C’est aujourd’hui à Casablanca, que Ben L’Oncle Soul donne un concert qui promet d’être excellent. Billet en main, dictaphone, appareil photo et questions dans le sac, je suis prête à me rendre au Mégarama (lieu où sera donné le concert). Arrivée un peu en avance par rapport aux autres journalistes, je patiente quelques minutes. Le rendez-vous était prévu pour 15h. Néanmoins, à 15h, toujours pas de Ben L’Oncle Soul… Mais où est-il passé ? Aucune inquiétude, il aura simplement un peu de retard. Vers 15h45, les journalistes, badges autour du cou, sont appelés à se réunir dans la salle de concert, afin de commencer les interviews.

Nous entrons dans la salle, le matériel est en cours d’installation, certains réglages se font. Les musiciens sont là, les deux choristes aussi ! Mais Ben n’est toujours pas là. Et voilà que Ben fait son entrée ! Il est tout de suite sollicité par l’attachée de presse locale, pour commencer les interviews. J’apprends que je suis en fin de liste, je vais donc devoir attendre que tous les autres passent, mais peu importe, je suis quand même là. Pendant que les autres journalistes font leur interview, je prends quelques clichés de Ben.

Ben est enthousiaste, il a l’air heureux d’être là.

Enfin, vient mon tour. Je me présente seule à Ben, au moment où Jérémie (manager du groupe) vient, et me présente. Ben répéta « Some Are On The Way » et me dit avoir  tout compris au nom. Nous nous installons sur une caisse d’instruments, et commençons l’interview :

S : Comment as-tu eu l’idée pour Ben L’Oncle Soul ? Cela a vraiment un rapport avec la marque de riz ? 

Ben : Ouais, en fait, c’est pas vraiment moi qui ai eu l’idée, ce sont mes camarades de classe à l’époque, je devais être au collège ou au lycée et puis ils m’ont surnommés comme ça, parce que j’avais fouillé dans les tiroirs de mon grand-père et j’avais trouvé un nœud papillon, alors j’étais allé à l’école avec et ils avaient vite fait le rapprochement avec la marque de riz. Ils m’ont appelé Oncle Ben pendant des années.

S : Quelle est la rencontre qui t’as le plus marqué ?

Ben : Ah la rencontre avec Stevie Wonder, il est venu faire un concert à Bercy et j’avais la chance d’être là pour l’afterwork au showcase. C’était au Jamel Comedy Club et voilà, je l’ai rencontré, je lui ai serré la main. Je lui ai chantonné une petite chanson, c’était génial !

S : Tu viens de Tours, que penses-tu la scène tourangelle, tous les petits groupes émergents ?

Ben : Moi, j’ai pas tellement fait de musique à Tours, finalement, mes premiers concerts étaient sur Paris directement. J’ai fait de la musique à la maison avec mon pote Gabin sur un ordinateur, le dimanche après-midi quand on avait rien à faire. On a fait un site internet, on a mis nos morceaux sur Myspace et c’est directement Motown France qui est venu nous chercher pour nous faire faire des premières parties et des concerts à Paris. Donc je connaissais pas tellement la scène Tourangelle, mais en tout cas, je me rends compte, surtout sur Paris, en rencontrant des musiciens qu’il y en a beaucoup qui viennent de Tours, donc j’imagine que c’est des bons !

S : Tu composes surtout avec Gabin Lesieur.

Ben : Ouais !

S : Vous fonctionnez comment pour composer vos chansons ?

Ben : La partie, on va dire, « paroles », écriture des paroles, c’est moi qui la gère avec Freddy, un de mes amis aussi qui fait de la musique. Mais avec Gabin Lesieur, on écrit surtout la musique en fait, l’ambiance musicale, les arrangements, etc.… on commence, on écoute de la musique et puis après quand on en a envie, on commence à chercher deux/trois idées comme ça, ça se fait vraiment au feeling !

S : Tu avais dit une fois, que tu préférais commencer par la musique, puis les paroles.

Ben : Oui !

S : C’est vraiment parce que tu as peur de ne pas être calé sur le bon thème ou…

Ben : En vérité, je suis persuadé que dans une bonne chanson, y’a 50% qui est raconté par les mots mais aussi 50% qui est évoqué par la musique et transpiré déjà par la musique, donc si je commence, je sais pas illustrer en musique, ça m’intéresse pas, du coup, je préfère faire l’inverse. Partir de ce que la musique me souffle à l’oreille, m’évoque et ensuite écrire des paroles qui sont au plus proche de ce que je ressens.

S : Et de venir à Casablanca, faire un concert, ça te fait quoi ?

Ben : C’est d’la balle !!! (Rires) C’est génial, c’est super, moi c’est ma première rencontre avec le public marocain et je suis très content parce que j’ai pleins d’amis marocains à Tours et à Paris, j’ai grandi avec une famille de marocains, Yassine si tu nous entends ! Et aujourd’hui, je suis très content parce que c’est un public francophone, donc  qui comprend mes chansons et ça c’est important d’aller faire un tour un peu aux quatre coins du monde pour faire exister ma musique.

S : Pour finir l’interview, si tu as quelque chose à ajouter.

Ben : Mesdames, messieurs, les Marocains, Peace, Love & Soul, restez Soul c’est très important !

 

Beaucoup de monde attend devant le Mégarama. La foule fait un brouhaha assourdissant. On entre dans la salle. Tout le monde s’installe tranquillement, rejoint des amis, discute. La bonne humeur est de mise ce soir ! 20h40, les lumières s’éteignent. Le public applaudit et crie autant qu’il le peut. Les musiciens entrent en scène, suivis par les choristes, Ulrich et Opé. La technique des musiciens est imparable, et le déhanché des choristes est vraiment beau à voir ! Ben fait son entrée, et le public est en délire ! Amateurs ou non de Soul, on danse, saute, tape dans nos mains, chante tous autant que nous sommes ! Le groupe nous transmet sa joie de vivre ! Les chorégraphies sont amusantes et délirantes, la voix de Ben est fascinante, et nous découvrons celles de ses choristes et de son bassiste, qui sont tout aussi agréables. Une belle surprise ! Fan à la base ou non de Ben L’Oncle Soul, le live ne peut que plaire. Il est énergique, dynamique, drôle, dansant et appréciable pour nos oreilles et nos yeux. Nous nous en prenons plein la vue, c’est un moment incroyable que nous vivons. Outre le concert en lui-même, le groupe joue avec le public, pour notre plus grand plaisir ! Nous nous prêtons au jeu sans problème. Un rappel, puis quelques mini-rappels plus tard, et le concert est fini. Ce live m’a émoustillé les sens auditifs et visuels, au point de vivement le conseiller à toute la population !

Ben L’Oncle Soul est plus un groupe à aller voir en concert, plutôt que de l’écouter chez soi. Sur scène, le groupe prend une toute autre dimension, totalement hallucinante !

 

Sabrine Khinibilla

 

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