The Raindrops, comment avez-vous choisi ce nom de groupe ?

JIM: En référence à un fait divers des années 50, où tout les habitants étaient soudainement devenus fous, après une nuit pluvieuse. On a découvert il y a quelque années qu’il s’agissait en fait de la CIA, qui faisaient des expériences sur le LSD, et avaient arrosé le village. Y’a une histoire sur le pain aussi, mais pour un nom de groupe ça manque de charme.


Racontez nous un petit peu la rencontre du groupe.


CHARLES: Pour ma part je n’ai rejoins le groupe que récemment. J’ai rencontré Jim par l’intermédiaire de Guillaume, celui qui a mixé notre EP. Nos premiers contacts furent plutôt… arrosés. J’ai appris à connaître Willy une fois que j’ai intégré le groupe quelques mois plus tard. Ca fait cliché de dire ça, mais on a tous été potes très vite, donc le groupe a pu avancer sur des bases relationnelles saines.

WILL: Jim et moi on s’est rencontré en 2006 pendant un cours de diabolo, on a bien sympathisé et on s’est rendu compte qu’on avait plus ou moins les mêmes gouts musicaux alors on a tenté quelque projets ensemble et avec d’autres amis. Et Charles je l’ai vu pour la première fois dans un état lamentable avec ce fameux Guillaume, donc bien sur son style était parfait pour l’avenir du groupe.


Dans quels univers musicaux avez-vous grandi ?

WILL: Le même que Jim en fait car on est frère, j’ai un peu menti pour la réponse d’avant.

JIM: La pop et le rock étaient là dès le début, nos parents en écoutaient beaucoup. Mais j’ai commencer à avoir envie de faire de la musique au collège, quand j’ai découvert des groupes comme Radiohead par exemple qui m’ont fait vraiment prendre conscience de la profondeur de la pop et à quel point on pouvait trouver toute sorte de directions différentes dans la musique.

CHARLES: Mon père est saxophoniste de jazz de profession, donc j’ai un peu baigné dans cette musique, et dans la musique afro-américaine en général.
Cela dit c’est le rock qui m’a fait commencer la musique de façon sérieuse à 15 ans, avec des groupes comme Muse, Rage against the Machine …
Du coup, maintenant, quelles sont vos influences ?

JIM: Les Pink Floyd m’ont énormément apporté, mais j’écoute beaucoup d’électronique maintenant aussi, des artistes comme Boards Of Canada, Flying Lotus ou Amon Tobin qui me fascinent énormément. J’aime composer dans cet esprit là en ce moment. Même si on reste dans le rock, ça nous permet d’aborder le genre très différemment.

CHARLES: Parmi beaucoup d’autres : John Coltrane, Jaco Pastorius, Michel Alibo, Squarepusher, Robert Glasper, Chris Dave, Rage against the Machine, Flying Lotus, Joshua Redman, Roy Hargrove…

WILL: Moi j’écoute un peu de tout mais j’ai tendance à remonter dans le passé, dans la musique des années 60 70, souvent du Rock avec des artistes comme Kevin Ayers ou Pink Floyd mais aussi pas mal de Reggae, en fait j’ai pas encore assez étudié et écouté tous les styles musicaux pour pouvoir dire ce qui m’influence le plus aujourd’hui, je suis assez ouvert pour apprécier un peu tout, sauf des trucs comme M Pokora ou Vitaa qui valent pas grand chose.
Comment procédez vous pour composer une chanson ? Qui fait quoi ?

JIM: Je compose les morceaux, j’écrit les textes, et je fait des démos avec mon ordi que je propose ensuite à Charles et Will. Ensuite on les remodèles en répètes, pour qu’ils puissent vraiment y ajouter de leur personnalité.

 

Est-ce que l’une de vos chansons a une histoire bien particulière ? Si oui, laquelle et pourquoi ?

JIM: Elles sont toutes inspirées de moments ou d’émotions fortes qu’on a vécu, mais aucune n’est vraiment centrée sur un événement particulier. On aime bien « On Midnight Waves » parce qu’elle est arrivée on ne peut plus naturellement. Je l’ai composée en seulement une nuit, et elle s’est mise à sonner directement en répète dès la première fois qu’on l’a jouée, ce qui n’est définitivement pas le cas de tout nos morceaux.
Vous êtes jeunes, on le sait, comment percevez-vous la nouvelle scène française ?

JIM: En france ça part un peu dans tout les sens, je crois que les français ne savent pas trop ce qu’ils veulent et qu’ils sont un peu angoissés. Mais c’est tout leur charme.

CHARLES: Je pense qu’elle est bouillonnante mais qu’on ne met pas la lumière sur les bons artistes.

WILL: Un peu comme un burrito, il y a de tout et n’importe quoi, des trucs bons, d’autres moins, tout ça sous la même enveloppe, pour terminer rapidement dans un gouffre.


En parlant de scène, vous avez déjà fait des concerts, quels sont vos meilleurs souvenirs de concerts justement ?

JIM: L’an dernier on nous a appelé pour jouer dans un bar à Nîmes. On y est allés sans trop se poser de questions, et finalement on a vu débarquer la tête d’affiche de la soirée, The Phantom Band, un groupe écossais, et on était sur le cul du début à la fin, ces mecs étaient vraiment bon, ils dégageaient énormément de musique.

Et dans le groupe qui est le plus : – drôle ? – en retard ? – maladroit ? – bavard ? – capricieux ?

JIM: On est tous plus ou moins drôles, je crois, mais c’est Willy qui remporte le prix avec cette interview je pense. Sinon Charles est souvent en retard, il est le plus bavard et j’ai même envie de dire le plus capricieux aussi, mais ça c’est pour nous remuer, c’est celui du groupe qui a le plus d’expérience technique par exemple, donc il nous fait bosser pas mal avec Willy. Et je suis probablement le plus maladroit.
Quelles sont vos prochaines actualités pour 2012 ?

JIM: Des concerts, des concerts, des concerts. 2012 est le début du voyage, le but est de jouer dans le plus de villes possibles. Sinon on va tourner une vidéo live très bientôt, on vient de sortir un EP 6 titres et j’espère qu’on en fera un deuxième très bientôt, avant la fin 2012.

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