Alfred Revanche, une signification particulière ?
Pas au départ. C’est un nom qui me trottait dans la tête depuis un moment. Au début, c’était juste « Alfred », comme le domestique de Bruce Wayne/Batman dont je suis fan. Le reste du groupe a aimé. On a rajouté « Revanche » pour facilité les recherches sur Google et aussi parce que ça sonnait plutôt bien. Au final, ça correspond bien au « propos » parfois rancunier des paroles.

      

Racontez nous un peu l’histoire du groupe.

Hugo et moi on se connaissait depuis un moment. Sutcliffe (autre groupe d’Hugo, notre batteur) et Lambda Zero (mon autre groupe) ont souvent joué ensemble. On se croisait en concert et dans les bars, ça faisait un moment que l’on se tournait autour, que l’on aimait bien le style musical de chacun. On a décidé de monter un groupe. J’ai appelé Julien, notre guitariste. On se connaissait depuis quelques années et il a un très bon sens de la mélodie. Alarm, son groupe, arrêtait, c’était le bon moment. De son coté, Hugo a appelé Charlie pour la basse, un mec doué qui a joué dans 10 000 groupes et qui a dû en enregistrer autant. Et voilà, on a fait une répète, on a bu des coups, raconté des mauvaises blagues. Alfred Revanche était né.

 

Vous chantez en français, une envie ou une évidence ou les deux ?

Alors là, c’est le genre de question où chaque membre du groupe répondra différemment. Hier soir, on a encore eu un grand débat aviné là dessus. John Lennon disait « le rock français, c’est comme le vin anglais« . Pour ma part, je trouve que le rock francophone est souvent assez nul mais, lorsque c’est bien fait, ça sonne aussi bien qu’en anglais. Deportivo, Justin(e) ou Dionysos en sont de bons exemples. Notre langue ferme quelques portes en terme de mélodie, par rapport à l’anglais, car il y a beaucoup plus de consonnes, mais le français est toujours beau à entendre. Chanter en anglais peut paraitre plus facile au premier abord, mais il faut être mélodiquement irréprochable, maitriser parfaitement la langue et avoir un bon accent. Pour un chanteur autodidacte comme moi, le français est beaucoup plus facile. Je parle et pense en français, donc c’est plus naturel. Chacun à son avis là-dessus. Je ne revendique pas le fait de chanter dans la langue de Molière, je m’en fiche complètement, j’espère juste qu’on fait du bon rock.

Comment se passe la composition au sein du groupe?

La plupart du temps, Julien (guitariste) ou Charlie (bassiste) nous envoient des ébauches de chansons. Ils sont assez prolifiques (même si en ce moment, Charlie se la joue perso avec son album solo… Il a besoin de s’émanciper car il découvre son corps à 21 ans) alors on choisit ce qui nous plait et puis, en répète, on transforme ça en une chanson d’Alfred Revanche. On trouve un refrain, un couplet, un pont, Hugo et Charlie veulent rajouter de la complexité, Julien veut rajouter des accords bizarres que je n’aime pas, je trouve toujours que la chanson est trop longue, on s’engueule, on trouve le bon truc, j’écris les paroles chez moi, et on est tous persuadés qu’on a écrit un tube. Bref, comme tous les groupes…

Vos paroles sont-elles autobiographiques ou inspirées de votre quotidien?

Oui, elles parlent de la vie, de la loose, souvent. Le premier EP traite pas mal de douleurs sentimentales ou de l’impression de ne pas trouver sa place. Je suis assez content des textes mais ça va changer (un peu) sur le prochain. J’en ai marre de faire des trucs plaintifs, j’ai envie de parler de ça, mais en mettant plus d’espoir ou au moins un peu d’humour et de recul. On a pas envie que les gens qui écoute ça se dise « la vie, c’est de la merde« , on voudrait que l’auditeur qui se reconnait là dedans retrouve un peu de pêche et l’envie d’en découdre, ça va être un disque de combat.

Quel a été votre premier concert en tant qu’Alfred Revanche ? Quel souvenir en gardez-vous?

C’était au Ferrailleur à Nantes avec Malted Milk, un groupe soul funk, donc rien à voir avec nous. Ça s’est plutôt bien passé dans notre souvenir, à part que certains textes n’étaient pas finis. Il a fallu improviser…

Quel a été le premier album que vous ayez acheté, chacun ?

Un peu comme tous les gens de notre âge, je crois que c’est Nevermind de Nirvana, mais je me dis qu’il y a du y avoir un single de la Schtroumpf Party avant ça. Attends, j’appelle les gars… Alors… Julien (le plus grand fan d’Oasis du monde et le papa du groupe) parle d’une compile genre Dance 93 avec du Ace of Base. Hugo, notre batteur, avoue honnêtement que c’est un disque d’Alliance Ethnique. Alors, Charlie, notre bassiste et plus jeune membre du groupe me dit : le single d’In too deep de Sum 41 ou Iowa de Slipknot. On n’aurait pas dû dire la vérité…

Dans le groupe, qui est le plus :

Bavard ?

J’ai bien peur que ce soit moi. Après, on est tous chanteur dans d’autres groupes, donc tout le monde a une grande gueule. On est des pipelettes.

 

En retard ?

On est assez ponctuels lorsqu’il s’agit de notre musique.

 

Drôle ?

Julien fait très bien le « mec bourré prêt à vomir ». Ça nous fait beaucoup rire.

Moqueur?

Charlie ! Il a un personnage que l’on appelle Monsieur Hin!!! ou Mister Connard qui assassine verbalement tous les gens qui ont le malheur de croiser son regard. C’est dur à expliquer, mais c’est à chialer de rire. Je ne sais d’où vient cette haine en lui…

 

Vous avez déjà sorti un album qui est disponible sur les plateformes de téléchargement légal, que peut-on souhaiter à cet opus ?

Qu’il soit écouté ! On en a vendu pas mal, c’est cool. On en est globalement content. On l’a fait nous même, comme on l’entendait. C’est un bon 1er essai. Les gens étaient contents, mais pas autant que sur le prochain.

Quelles sont vos prochaines actualités ?

Ça va être ce deuxième EP qui occupe toutes nos pensées et notre temps libre en ce moment. On a la tête dedans ! Les morceaux sont vraiment biens. J’ai l’impression qu’on a gardé ce qu’il y avait de mieux sur le premier, et qu’on a enfoncé le clou, bref, c’est l’heure de la revanche ! Ça doit sonner un peu prétentieux, vu de l’extérieur… Mais bon, on adore ce que l’on fait. Les musiciens qui prétendent le contraire, on y croit pas trop.

 

Pour finir, je vous laisse la parole.

De le part de Charlie : « merci à toi et aux survivalistes (qu’est-ce qu’il a voulu dire ?), on vous rachètera un bunker pour en faire un studio…« 

 

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