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We Were Evergreen, une signification particulière ?

« Evergreen », ce sont les arbres à feuillage persistent, ceux qui ne perdent pas leurs feuilles en hiver. En l’occurrence, on l’a perdu, ce feuillage. On n’y peut rien, c’est l’époque.  

 

Pour commencer, pouvez-vous nous faire une petite présentation des membres du groupe?

Nous sommes trois jeunes Européens, dont les origines forment un joli triangle isocèle entre Bayonne, Menton et Paris – triangle dont le centre se situerait (selon des études mathématiques effectuées par la 4ème G du collège Ashton-Kutcher à Jouy-en-Josace) en pleine cambrousse limousine. Michael joue de la famille des guitares (banjo, ukulélé, charango), Fabienne de celle des claviers (toy piano, carillon, microKorg), et William s’occupe de tout le reste, des percussions à la basse en passant par les samples. 

 

Qui a eu l’idée de créer le groupe? 

En janvier 2008, Michael a pris une bonne résolution de nouvelle année: celle d’assumer sa musique et de commencer un groupe. Pour une fois, c’est une résolution qui s’est tenue.  

 

Dans quel univers musical avez-vous grandi?

On a chacun notre univers, mais on se retrouve sur certaines références essentielles, comme McCartney, le Velvet Underground et les Spice Girls, bien sûr.

 

Chanter en anglais, un choix, une préférence ?

Un choix, une préférence aussi: l’anglais est tout simplement la langue de la musique que nous écoutions jeunes. C’est une langue ludique et excitante, beaucoup plus permissive que le français. Il y a quelque chose d’assez jouissif dans ce langage-plateau de jeu.   

 

Vos chansons sont-elles autobiographiques? De quoi parlez-vous généralement dedans?

Il faut percevoir nos chansons comme des contes, qui traitent d’enfance mais d’adolescence aussi. Ce sont des histoires de petits arbres apprivoisés, d’enfants qui s’envolent vers le sud pour l’hiver, d’hommes de seconde main: autant d’images et d’histoires naïves qui permettent d’enrober des choses plus personnelles. Le passage de l’enfance à l’âge adulte est un sujet inépuisable; on est encore dans ce passage. 

 

Comment se passe la composition au sein du groupe?

Michael apporte généralement quelque chose de cru: tout le monde se met aux fourneaux, et au bout d’une bonne période de cuisson, ding! c’est prêt.   

 

Quel a été votre premier concert ? Quel(s) souvenir(s) en gardez-vous?

On a commencé dans notre cuisine à taper sur des bols avec des couverts, mais ça embêtait les voisins. Du coup, on a cherché un vrai lieu: un mois après la création du groupe, on jouait donc dans un pub du XIIIè arrondissement appelé le Shannon River. Il se trouve qu’on était déjà tous les 3 sur scène, alors que William n’allait rejoindre officiellement le groupe que 5 mois plus tard. On en garde un très bon souvenir, il n’y avait que des amis dans le public, on a pris beaucoup de plaisir.

 

Si vous ne faisiez pas partis du groupe, que feriez-vous et où seriez-vous en ce moment?

Michael retournerait vivre dans la jungle niçoise avec les olives sauvages, Fabienne serait sûrement en train de finir sa thèse de zeugmatologie pratique, et William serait sans doute au fond d’un bar de Berlin à taper sur un toy piano et une canette de bière en appelant ça de la néo-poésie brute. 

 

Si l’on vous proposait de faire la B.O d’un film/série, le/laquelle choisiriez-vous?

On adorerait faire la B.O. du prochain Hitchcock. Alfred, si tu lis ça, appelle-nous.

 

Pour finir, je vous laisse la parole. 

Je prends. A tout trèfle. 

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