Il m’a été confié la difficile tâche de rédiger un article sur les Arctic Monkeys en ce 11 décembre 2010.

Nombreux sont les articles ayant fait l’éloge du groupe issu de Sheffield, UK. C’est pourquoi j’ai décidé d’innover, en quelques sortes, en parlant de ce que ce groupe a pu créer à titre plus personnel. Car les Monkeys c’est avant tout un phénomène sorti de nul part qui a pris tout le monde par surprise et envahi les ipods de gamins pseudos fans de rock dans le monde entier.

J’avais 14 ans quand j’ai écouté pour la première fois le morceau « I Bet That You Look Good On The Dancefloor ». C’est un ami a moi, fan de Muse & Green Day (alors très en vogue a l’époque) qui me fit découvrir le groupe par hasard lors d’une lecture aléatoire de son mp3. Une voix particulière, un refrain accrocheur, une énergie assez inconnue, je demande tout à fait anodinement quel est ce groupe, sans avoir la moindre idée de ce qui allait s’en suivre. Il me dit alors : « Arctic Monkeys ».

En rentrant chez moi le soir même, j’allume mon PC et fonce sur Google tapé ce nom. Je découvre alors une playlist composée de morceaux intitulés « Still Take You Home », « When The Sun Goes Down » et j’en passe… Je télécharge le tout (légalement cela va de soit), et gave mon ipod de ce monstre qu’est leur premier album. Première écoute, me voilà chamboulé. Je me renseigne un peu plus sur eux et découvre des têtes boutonneuses, des cheveux courts ainsi que des ados dénués de style. Mais bordel, qu’est-ce qu’ils envoient les ordures! Un Alex Turner a la voix hésitante en live et aux allures de gentil petit gars, un Matt Helders ressemblant a un pro des maths, un Andy Nicholson semblant être tombé lui aussi dans la marmité étant petit et un Jamie Cook quelconque. Des mecs comme vous et moi. Mais ils étaient évidemment bien plus que ca.

Me voila fan.

Viens ensuite la période « Favourite Worst Nightmare » qui me rapproche un peu plus d’eux. A l’occasion de mon 16ème anniversaire, mon père me fait le plus beau cadeau du monde. Un concert à l’Alexandra Palace de Londres. Une fois sur place, je m’attends bien attendu à quelque chose de grandiose, leur second album a la hauteur du premier, je me dis que le show risque d’être mémorable. Mais je suis fou. C’était inimaginable. Ou sont les 4 gosses boutonneux avec 2 poils au menton? J’ai face a moi un chanteur a la voix magique, un batteur qui tient le surnom de « Agile Beast » a juste titre, un bassiste aux cheveux longs et a l’allure svelte (que je suis bête, c’est Nick qui a remplacé Andy) et un guitariste engagé dans sa musique, concentré, utilisant ses pédales d’effet à merveille. Les gamins ont muri et en plus de faire rêver tout les petits anglais dans leurs garages, ils font rêver les gosses du monde entier. En tout cas maintenant, c’est mon cas.

Eté 2009. On entend plus trop parler d’Arctic Monkeys. A mon grand regret. Mais je reste tout de même à 200% derrière eux, épiant leur moindre actualité sur leur site internet et écoutant de temps à autres leurs classiques. J’attends la sortie de « Humbug », leur troisième album annoncé par les journalistes comme différent des anciens. J’ai peur, je l’avoue. Et dès le jour de sa sortie, je fonce au centre commercial l’acheter, je rentre chez moi, le met en lecture et la… C’est le drame. Je suis déçu. Où sont passé les riffs percutants, dansants, la fraicheur de leur son? J’en parle avec d’autres et le constat est alarmant : cet album semble moins réussi. Mais au fil des écoutes, mon avis se trouve quelque peu changeant. Je remarque quelques subtilités sonores nécessitant plusieurs auditions et peu à peu j’apprécie ce style plus « noir », rapproché des Queens of the Stone Age. Ah, tout s’explique, Josh Homme a produit l’album, très bien. Et eux, désormais cachés derrière de longues tignasses et de longs manteaux noirs. On semble bien loin du temps ou l’apparence ne comptait pas tant la musique était envoutante mais il faut le comprendre, eux comme tout a chacun murissent.

J’ai aujourd’hui même 18 ans et la fureur Arctic Monkeys m’habite toujours comme au premier jour, telle une femme à qui vous n’oserez jamais parler, mais qui vous séduis au plus au point. Comparaison peut-être abusive, je vous l’accorde, mais c’est une belle façon de remercier ces gamins aujourd’hui adultes de m’avoir donné de l’envie et de la passion pour ce que je fais. Et je ne suis surement pas le seul.

Mehdi B.

 

Merci à Mehdi Benzadi (Chanteur du groupe Main Square) pour avoir bien voulu donner son avis, le jour de son anniversaire, sur le groupe Arctic Monkeys, qui nous pouvons le dire, est une de ses principales influences.

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