[box type= »info »] Actuellement, la formation des Mistakers a changé depuis la date de l’interview (août 2010). Victor n’est plus au chant, c’est Sevan qui a pris sa place. Le groupe s’appelle désormais « Is Tropical ».[/box]

Sevan : Messieurs, soyons studieux, nous ne devons pas répondre tous en même temps, on lève la main.

 

 

S : La question basique, pourquoi Mistakers ?

 

Nicolas : C’est vrai, en fait, pour commencer, tu n’es pas sans savoir, qu’on est composés de cinq membres. On est tous tellement différents, que pour le principe, on était pas censés se rencontrer. C’était pas faisable à la base, qu’on fasse de la musique ensemble.

Victor : Je peux dire un truc… Moi, avant de faire de la musique, je faisais du foot.

Sevan : Moi, j’organisais des soirées dans les boîtes huppées, un autre était geek, un autre était émo.

Nicolas : Des trucs qui ont rien à voir. Il y avait vraiment aucune raison pour…

Sevan : On vient tous les cinq, au point de vue vie, et au point de vue de ce qu’on faisait avant, au point de vue look, les musiques qu’on écoute, on est vraiment différents. Rien à voir. Et du coup, on a commencé à délirer, sur le fait que ça soit une erreur que l’on soit tous les cinq.

Nicolas : Et aussi parce qu’on a tendance à accumuler les plans galère, par contre, c’est un peu fini, on s’en sort mieux maintenant, quand même.

Victor : On avait une grosse malédiction sur le groupe. A chaque concert, il y avait un truc qui foirait, un instrument qui se cassait, un ampli qui s’arrêtait…

Sevan : Sans raison distincte, ils s’arrêtaient juste de marcher. (Rires)

Nicolas : A Nice, Sevan échappe une baguette. Ca arrive, le jeu, la transpiration, tu as les mains moites… Il a beau se la jouer « glamour », c’est humain ! Il lâche la baguette, il se penche pour la récupérer, il fait tomber son charlet. Le charlet sectionne le câble de la guitare de Martin, en deux, qui lui continue à jouer, qui comprend pas pourquoi il a plus de son, il cherche dans tous les sens et pendant ¼ h, il trifouille son ampli.

Victor : Et on a mis une heure à trouver et ça s’est mis à remarcher comme ça. On a pas compris.

 

S : Est-ce qu’il y a des petits surnoms entre vous ?

 

Sevan : Oula, oh oui. Alors on commence par Colonel Ketchup, donc Victor, le Papa c’est un peu la conscience du groupe qui nous remet dans le droit chemin, quand on va à une soirée c’est lui qui nous dit : OK les mecs faut s’arrêter. Moi je suis le Pilote

Victor : Guillaume qui est dans la lignée de Sevan qui est le copilote et Martin qui est le Major. C’est lui qui compose dans le groupe.

 

S : Avez-vous un cri de guerre, un rituel avant un concert

 

Sevan/Victor: Peace, Love and Mistakers! (Rires)

 

S : Avez-vous chacun une expression favorite ?

 

Nicolas : C’est dingue comme tu sais poser les questions qui te foutent dedans.

Sevan : Ouais c’est baisse ta culotte. (Rires)

Victor : Colonel Ketchup au garde à vous. (Rires)

Nico : C’est un peu le rôle du Papa : tu te sens pas un peu trop à l’aise là?

 

S : Et à part la musique vous avez des talents cachés ?

 

Nicolas : En fait on est tous… si tu veux y a pas que la musique qui compte, c’est le truc qu’on aime faire, on a envie de passer notre vie à faire ça. Mais on est également intéresser par toutes les autres formes d’art, par tous les autres médias ; du coup on travaille tous sur différentes choses : y’à le fait que j’aime bien écrire, ou réaliser des vidéos amateurs, ce genre de choses !

Sevan : moi y parait que je suis marrant quand je danse ! (rires) Guillaume son talent caché, c’est World Of Warcraft, ne rigolez pas, il a atteint le plus au niveau possible !

Victor : Il a joué pendant quatre ans à ce jeu, il a passé des nuits entières dessus, sans se rendre compte que le matin se levait et tout.

Nicolas : Ce que Sevan te dit pas à propos de lui, c’est qu’il s’y connaît bien dans tout ce qui est un peu mode.

Victor : Et aussi en négociation, il est très fort !

Sevan : Moi, je suis commercial, je m’occupe de tout ce qui est de faire de la pub, les trucs comme ça, c’est mes études, j’aime bien faire ça, si je fais de la musique, c’est ce que je voulais faire à la base.

Victor : Et puis il est arménien, il a un peu ça dans le sang ! Mine de rien, c’est vrai que les arméniens savent très bien négocier.

 

S : Votre coup de cœur du moment ?

 

Sevan : Moi j’en ai un depuis hier, en fait, je t’explique, on a eu une grosse période Two Door Cinema Club, à fond, on a trop écouté, c’était la première fois avec Phoenix, qu’on avait un groupe que tous les cinq, on aimait vraiment autant. Et moi depuis hier, c’est East Tropical. C’est trois londoniens, c’est un peu dans le trip Metronomy, mélangé à du Laroux. Et ça défonce, ils sont en train de préparer leur premier album !

Nicolas : Pour ma part, je sais pas si tu connais Foals, et j’ai eu une grosse période Foals et j’ai cherché un peu dans leurs influences et du coup je retombe un peu dans les fondamentaux, je suis bien à fond là-dedans, les rythmiques un peu psychédéliques.

