Chocolate Pain, une signification particulière ?

Pas précisément. On a choisit ca au tout début, un peu sur un coup de tête, mais il s’avère qu’avec le temps tout commence à converger et une vraie signification est apparue à cette notion de « souffrance chocolatée ». Tout d’abord, notre musique est à la fois puissante (voir même violente), et envoutante avec des passages ambiants plutôt doux influencés par des groupes comme Radiohead.

Ensuite, cela peut également faire référence à notre personnage principal, qui se complaît dans son mal-être.

 

Comment vous êtes-vous rencontrés ? Qui a eu l’idée de monter le groupe ?

Ca a commencé avec Florent (batterie) et Sylvain (basse/chant) qui cherchaient un troisième larron pour boire des bières en faisant du rock’n roll, sûrement comme la plupart des groupes de rock d’ailleurs. Parmi les 500 personnes, Hubert (le bruitariste)

s’est avéré faire plus de bruit que les autres alors on l’a pris.

Il y a eu quelques changements de line up mais on a finit par revenir à la formation initiale, et c’est à partir de là qu’on a commencé vraiment à avancer.

 

Vos chansons sont -elles autobiographiques ou inspirées de faits réels ?

Toutes nos chansons, même les plus vieilles, racontent des histoires largement inspirées de nous mais pas autobiographiques.

Ca nous a toujours fait marrer de raconter des histoires, complètement barrées pour la plupart, toutes imaginées par notre chanteur Sylvain qui écrit les textes. Ecrire des histoires, c’est une façon de se décaler, de prendre de la distance, de rendre les choses plus drôles, plus poétiques, plus intenses que dans la vie réelle… mais finalement l’auteur parle toujours de lui au travers de ses personnages, et des situations ou des émotions qu’il aborde.

 

Vous avez sorti un album récemment, parlez nous en un peu.

L’album s’appelle <<BLISS,. il sort en mars. On l’a enregistré avec un daron du rock indé noise : Francois Carle qui a fait des  supers groupes comme Doppler, Virago, MaczdeCarpate, … On est allé enregistré avec lui à Genève aux studio des Forces Motrices tenu par David Weber, et on a finit les prises voix et les mix chez lui, au Little Big Studio à Fontaine(38). Ca a été une super expérience, pas facile mais le courant est vraiment bien passé avec Francois, et on a un maintenant un beau bébé (72 minutes) à défendre sur scène.

 

J’ai remarqué des interludes où une voix grave parle, qui a eu l’idée de ce concept ? Et que représente-t-il pour vous ?

En effet, c’est un album concept dans le sens où du début à la fin, c’est une histoire, à la fois surréaliste et un peu trash. On a essayé de faire en sorte que l’auditeur sombre du début à la fin dans un univers, des ambiances. A force de faire des chansons avec une histoire, on a finit par converger vers cette idée de concept d’album où des chansons rock se mélange à des parties de narration instrumentalisées.

 

Pouvez vous nous raconter l’histoire de l’une de vos chansons ?

On peut te faire le pitch de l’histoire de l’album si tu le veux bien. C’est l’histoire de Syd qui a bien du mal à se supporter. Pensant que c’est son coeur qui l’empêche de vivre pleinement sa vie, il le met dans une boite et part se mettre une cuite au bar du coin. Il y rencontre Max, un genre de tradeur à la American Psycho, et Dawn sa copine. Il les ramène chez lui. Alors que Max va s’écrouler à force de se mettre des rails devant la glace en se disant qu’il est le meilleur, Syd se tape Dawn. Quand Max se réveille, il les voit au pieu. Il n’est pas amoureux d’elle mais c’est pas le genre de gars à qui on vole sa nana comme ca. Alors il se barre avec le coeur. Tout part de là et ca finit dans la folie.

 

Et quelle est celle d’après vous qui est le plus appréciée par votre public lors de concerts ? 

On va dire que notre morceau « The Last Tango » est le plus apprécié dans le sens où il est peut être plus « tubby » car il reprend en rock un roll une base de Tango. Il plait à tout les publics comme ca et c’est un peu notre seul espoir d’infiltrer le marché des + de 67 ans et de passer sur Nostalgie. Frédéric François n’a qu’à bien se tenir…

 

En parlant de concerts, quel a été votre premier concert en tant que Chocolate Pain, quels souvenirs en gardez-vous ?

On a fait notre premier concert pour la fête de musique sur la place principale de Grenoble. C’était vraiment trop fou et violent pour le public familial qui trainait là. On testait un chanteur qui n’a fait que brailler pendant tout le concert, c’était énorme ! On est passé pour des barjos mais on s’est bien marré.

 

Avez-vous un rituel ou un cri de guerre avant les concerts ?

On boit des bières et on se donne des baffes pour s’exciter un peu. Et juste avant le concert on se fait plein de bisous car Chocolate Pain, c’est plein d’amour aussi.

 

Si vous deviez décrire votre musique en quatre mots, lesquels seraient-ce ?

« l’insoutenable beauté de la vie ». C’est un peu la morale de notre album. La vie ça t’arrache la gueule mais c’est tellement bon.

Avez-vous une expression favorite au sein du groupe ?

Pas vraiment d’expressions à part des « tu biches« , « tu deboites mec » ou « t’es viré « . Bref, c’est ca la vie de couple à trois.

 

Si vous deviez partager la scène avec un groupe (mort ou vivant, séparé ou non), lequel vous tenterait ?

Le top serait de jouer en première partie de At The Drive In qui viennent juste d’annoncer qu’ils se reforment alors on n’a jamais été aussi prêt de jouer avec eux. Après on ne cracherait pas non plus sur un Led Zepplin, un Fugazi ou un Jesus Lizard. On a déjà joué avec Stupeflip qu’on adore et d’autres groupes comme Mademoiselle K, Didier Super, UncommonMenFromMars, Herbaliser, Hushpuppies… alors on n’a pas à se plaindre. On espère que des belles dates vont continuer à tomber.

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Un commentaire

  1. mijahel

    Album poignant et sur scene ca envoie du gros son, a voir et ecouter absolument.

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