recrache sur Vianney, pour Linkin’Park)

ALEXIS : Mon premier achat audio? Bleach, de Nirvana. Mais c’était une cassette. Sinon comme Vianney, je gravais pas mal à l’époque.  En CD il me semble qu’il y avait du Red Hot, du NOFX, the Clash…

DAVID : Thiefaine un double live à bercy je crois, l’album ressemble à un clap de cinéma !

SEB: Pour ma part c’était des cassettes audio de Nirvana et Mettalica mais aussi Patrick Bruel et Thierry Armand … s’il vous plait ne me demandez pas pourquoi … mais je crois que j’avais besoin d’écouter ce que je n’allais plus jamais écouter plus tard. Et je veux danser le Jerk  han, han, han sur de la musique folle han, han, han…

 

Quel a été le premier concert que vous avez donné en tant que Smogs and tacos ?

ALEXIS : C’était le 12 février 2010, au bar associatif  L’Antidote, à Bordeaux.

SEB : Ma première date en tant que Smogs and Tacos était au Nieuw Amsterdam, comme Quentin d’ailleurs, cependant j’étais dans le public lors du premier concert des Smogs and Tacos, et oui, et je tannais David pour remplacer le batteur de l’époque en cas de sortie de route.

DAVID : Comme Alex !

VIANNEY : à l’Antidote aussi mais je ne sais plus quand, c’était le 2ème concert du groupe il me semble.

Que prévoyez-vous pour la suite ? 

TSAT :…Sex drugs and Rock N’ Roll !!!  Ah, oui, et  euh, d’autre dates!

Vous avez aimé cet article, partagez-le :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *