Frankenstein Sexy Freak est un groupe bordelais qui a gentiment accepté de répondre à mes questions autour d’une bière, avec bonne humeur et humour.

MYSPACE

 

Expliquez nous un peu comment vous vous êtes rencontrés, comment vous avez décidé de monter le groupe ?

Tony : Alors tout à commencé quand Mike a rencontré mon ami d’enfance Vincent (Leader de My Ant) dans un job d’été dans les vignes. Les deux types ont vite sympathisé et ont commencé à monter un projet musical ensemble. Puis Vincent a décidé de partir un an en Australie et m’a donc proposé de le remplacer à la guitare. C’est là qu’une histoire d’amour a débuté. Peu de temps après on a pris une coloc ensemble, on a fait des trucs un peu sexuels, et voila comment est né Franky. Au départ on bossait avec une batterie électronique, avec un ordinateur et on était….. assez mauvais. On se cherchait un peu, on a changé de bassiste, qui est le bassiste actuel . On a eu une copine au chant, puis une autre, après on a eu un synthé qui est parti, un deuxième synthé qui est aussi parti et on vient de changer de batteur il y a quelques temps. Maintenant on est quatre : Mike et moi à la guitare, Mickos à la basse et Antoine, le nouveau batteur. Mike s’occupe du chant et je fais quelques back vocaux.

 

Et du coup ce nom de groupe Frankenstein Sexy Freak, il y a une signification particulière ?

Mike : On a cherché un nom de groupe au début, pendant des mois et des mois, ça me saoulait alors j’ai dit la première connerie qui est passée : Frankenstein Sexy Freak ou Johnny Potentiel. On voulait faire des concerts, mais on avait pas de nom, alors fallait bien faire un choix.

 

Niveau musique, vous pourriez qualifier ce que vous faites de?

Mike : On dirait qu’elle est belle, que c’est une très belle musique. C’est un peu chiant à définir : rock, power, pop, rock nighties, il y a une touche de rock, une touche de pop sur les chants parfois, sur certaines parties…

 

Vous vous êtes un peu retrouvés sur vos influences ou vous avez vraiment des influences complètements différentes les uns des autres ?

Tony : Ben les deux. On en a plein en commun et on a plein de différentes. Mike vient d’un groupe de pop gay (entres autres), il fait de la pop, du rock, du hard core, du stoner. Moi, j’écoute aussi pas mal de pop et de stoner, le bassiste a entre autre un groupe de black métal mais joue aussi dans un groupe de pop. Je sais qu’Antoine, notre batteur, a fait de la chanson française, du funk, du néo métal… Et oui ! tout le monde n’est pas parfait (rires) Donc pour répondre à la question, je dirais oui…. et non.

 

Sur scène, vos chansons diffèrent vraiment des versions studio ou vous essayez d’y rester fidèles ?

Mike : Non, ça y ressemble assez. Quelques trucs en plus ou en moins, car sur les arrangements parfois il y a trois ou quatre guitares, mais sinon sur scène on est deux, mais c’est relativement pareil. Le truc c’est que quand on a fait le premier CD (on a fait un premier CD!), qu’on a jamais sorti car on a changé de style en route, je foutais plein d’arrangements de guitares et de trucs qu’on pouvait pas faire en concert… Quinze mille voix, des harmonies dans tous les sens et tout le CD était bien mais je trouvais que ça donnait une espèce de distance, un côté vraiment pas chaud. Pour moi, les groupes de référence, c’est les Pixies ou Nirvana, les groupes comme ça qui sonnent en live comme sur leur CD. La musique qu’on entend, c’est la musique qu’ils font, c’est pas des arrangements, donc moi, je me suis dit lorsqu’on a fait l’enregistrement, c’est que la musique que l’on faisait c’était du rock, donc de la musique live et qu’il fallait juste deux ou trois trucs qui allaient être rajoutés sur CD pour que ce soit joli mais sinon logiquement, la musique présente sur le CD est celle qu’on devrait jouer en concert.

 

En parlant de scène, qu’est-ce qui vous plait sur scène ? Une petite anecdote sur le public, vos concerts… ?

Mike: Je suis pas très doué pour parler au public alors en général je me prends des vents, des vents et des vents et à la fin je m’énerve. Du coup, je dis n’importe quoi et en général on évite de parler, juste de faire des concerts.
Tony: Pour faire simple on aime tout simplement faire de la scène encore et encore. Je pense que tout musicien qui rentre dans un groupe fait ça pour jouer devant des gens, pas juste pour s’enfermer dans une cave et répéter pour rien. Ca a un coté défoulant et ca devient très vite addictif, surtout dans mon dans mon cas car dans Frankenstein Sexy Freak, c’est Mike qui compose tout, y compris les ¾ de mes parties guitares, la basse et la batterie. Il n’y a que sur la scène que je peux m’exprimer. En gros on est ses putes et on aime ça.

 

Toujours pour parler de la scène, la bordelaise vous en pensez quoi ?

Tony : Tu veux parler des musiciens ou du public bordelais ?

 

Les deux.

Tony : Sur Bordeaux, il y a quand même pas mal de bons groupes. Il y en a même un bon paquet. Après le public bordelais, on en fait parti aussi. Les gens, tu ne sais pas toujours s’ils aiment ta musique ou pas, parce qu’ils ne bougent pas trop pendant les concerts et puis à la fin ils viennent te voir et ils te disent « Ah c’est génial ! » et ils achètent un CD. On ne sait jamais trop comment prendre les choses. Moi, j’ai l’habitude d’aller en concert depuis que je suis ado et de secouer la tête quoi, mais les bordelais ils font pas trop ça. Sinon au niveau des groupes, oui, il y a du très bon mais j’avoue qu’on ne va pas souvent voir de concerts. On a tous 3 ou 4 groupes, ce qui signifie 3 ou 4 répètes par semaine, plus les concerts donc on essaye de se garder un peu de temps pour faire aussi autre chose que de la musique. On les connait surtout de part les myspace, bandcamp etc…

 

Parlons totalement d’autres choses, mais il me semble que vous avez sorti un album il y a quelques mois de ça ?

F : En mai 2011 ouais donc ca fait un petit moment maintenant.

 

Où peut-on le trouver ?

Mike : Dans la chambre de Tony (rires).
Tony : C’est un peu ça. Il est fabriqué maison, donc, découpage, pliage, collage, gravage c’est nous. Donc vous pouvez le retrouver par contact sur le myspace, le facebook ou le bandcamp.

 

C’était du tout fait maison ?

F : Oui, il n’y a que le mastering qui a été fait par un pro.

 

Quelles sont vos prochaines actualités ?

Tony : Nous sommes entrain d’enregistrer le prochain album. Il est presque fini, il n’y a plus que moi à passer en studio mais je me suis malheureusement cassé l’index de la main gauche et me retrouve donc incapable de jouer de la guitare pour le moment donc l’album sera terminé quand mon doigt sera d’accord pour ça.

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