Comment sont nés les LB STOCK ?

Nils : Je crois que c’était en seconde, je  connaissais personne, je suis arrivé en seconde et j’étais bien pote avec un mec qui faisait pas d’instrument, et j’ai rencontré Léo, parce que je savais qu’il faisait de la guitare, moi je jouais un peu, et c’est Louise qui nous a fait rencontré, on a joué à deux au début…
Léo : On avait fait une manifestation ensemble avant ! (rires)
Nils : Après on a joué tous les deux, et j’ai demandé à mon pote Florian, de jouer avec nous, pour qu’il commence la basse, donc en décembre, il s’est acheté une basse, il a commencé à jouer, et ensuite, on avait du mal à trouver un batteur, et il y avait une fille dans ma classe qui jouait de la batterie et donc on a joué avec elle un certain temps, et voilà, c’était parti, la naissance des LB STOCK !

 

Donc, on a bien compris « LB » pour Louise Bourgoin, « STOCK » pour Woodstock, mais en quoi Woodstock vous attire-t-il ?

Léo : Juste parce que c’est magique !
Nils : Non, je ne sais pas, Woodstock, c’est le summum de la musique qui rentre dans les mœurs d’une communauté mondiale, je ne sais pas, c’est un mythe Woodstock.
Léo : Tu ne peux pas trop décrire non plus, pour l’ambiance, pour la musique.
Nils : Et des drogues de fous, voilà aussi !

 

En parlant de Woodstock, avec quels groupes auriez-vous aimez partager la scène ?

Nils : Tous. (Rires)
Léo : Jimi Hendrix.
Nils : Jimi Hendrix, Santana…
Léo : Soul Sacrifice, la vidéo est sur Youtube, je ne sais pas si tu l’as vu.
Nils : C’est une chanson qui s’appelle Soul Sacrifice, le batteur, il a quoi, dix-neuf ans, tu sais, un truc comme ça, et il fait un solo magique, mais vraiment magique. Je ne sais pas s’il y avait les Who ?
Léo : Je sais plus…
Nils : C’est chan-mé les Who !
Léo : Ouais, je sais !

 

Quel est le premier concert auquel vous avez assisté ?

Nils : C’était mon père je crois ! Ouais, c’était mon père quand j’étais petit, parce que mon père a fait quelques concerts quand il était plus jeune et après le premier concert auquel j’ai voulu aller vraiment, je ne sais pas y’avait pleins de petits concerts comme les Tulipes Noires, Be Quiet et tout ! Donc quand tu fais un concert, tu regardes un concert aussi, comme on fait souvent trois groupes.
Léo : Moi, c’était le Radio Birdman, je sais pas si tu connais, c’est un vieux groupe, et en fait, si tu veux, ils se sont pas séparés, mais ils ont arrêté de faire de la musique, au final, ils sont passés sur Bordeaux, et c’était un truc à pas manquer, c’était style.

 

Quels sont les moments de groupe qui vous ont le plus marqués en tant que LB STOCK ?

Nils : Le premier concert.
Léo : Ouais, forcément.
Nils : Le premier concert, c’était à la Politique, c’était un bar, y’avait beaucoup de bars avant sur Bordeaux où on pouvait jouer, plus que maintenant, et c’était notre premier concert, donc on avait fait un max’ de pub et tout, y’avait genre 80 personnes, c’était un petit bar, il était rempli, on a joué avec les Libido Fuzz d’ailleurs, et ça le faisait bien, tu vois, parce que c’était le premier concert, personnellement que je faisais, et la sensation, elle est parfaite quoi, donc c’est toujours le premier, c’est comme quand tu te piques à l’héro’, la première fois, c’est toujours la meilleure…
Léo : Trop pas (rires) !
Nils : Si, si, je l’ai lu dans Flash !
Léo : Ah, tu l’as lu, ça va.
Nils : Ouais, mais je rigole, enfin voilà !
Léo : Quand on a vu Léo, jouer de la batterie pour la première fois (rires) !
Nils : On a changé de batteur, parce que la batteuse, c’est une fille qu’on adore , qu’on côtoie toujours, mais musicalement, c’est une bonne batteuse, mais on voulait quelque chose d’autre, et donc on a rencontré Léo qui a 20 ans, on a fait une répète’ avec lui à Barbey, on a joué tous les sens, c’est la première chanson qu’on avait faite, et lui il la connaissait parce qu’on le connaissait un peu et c’était génial !
Léo : Sauf que lui, il a improvisé dessus, pendant qu’on jouait (rires) !
Nils : Et là, le changement a été vraiment génial !
Léo : Génial !
Nils : Ouais, c’est ça, génial ! (rires)

 

Racontez nous l’histoire d’une de vos chansons.

