Pourquoi écrire sur des groupes de musique?

 

Tout simplement parce que la musique est notre bouffée d’oxygène quotidienne et valable, notre seule drogue légale… Aujourd’hui, on vit dans un monde qui est ce qu’il est : pas besoin de faire un dessin.  Pour  ma part, comme pour beaucoup : c’est l’adolescence, ce terrible moment où l’enfant devient adulte, où l’on comprend que la réalité sera toujours bien présente, qui a été un facteur déclencheur. Pas forcément à l’aise dans une peau dont personne ne vous a demandé l’avis de la porter,  j’ai essayé d’exprimer ce que je ressentais à travers les mots : d’abord par de la poésie, puis des nouvelles…et lorsque le rock m’est apparu, les temps ont pu justifier un mélange de littérature et de rock. Ainsi je me suis tourné tout d’abord vers les magazines de rock, ce qui m’a fait découvrir des groupes français vers lesquels je me suis ensuite tourné pour écrire les deux premiers tomes de « Rock Stories »… Puis j’ai essayé d’aborder un autre angle du rock, celui qui est trop souvent entaché de clichés : les fans, sans qui, bêtement et forcément, rien ne serait…

 


Comment choisis tu les groupes cites dans le livre?

 

Le livre parle des rapports fans/stars. Il y a des communautés donc incontournables.  Je veux dire que pour certains groupes ou artistes, leurs fans font partie intégrante de leur mythe : je pense à Michael Jackson, Mylène Farmer, Indochine, Tokio Hotel. Pour chacun il y a des communautés qui prennent une part vraiment importante de la représentation dudit groupe ou artiste. Donc si on dit qu’on fait un groupe sur un tel sujet, il y a des incontournables.  Après j’ai essayé de trouver des fans de toutes générations. Car le rock commence dans les années 50… mais ce n’est pas évident… Heureusement avec Internet, on peut retrouver pas mal de monde : des gens qui ont vu les Stones, Les Beatles, The Clash, Bowie-Satardust, Joy Division … J’ai essayé de mélanger les époques car justement chaque époque a sa propre spécificité.  On ne vit évidemment pas la musique des années 60 comme celle d’aujourd’hui, surtout en termes de « consommation » (même si ce mot est désagréable). Des vinyles, au cd, on est arrivé aux années Internet. Des hippies aux goth de la new wave, du grunge à l’emo, on a vu l’émergence de publics radicalement différents, mais, finalement, tous s’abreuvant à la même source : le rock. Une source dont les eaux s’écoulent en plusieurs rivières, et c’est justement ce qui fait que tout cela est si intéressant : le rapport entre la société et la façon pour les gens d’écouter de la musique et de voir les stars… C’est tout cela que j’ai voulu intégrer à « Rock Addictions ».

 


Qu’est ce qui t’incite à écrire sur ces groupes? Aimes tu montrer tous les aspects d’un groupe ou seulement ceux qui te plaisent?

 

J’ai donné pas mal d’éléments dans la réponse précédente.  Après, tous les groupes me plaisent. Tous les groupes montrent, signifient quelque chose, quelque soit l’âge que l’on a d’ailleurs. Mais bien sûr, il ne faut pas rester que sur ses propres goûts. Il faut essayer de trouver ce que les fans veulent attendre. Pas seulement dans le but de vendre pour vendre, non,  mais pour répondre à leurs attentes. J’essaye de me mettre à leur place, je regarde ce qui marche, les retours, etc… et avec tous ces critères, on espère choisir des groupes et artistes suscitent un intérêt… en bien, ou en mal. Il est toujours intéressant de passer outre les clichés et de se plonger dans les nombreuses veines du rock, en intraveineuse et en apnée…

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