Le groupe bordelais un peu hors norme a accepté de répondre à quelques questions pour Some are on the way autour d’un café. 
  • Commençons par la question basique, pourquoi The Breeze ? 

    Etienne : C’est une référence à J.J Cale « Call me the breeze », mais c’est aussi une référence à Noir Désir avec « Le vent nous portera ». On trouvait que le mot sonnait bien, qu’il avait un côté planant qu’on aimait bien. Du coup, on l’a choisi comme nom de groupe.

  • On peut dire que vous êtes jeunes, comment ça se passe quand on est dans un groupe et qu’on est jeune, pour réussir à gérer à la fois la musique, les amis, les paroles, les cours… ? 

    Gaetan : Ca demande une grosse organisation. Pour les études c’est vrai que c’est compliqué à gérer mais on se débrouille pas trop mal pour le moment.
    Etienne : C’est à dire que l’on vit un peu sur nos acquis déjà et puis on essaye d’avoir vraiment un temps pour travailler et pouvoir se dégager deux heures pour répéter à chaque fois. On optimise notre temps au lycée en fait. Nicolas : Et puis nos parents sont pas trop stricts, ils nous soutiennent assez.

  • Ils acceptent le groupe donc ? 

    Nicolas : Oui totalement.

  • Est-ce qu’ils sont déjà venus à vos concerts ? 

    Etienne : Oui, ils viennent presque à tous les concerts, ce sont souvent eux les roadies (rires). Quand on est allés à Paris, ils nous ont emmené, car le train aurait coûté trop cher.

  • Et puis avec le matériel, c’est pas forcément l’idéal le train non ? 

    Gaetan : Voilà, mais bon, on a pas non plus une grosse voiture, donc on a essayé de tout bien entasser, mais au final on s’en est sortis.

  • Parlons un peu de la rencontre, comment s’est-elle passée ? Vous étiez potes à la base ? 

    Gaetan : Eden et moi, nous nous connaissions depuis la sixième, on était en classe d’anglais/allemand ensemble au collège, mais on ne se côtoyait pas trop. Il me faisait un peu peur et puis on est partis en voyage en Allemagne en troisième et on s’est bien entendus. On avait des goûts musicaux en commun, et on avait bien discuté de tout. Quand on est arrivés en Seconde, on a rencontré Etienne à une manifestation, pas loin d’ici d’ailleurs. On s’est rencontrés, on a mangé un kebab ensemble et on a direct accrochés. Ensuite, on a passés pas mal de soirées ensemble, on avait des goûts musicaux en communs, des idées communes et des projets communs, c’était vraiment fusionnel.
    Etienne : C’était improbable aussi, on était à un soirée où il y avait beaucoup de monde, et puis on s’est retrouvés à passer la soirée vraiment tous les trois, à faire que parler de musique tout le monde, ça a un peu scellé le début du groupe. Ensuite, Nico est arrivé, il y a plus d’un par l’intermédiaire d’un ami. On cherchait un bassiste et il me dit  » Je connais un mec super sympa » donc on a testé Nicolas…

  • Donc Nicolas est le mec super sympa ? 

    Gaetan : Voilà, c’est le mec super sympa ! Il était bon à la basse donc… et puis il a beaucoup progressé depuis et il s’est bien lâché aussi !

  • Donc, du côté de vos compositions, vous les écrivez vous mêmes, paroles, musiques, comment vous procédez ? 

    Etienne : Non, en fait on pompe vraiment, dès qu’on peut, on pompe un maximum (rires)
    Gaetan : A la base, c’est Etienne qui le plus souvent écrit des textes en français ou des fois en anglais avec l’aide d’Eden, vu qu’il est anglais. Donc soit Etienne écrit les textes en premier et puis on trouve des instru qui collent avec les texte, soit on part d’une base instrumentale qu’on améliore avec des idées communes qu’on développe ensemble.
    Eden : Avant on partait souvent du texte…
    Etienne : Non, avant je venais avec ma compo en salle de répète et chacun venait avec sa partie, genre guitare rythmique et après chacun rajoutait sa partition et on trouvait les paroles ensuite.
    Gaetan : Depuis un bon moment, ça a pas mal changé, on se regroupe en répète et puis chacun apporte son idée. Etienne : On part super loin, mais tout ça pour dire qu’on compose à quatre et que chacun apporte sa partie.

  • Est-ce que l’une de vos chanson a vraiment une histoire particulière ? 

    Etienne : Une des chansons de notre trois titres, L’Infante. C’est une période super sombre pour tout le monde, et ça se ressent un peu dans la mélodie. C’est un truc qu’on a écrit pendant l’hiver.
    Gaetan : C’est vrai que cette chanson est vraiment influencée par la vie privée de chacun.
    Eden : C’était vraiment une période difficile pour nous tous.

  • Pensez-vous que l’une de vos chansons fonctionne complètement sur scène ? 

    Etienne : C’est toujours difficile à dire ce genre de choses parce qu’évidement on regarde le public, mais si la question est  » est-ce que vous avez un tube? » la réponse est non. Parce qu’avoir un truc c’est monstrueux et on y est pas encore…
    Eden : Il y en aurait peut être une, elle s’appelle Charlie, on l’a refaite il n’y a pas longtemps.
    Gaetan : ouais, à l’avant dernier concert au Krakatoa, on a bien vu les gens bouger sur cette chanson.
    Etienne : Ouais, remarque en plus cette chanson a vraiment une histoire, c’est peut être celle qui a le plus une histoire, en gros c’est une chanson que j’avais écrite pour mon frère parce que je l’avais pas vu depuis deux ans et j’étais super méchant et acerbe et je regrette un peu les paroles maintenant, parce qu’on s’est revus entre temps, mais il y avait quand même une histoire un peu badante derrière. Il me manquait vraiment et un jour, j’ai pris ma guitare, et j’ai écris, et on l’a reprise il n’y a pas longtemps en concert !

  • Justement, en parlant de concerts, quel a été votre premier concert et quels souvenirs en gardez-vous ? 
    Gaetan : C’était un concert organisé par l’école de musique de Gradignan, on avait joué après l’école de musique, c’était marrant !
    Etienne : Il y avait eu quelques ratés pendant ce concert, mais la sensation était énorme, même s’il n’y avait pas tant de monde que ça. Après le premier concert avec nos potes c’était à L’Heretic, et là, par contre, il y avait une centaine de personnes qui était nos potes et une cinquantaine que l’on ne connaissait pas. On avait vraiment pris notre pied et de voir nos potes au premier rang nous avait vraiment rassurés.
    Gaetan : Quand on regarde les vidéos maintenant on se dit que ça a changé depuis mais ça reste vraiment un excellent souvenir !

  • Et la scène bordelaise, vous avez un avis dessus ? 

    Etienne : Au niveau des salles, je pense qu’elles sont super bien, autant les grosses salles comme le Krakatoa que Barbey, mais les caves restent une spécificité bordelaise et c’est excellent ! Après au niveau des autres groupes, surtout dans notre tranche d’âge, il y a beaucoup trop de gens qui se la pètent et c’est insupportable.
    Eden : Je suis pas forcément d’accord, c’est juste que j’ai remarqué qu’il y avait un esprit de compétition entre les groupes assez fort !
    Gaetan : Oui, c’est un peu décevant de ne pas avoir plus d’associations entre petits groupes de jeunes. Où ils se regroupent et font des concerts ensemble régulièrement. Je trouve ça dommage, car là, c’est un peu chacun dans son coin, à chercher des plans et chacun garde ses plans pour soi…
    Etienne : C’est à dire qu’il n’y a personne à l’heure actuelle sur Bordeaux qui soit capable de fédérer une vraie scène rock, y’a aucun organisme.
    Gaetan : Si, mais c’est plus des grosses structures avec des groupes plus âgés.

  • Dans la région bordelaise ou autres, quelles sont vos prochaines actualités ? 

    Gaetan : On  a participé a la finale des scènes croisées a Barbey fin septembre grace au tremplin Jalles House Rock puis peut être mais c’est pas sur, une petite tournée Toulouse-Clermont-Lyon à l’automne. Notre batteur Eden a quitté la France pour l’Angleterre, et nous avons accueilli un nouveau batteur, Viktor, qui était déjà présent pour la finale des Scènes Croisées !

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