Nils : Anna. C’est moi qui écrit principalement, et en général, je parle de… j’écris beaucoup de chansons en cours, en fait, genre je m’ennuie un peu, et les dernières que j’ai écrites, c’était je pars d’une phrase d’un texte, parce que comme je suis en L, tu as pleins de textes, je partais d’un mot ou d’une phrase , même dit par la prof’ ou quoi, et j’écrivais la première phrase, et après j’écrivais à partir de ça, mais y’a jamais eu vraiment de sens dans ce que j’écris.
Léo : Un minimum, quand même, pour expliquer, même si aux premiers abords, ça n’a aucun sens pour moi, mais quand tu m’expliques après ça passe !
Nils : Après une chanson… « Rires et inconscience ». C’est « rires » donc « ahahahah » et…

Inconscience.

Léo & Nils : (rires) c’est ça !
Nils : Après, si, lui, il a écrit une chanson, enfin il en a écrit plusieurs, mais qu’il a écrit le texte (rires), je ne sais pas si tu l’as déjà entendue cette musique, elle s’appelle Anna, et en fait il raconte l’histoire d’une fille anorexique, et il a parlé de ça. Genre on sait pas pourquoi !
Léo : Parce que j’avais lu un bouquin en fait, franchement ce bouquin il m’avait marqué, et au final, mais moi aussi, je veux trop faire un truc là-dessus pour comprendre les gens comment ils arrivent à ça et tout, et au final, je raconte l’histoire d’une fille qui est anorexique.
Nils : Elle est bien la chanson.
Léo : Moi, je la kiffais bien la chanson.
Nils : « T’étais la plus jolie du lycée.. »
Léo : Après on l’a tellement mal enregistrée…
Nils : T’étais la plus jolie du lycée…franchement.
Léo : Tu viens de me ruiner ma chanson en 1 seconde et demie. (Rires)
Nils : C’était quoi après ? « Et tous les jours c’est ça, tu t’en aperçois pas, mais en même temps toi t’es contente, tu es belle éthique pourtant… » On avait cherché dans le dictionnaire éthique, vas-y il me faut un synonyme de maigre (rires).

 

Les groupies vous en pensez quoi ?

Nils : C’est chan-mé, elles sont gavé bien tes questions !
Léo : C’est sympa de leur part, ça fait plaisir !
Nils : Après, pourquoi les groupies c’est toujours des filles, c’est parce qu’elles crient, mais y’a des mecs qui sont groupies aussi, je ne sais pas, c’est juste que ça s’entend moins. Non, les groupies, ca fait plaisir, après ca fait parti du public, donc c’est cool, après ça permet de les rencontrer aussi, parce qu’en général une groupie, c’est qu’il y a une attirance, je pense que toutes les groupies ont une attirance physique envers les musiciens, sinon ce ne serait pas des groupies. (Rires)

Le rock’n’roll, ça vous inspire quoi ?

Léo : Moi, j’en écoute plus trop perso.
Nils : L’attitude ou la musique ?

Les deux.

Léo : C’est un truc que nos parents ont vécus, tu vois, donc ils nous ont un peu transmis le truc, donc forcément on a commencé à penser la musique avec cette image de la musique et au final c’est resté !
Nils : Et après, je pense que l’attitude que tu dégages ça vient de la musique que tu écoutes, y’a un lien entre ces deux trucs. Mais après voilà, le rock on en a écouté et on en écoute de temps en temps, mais c’est pas, putain c’est dur là, attends, c’est l’état d’esprit un peu je m’en foutiste, un peu trash aussi, même si on l’est pas vraiment, le cannabis, l’apéro, la musique, les concerts, les soirées, c’est large, c’est un peu bête ce que je dis, mais en même temps, c’est ça, c’est un état d’esprit. C’est faire des trucs extravertis ! (rires)

Si on vous donnait un nombre limité de mots par exemple 4, vous choisiriez lesquels ? 

Nils : Parfois quand tu fais des concerts ou quoi, ils te demandent un texte  qui décrit au mieux le groupe.
Léo : Genre, vous faites quoi comme style de musique ?

Non, je n’aime pas cette question.

Nils : Niquel, merci (rires) !
Léo : Parfait, c’est cool (rires)

Donc si on vous demandait d’écrire un petit texte comme ça…

Nils : En quatre mots ?

Pas forcément, peut être un peu plus. 

Léo : Y’a pas mal d’improvisation, donc dans les quatre mots.
Nils : Ouais, improvisation. Mais après je ne sais pas, parce que les nouvelles chansons, que j’ai, ça n’a rien à voir.
Léo : Ouais, ça évolue… Evolution ! Trop pas.
Nils : Moi, j’aime bien, enjoué. Si, si, c’est un peu enjoué ! Les Libido Fuzz, ils auraient mis sexuel. (Rires)
Léo : Louise Bourgoin, Woodstock !

Est-ce que vous avez un talent caché en dehors de la musique ?