Victor : Moi, de mon côté, mes chers compatriotes m’ont ouvert à Foals. Donc, j’ai téléchargé d’autres trucs dans ce style là.

Nicolas : Tu as acheté beaucoup de choses, tu n’as pas téléchargé.

Victor : J’ai téléchargé légalement ! Je suis dans une culture bien pop californienne, plus dans une génération de boys band rock, ce sont des groupes très pour les gamines de 14 ans, je suis un grand fan (rires) !

Nicolas : Je sais que Guillaume est bien dans sa période, Foals également. Mais il est revenu un peu sur le dernier album The Maine.

Victor : The Maine, c’est un peu un groupe qui est dans un esprit teenage, mais en plus mature, plus classe et moins commercial, ou trop formaté.

Nicolas : Et Martin est à fond dans The Kills. Après l’expérience de Pop/Punk qu’on a eu sur Lyon, qu’on a pris du plaisir à faire, on a voulu passer à autre chose et on en vient à des choses beaucoup moins surproduite, beaucoup plus spontané en fait.

Victor : depuis notre voyage à Barcelone, ça nous a vachement ouvert les yeux sur ce qu’on voulait faire. On a changé, on a vachement grandi.

 

S : Si vous ne faisiez pas partie des Mistakers, vous feriez quoi et vous seriez où en ce moment ?

 

Sevan : On serait en train d’avoir plein d’argent.

Nicolas : on serait en train de réussir nos vies (rires)

Sevan : Je me préparerais à partir faire mon Master en Angleterre ce qui était prévu à la base.

Victor : Moi aussi je serais en train de réussir mes études plus que ça mais je pense que je serais dans un petit groupe en parallèle mais qui aurait peut être pas autant de poids.

Nicolas : Moi 2 possibilités : enfermer dans une bibliothèque pour faire mon Master Etudes Byzantines, soit j’aurais lâché l’affaire et je serais en train d’écrire, je sais pas trop quoi enfin un truc assez…

Sevan : Mais personnellement j’ai pris ma décision et j’ai aucune envie d’être ailleurs et de faire autre chose que les Mistakers.

Nicolas : C’est vraiment des suppositions qu’on fait

Sevan : Si on est pas en train de faire où on serait, on aurait pu faire chacun sa vie de son côté mais on a vraiment envie de faire ça,

Victor : on avance tous dans un but commun, on reste soudés. On sait où on va.

Nicolas : Les gens qui ont une vie normale s’imaginent qu’être dans un groupe de rock c’est pour eux en fait on peut que s’imaginer ce qu’on ferait si on avait une vie un peu plus commune. Finalement sortie de la musique on fait que des suppositions.

 

S : Y a-t-il une question que vous n’aimeriez pas qu’on vous pose ?

Vous pouvez me dire je vous la poserais pas.

 

Sevan : D’où viennent les MST ? (rires) Non, c’est pas vrai hein !

Victor : Surtout qu’on sait d’où elles viennent !

Sevan : Quand on est artiste c’est quelque chose de normal qu’on te pose des questions sur pourquoi t’as fait ça, ton cheminement pour arriver à ta création, qu’est ce qui s’est passé par ta tête, qu’est ce qui t’as influencé, ce qui plait ou ce qui plait pas. Chaque question est bonne à poser en fait. Chaque réponse est bonne à écouter aussi

Nicolas : d’un autre côté on aime bien être mis sur la corde raide, ça nous pousse à réfléchir sur nous même, c’est toujours un exercice qu’on a aimé faire avec ce groupe parce que c’est comme ça qu’on avance dans notre vie. A chaque fois on se met sur l’échafaud …

Sevan : Si tu nous poses une question qui nous met à l’aise, c’est une bonne question

 

S : Ouais !

 

Victor : T’y pense pas ? T’y pense pas que le but d’un bon journaliste c’est de savoir poser la question qui va faire mouche, qui va déranger un peu …

 

S : Je pose une colle et puis c’est bon. Et puis pour finir je vous laisse la parole

 

Victor : On peut parler de notre petit projet à venir. Et bien après notre stage barcelonien,

Sevan : barcelonais, hein.

Victor : Ouais, mais j’aime bien dire Barcelonien ! Et donc on est allé à Paris, on a enregistré2singles qui on espère vont marcher.

Sevan : On part sur quelque chose d’un peu différent. On a vraiment réussi à trouver un son qui nous plait à tous les 5, on espère que ça va plaire à tout le monde.

Victor : On a relevé un défi qui était de mixer nos influences avec un bon résultat et franchement…

Sevan : Et d’écrire en français aussi

Victor : Ce qui est pas facile, surtout qu’on a une culture très américaine et anglaise aussi, on pense avoir relevé le défi parce qu’on est super fiers du single

Sevan : et on espère que ca va plaire, on a mis beaucoup de notre cœur et de notre temps,

Victor : on a travaillé dur en plus dessus, on a rien laissé au hasard.

Sevan : On en a chié pour essayer de faire un résultat, qui nous plaise et si quelqu’un passe du bon temps en écoutant mes chansons, chez lui, en boîte dans une soirée, je serais content mon travail sera bien fait.

Nicolas : Très bien dit.

Victor : Mr le Pilote !

Sevan : Je t’en prie ! (rires)

 

Vous avez aimé cet article, partagez-le :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *