Moon Rambler, une signification particulière ?
Moon Rambler, cela signifie « promeneur sur la Lune », ça me représente bien. Je passe le plus clair de mon temps dans la Lune, et puis je vois mes compositions comme des promenades, mes chansons me font voyager dans ma tête. Et puis j’ai fait des études d’astrophysique, donc je voulais faire un petit clin d’oeil aux étoiles dans mon nom d’artiste.

Explique nous un petit peu comment tu en es arrivé à faire de la musique ?
Je suis venu à la musique sur le tard. Je n’écoutais quasiment pas de musique avant mes 18 ans, hormis ce que l’on écoutait à la maison. J’ai été bercé avec les Beatles et Georges Brassens. Je n’ai jamais suivi de cours de musique, mais j’ai suivi des cours de chant quand j’avais 24 ans, avec Carine Reggiani. J’ai appris la guitare et le sifflement en autodidacte, et ne sais ni lire ni écrire la musique. J’ai commencé à jouer de la guitare en 2004, à 21 ans, en parallèle de mes études, et puis petit à petit ça m’a plu, je suis devenu accroc et j’ai commencé à écrire et composer des chansons il y a 3 ans. Je crois que si l’on revenait dans le passé pour dire à mon moi d’il y a 7 ans que je suis musicien aujourd’hui, il serait très étonné :).

As-tu une idole ou un modèle qui t’as réellement donné envie de te mettre à jouer d’un instrument ?
Je crois que c’est le jazz manouche, qui m’a donné envie d’apprendre la guitare, je trouvais les sonorités très belles. On en écoutait pas mal à la maison juste avant que je commence à apprendre à jouer et il s’est produit un déclic dans ma tête.

La scène pour toi, qu’est-ce que ça représente ?
Sur scène je me sens bien, c’est l’endroit où je peux partager les sons et les émotions que j’ai en moi avec des gens, le public. Le plus important, pour moi, sur scène, c’est le partage, la chaleur humaine, l’intimité avec les auditeurs; c’est aussi ouvrir les portes de mon univers à qui souhaite le visiter.

Quel a été ton premier concert ? Quels souvenirs en gardes-tu ?
Mon premier vrai concert, c’était dans le cadre du Folkfest, organisé par le label Gôneprod, en juillet 2010. C’était aux Cariatides, à Paris. C’est en me promenant sur internet que j’avais découvert le forum Lovefolk, intimement lié à ce label. Cela m’a amené à assister au Folkfest, où j’ai rencontré Alain Oddoz, qui l’organise, et qui m’a proposé d’y jouer. J’ai eu très peur quand j’ai eu dit oui. Et puis le moment venu, quand je me suis retrouvé sous le soleil (un gros projecteur bien chaud et bien lumineux), sur scène, je me suis senti tout de suite bien, comme à la maison, la salle était toute petite mais pleine, et puis voilà, c’était parti, je me suis lancé. Je garde un excellent souvenir de ce concert. C’est lors de ce concert que j’ai rencontré Pierre Marie-Sangouard, qui gère le label, qui m’a encouragé (et qui continue de le faire) à continuer, et qui a réalisé le petit EP que j’ai fait en 2010.

Tu as sorti il n’y a pas longtemps un album, comment est-il accueilli ?
Il n’y a pas longtemps en effet ! A l’heure où j’écris ces lignes, il est en ligne depuis 24h 🙂 Il s’intitule « Melancholy ». Je lui ai donné ce nom car c’est le trait commun de mes chansons. J’aime la mélancolie, je trouve ça mystérieux. Une chanson mélancolique n’est ni triste ni gaie, mais elle peut pencher vers la joie et la tristesse selon l’état d’esprit dans lequel on l’écoute. Pour l’instant, les commentaires sont très encourageants, j’attends avec impatience et curiosité la suite ! Il est écoutable sur http://moonrambler.bandcamp.com et http://www.noomiz.com/moonramblermusic. Il est également disponible en téléchargement sur bandcamp. La version physique sera disponible dans un mois ou deux. C’est un album indépendant et auto-produit.

Comment procèdes-tu pour la composition de tes morceaux ?
Il m’arrive d’écrire des textes seuls, ou alors de trouver des mélodies qui me viennent par hasard en sifflotant, ou bien encore de promener mes doigts sur le manche de ma guitare à la recherche de sons intéressants. Je compose uniquement à l’oreille : une fois que j’ai trouvé un joli son, j’entends les notes qui peuvent prendre sa suite. Et puis de temps en temps j’associe un texte à une mélodie ou à une suite d’accords que j’avais composée quelques temps auparavant. Il m’arrive aussi parfois de voir apparaître des images dans ma tête quand je joue des accords ou que j’improvise sur ma guitare, que j’associe petit à petit à une mélodie puis à des mots. La composition c’est pour moi quelque chose que je ressens, plutôt que quelque chose que je réfléchis.

Tes textes sont-ils autobiographiques ou inspirés d’expériences que tu as vécues ?
Un peu des deux. Mes chansons parlent de souvenirs, d’émotions, de paysages, de la nature, des étoiles, de rêves que j’ai fait ou que j’ai imaginé pouvoir faire (le rêve d’un rêve !). Mes chansons se concentrent sur une ou deux idées, pas plus, afin de ne pas les surcharger de mots. Je cherche plutôt à créer des ambiances musicales et à suggérer des choses. Je plie les mots aux mélodies plutôt que l’inverse. Certaines chansons parlent de choses bien définies pour moi, et d’autres sont de simples descriptions d’images que je vois quand je joue leurs accords et leurs mélodies, des descriptions de l’état d’esprit dans lequel elles me mettent.

Comment imagines-tu l’avenir de Moon Rambler ?
C’est difficile de répondre à cette question sans faire de jugement sur soi-même. Je veux avancer toujours plus loin, continuer à écrire des chansons, rencontrer des musiciennes et des musiciens, partager des scènes, enregistrer de nouvelles choses, prendre soin des oreilles des autres.

Si tu devais décrire ta musique en quatre mots, ce serait lesquels ?
Mélancolique, onirique, apaisante, mélodique

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