Pourquoi « Pendentif » ?

Micka : Parce que c’est le premier morceau qu’on a composé. Il s’appelait « Pendentif » et il avait une bonne identité musicale, il était assez personnel, et du coup on l’a appelé « Pendentif », et puis… Non, vas-y c’est la question qu’on nous pose le plus et je n’y arrive jamais. (Rires)
Benoit : Non, du coup, c’est le premier morceau qui a été écrit. Ca vient d’une chanson qu’on avait faite avec un écrivain de Bordeaux qui s’appelle Patrick Scarzelo et à l’intérieur il y avait ce mot dans cette chanson qu’on avait composée avec lui et puis on s’est dit que ça ferait d’abord un beau titre pour une autre chanson et puis finalement on l’a gardé pour le nom du groupe. Et pour la signification, en architecture, c’est une ornementation qui maintient la clé de voute. Il y aussi un côté assez féminin dans ce mot et vu qu’il y a une nana avec nous, voilà.
Micka : Il y a un truc intemporel avec ce mot, c’est un truc qu’on se passe de la grand-mère à la mère, de la mère à la fille, et ainsi de suite.

Et vous avez parlé d’une fille au sein de Pendentif, justement, dans le groupe qui fait quoi ?

Micka : En fait, Cindy est au chant/tambourin, Benoit à la guitare et au chant, moi (Micka) aux claviers et au chant, Ariel à la guitare, au chant et aux claviers, Mathieu au chant et à la basse et Jonathan au chant et à la batterie.

Et avec tout ce beau monde, quelles sont vos principales influences ?

Micka : Une partie de la chanson française, pas mal de pop américaine et puis de la pop/rock anglo-saxonne. Ca va de Boris Vian à je sais pas moi…
Benoit : On essaye de faire un mélange entre la culture qu’on a pu avoir simplement avec nos parents qui pouvait être du Polnareff, du Etienne Daho, du Christophe et de l’autre côté, la musique anglo-saxonne et américaine comme The Drums, The Horrors, MGMT, etc.

Et parmi ces influences, est-ce qu’il y aurait un artiste ou un groupe qui vous aurait vraiment donné envie de monter un groupe ?

Benoit : Nous, on a trente ans, donc on a commencé la musique à l’âge de dix-sept ans, donc personnellement ce qui m’a marqué, c’est tout le rock garage indé américain avec en tête de file, Nirvana après Pavement, Sonic Youth, etc. Donc j’ai démarré là-dessus.
Micka : Pour moi, finalement, c’est beaucoup la musique noire américaine et le rap français des années 90. Mais très vite relayé par la suite par la chanson française, le rock aussi, Beck par exemple.

Et où en êtes-vous au niveau des albums ?

Benoit : Il y a un maxi éponyme qui comporte quatre titres qu’on a sorti sur un petit label indépendant.

Et comment a-t-il été accueilli par votre public et par les critiques ?

Benoit : Il a été très bien accueilli par la presse française comme les Inrocks ou Magic ! Et aussi pas mal de webzines comme le tien et notamment même des webzines étrangers.

Et sinon, El Chicho est un lieu où vous avez eu l’occasion de jouer plusieurs fois ?

Micka : Non, on n’y a joué qu’une seule fois.
Et quel souvenir gardez-vous de ce concert ? Ce lieu est considéré par la presse comme « le renouveau de la scène bordelaise »…

Micka : Bonne ambiance !
Benoit : Ouais, comme d’habitude là-bas. Y’a toujours une bonne ambiance, vu que déjà c’est tout petit, le lieu est vite rempli et vite électrique. On aime bien ce lieu car la programmation est orientée pop et chanson française, enfin là ils sont en train de l’élargir, mais en tout cas l’année dernière c’était basé sur la pop et la chanson française. Donc nous on se reconnait beaucoup dans la programmation que peut faire Eugène, en fait. On traine souvent là-bas et puis c’est un copain à nous.

Et en ce moment quel est votre coup de cœur musical ?

Micka : On va citer les copains !
Benoit : François & The Atlas Moutain.
Micka : Et puis Petit Fantôme. Et en coup de cœur international ce serait Baxter Dury, Cracbooms, Granville et Lescop.

Pouvez-vous nous parler de l’une de vos chansons ? Nous raconter son histoire, dans quelles circonstances a-t-elle été écrite ? 

Benoit : Le premier morceau, le morceau « Pendentif ». C’est la chanson qui nous a finalement portée. Micka a commencé à faire ce morceau là avec Cindy, moi j’étais pote avec lui, j’ai mis la main à la pâte pour faire le refrain, y’a Mathieu qui est arrivé pour faire la basse, au départ on était juste partis pour lui donner un coup de main parce qu’on fait aussi des chansons pour le plaisir sans forcément penser à développer un projet. Et puis du coup on est tous tombés amoureux de cette chanson et on s’est dit qu’on tenait un univers et à partir de là, ça a été la base pour démarrer le restant du projet.

Quel était le premier album que vous avez acheté ?

Benoit : Marcia Baila des Rita Mitsouko
Micka : Métèque et mat d’Akhénaton

Quels sont les projets pour 2012 de Pendentif ?

Micka : Deux maxis de prévu.
Benoit : Si tout va bien deux clips. C’est une année de préparation pour l’album qui devrait sortir en octobre 2012.
Micka : Et puis essayer de faire de beaux concerts, de travailler vraiment nos lives.

On vous le souhaite en tout cas !

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