Death In The Pocket Of His Coat et c’est la révélation pour nous. The Dodoz, le groupe toulousain à l’ascension fulgurante, nous dévoile un morceau aux accents rock garage et à l’énergie sombre et déstabilisante qu’on ne leur connaissait pas jusqu’à présent. La maitrise de l’alternance entre la voix féminine de Géraldine et celles de ses trois camarades, que nous allons, d’ailleurs, retrouver tout au long de cet opus, est quasiment parfaite.

Puis, on enchaine avec un titre désormais bien connu du groupe, Happy Soldier. La joie de vivre et l’hyper activité des toulousains se ressent dans ce morceau. Pas une seconde de répit, et ce, pour notre plus grand plaisir.

En parlant de plaisir, ils nous font découvrir une nouvelle facette de leur univers musical sur Sparks, beaucoup plus rock indie britannique. Des petites envolées à la guitare se font entendre accompagnées de choeurs tout à fait justes. Mais la petite pause en suspension est de courte durée puisqu’ils nous embarquent directement pour trois minutes et quarante et une secondes de son « Dodoz » avec I Can Purr. Rappelant sans grand mal, des groupes comme Arctic Monkeys, Franz Ferdinand, Florence and the machine et cie. La chanson a une réelle capacité à capter l’attention de l’auditeur. Les différents rythmes entre couplets et refrains, ainsi que les choeurs assez violents sont des facteurs de la réussite du morceau.

Néanmoins, c’est véritablement sur Ghost que la voix de Géraldine prend toute son ampleur, notamment sur les refrains. Souvenez vous, elle est passée de la haine pour les garçons (Do you like boys?) à un coup de foudre pour un fantôme (Ghost). Et l’évolution est assez remarquable !

Mais l’aventure est loin d’être terminée, bien au contraire, nous ne sommes qu’à mi-chemin. Ils continuent de nous surprendre avec Dum dum mais plus particulièrement avec Black Emperor et Liar, qui pour moi, sont de véritables morceaux de brit’ pop indépendante. Nos toulousains se positionnent à un niveau avoisinant la branche d’importants groupes britanniques dont la musique ne laissent personne insensible. Aussi, le fait que cet album ait été mixé par Mike Crossey (Razorlight, Kooks, Foals…) doit surement y être pour quelque chose.

Ils terminent sur quatre morceaux (West Coast ; Stroke my curls ; Don’t touch my man ; Warm me up) dans la même veine que les précédents et qui sont réellement revigorants. Un sans faute pour The Dodoz !

 

Sabrine Khinibilla

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