Nils : Faudrait que j’enlève mon caleçon. (Rires) Non, pardon, pardon. Un talent caché ? J’aimerais bien en avoir un. (Rires) Genre j’aimerais bien être trop balèze dans un truc. Etre gavé fort dans un truc, t’sais. Si, on a bien un truc, moi je suis fort à Fifa 2010. Je suis serein au jeu de foot, sur console, je suis un bon joueur, c’est ça mon talent caché.
Léo : C’est coolos, ça.
Nils : Si, c’est classe (rires) et toi, ne t’es pas balèze dans un truc ?
Léo : Après, si je dis ça, va falloir que je le prouve et tout…
Nils : T’en as pas ? (rires)
Léo : Un vrai talent dans lequel on excelle, c’est chaud…
Nils : Ah si, ah si…à World Of Warcraft mon gars. Non mais, si, pas wow.
Léo : Ce n’est pas un talent Dota. (Rires)

Si vous deviez garder un seul album ?

Nils : Wish you were here de Pink Floyd. Darkside of the Moon de Pink Floyd. Controlling Crowd d’Archive. Ah mais c’était un, pardon…
Léo : Moi, pour l’instant, je garderais Valleys of Neptune de Jimi Hendrix.
Nils : Après un album, attends, je vais en trouver un. Le dernier album que j’ai écouté, c’est Shaka Ponk, je les ai vus en live au Free Music et j’ai vraiment kiffé sa mère. Et après sinon, Revolver des Beatles.

 

Dans quel univers musical avez-vous grandi ?

Léo & Nils : Le rock’n’roll.
Nils : Nos parents étaient vraiment blousons en cuir… (Rires) et ils avaient un groupe, ils jouaient de la musique aussi. Et je pense que ça vient de là, la passion qu’on a. Ton père c’est le meilleur mec du monde.
Léo : Ouais, je ne sais pas.
Nils : Si, il défonce ton père !
Léo : Si tu veux.
Nils : Non, franchement !

J’espère qu’il ne lira pas l’interview. (Rires)

Léo : Ouais voilà c’est ça (rires) !
Nils : Pourquoi, j’ai dit qu’il défonçait !

Ouais, mais lui, il hésite. 

Nils : (rires) « L : ouais je ne sais pas quand même »

Vous avez une expression favorite au sein du groupe ?

Nils : Nice.
Léo : Serein.
Nils : Serein. On en a plusieurs, Atamahol ! Tu veux qu’on t’explique ou pas ?

Vas-y !

Nils : En fait, j’étais avec Tanguy et Hugo et on était un peu défoncés, on marchait aux alentours du lycée, on était sur le trottoir et on parlait tous ensemble et de plus en plus fort, tu vois ce que c’est quand tout le monde parle d’un coup, on est arrivés à l’apothéose du truc, et à ce moment là on s’est arrêté tous d’un coup, et on a croisé une vieille femme, vraiment toute vieille toute renfermée sur elle-même qui avait un chien je crois et pile à ce moment là, elle dit « ATAMAHOL », et puis elle est repartie, et on s’est dit « Atamahol » ça répare les téléphones, je te jure.
Léo : Je ne pense pas…
Nils : Si, avez Tanguy, l’Iphone de Louise, il buguait et « Putain, putain, Atamahol » et genre parfait.
Et y’a aussi « Chouing », c’est quand il y a une jolie fille. Ca vient d’un film, c’est notre batteur, il aime bien les trucs…tu lui dis « caca », limite il rigole ! (rires)
Léo : Bite, ça ressort pas mal comme expression.
Nils : Nice.
Le pote des LB STOCK qui entre dans la pièce et qui en ressort après : Quoi Nice ?
Nils : Nice. Serein, Atamahol ! C’est ça les trois mots qui reviennent souvent ! T’en as pas un autre qu’on sort souvent ?
Le pote des LB STOCK qui entre dans la pièce et qui en ressort après : Chan-max !
Nils : Ah ouais, chan-max !

 

Pour finir, je vous laisse la parole.

Nils : Atamahol ! (rires) Est-ce que c’est le mot pour la fin que tu vas écrire, genre un seul mot ?

J’écris ce que vous voulez. 

Nils : Bon, les lois du temps sont parsemés d’étoiles qui divaguent jusqu’au fin fond de l’ancestral. (Rires)
Léo : Non, non, non, trop pas vieux.
Nils : Viens on dit un truc bien ! Tu dirais quoi toi si on te posait cette question ? Tu veux une bière ?

D’accord ! (rires)

Nils : (rires), vas-y Léo, dis un truc ! Ils ont dit quoi les Libido Fuzz ? Bon… T’es sur que tu veux pas de bières ?
Léo : Ouais, c’est ça.
Nils : Allez, le dernier mot pour la fin, t’es sur que tu ne veux pas de bières ? (rires)

Vous avez aimé cet article, partagez-le :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *