Non, non, non, je ne veux pas me calmer ! « Be Quiet », non, mais et puis quoi encore ? Ah, ce n’est que le nom d’un groupe ? Autant pour moi. Oh, et puis c’est qu’ils sont bons, en plus. Leur « Lady Bird » est presque renversante, des riffs ravageurs et une voix  qui peut être douce comme rocailleuse, parfois même les deux à la fois… Je craque pour cette voix, c’est inévitable ! Une façon assez particulière dans la diction qui décuple le plaisir de l’écoute. Les Quatre Bordelais, encore sur les bancs du lycée, m’impressionnent. Une justesse dans leur musique, dans la voix… Leurs chansons restent en tête, elles s’imprègnent en nous, « Time » a un gros potentiel bien exploité d’ailleurs, l’ambiance générale du morceau est envoutante… « I’ve got the time » oui, personnellement, j’ai le temps d’écouter ces messieurs qui nous proposent un « interlude » délicieux, je ne résiste pas. Bon, « My cat is called Brian », c’est juste un morceau terrible, un groove dans la voix qui me fait chavirer, ça fait du bien à la musique, je vous assure. La partie instrumentale est réellement bien maîtrisée, un sens du rock’n’roll que j’admire. Oh oui, je veux un « Kiss Bliss », s’ils sont aussi bons, doux et passionnants que la chanson, j’en demande et pas qu’un seul. Est-ce que j’y aurais droit ? A eux, de me le dire. Ils m’emmènent dans leur « Black Space » et évidemment, je les suis. Mais, je ne suis pas déçue, la chanson complète est un nuage de tendresse, une petite douceur qui réchauffe, je ne rêve pas, nos « rockeurs ont du cœur ». La ballade des rockeurs, la voilà, toute mignonne, très aguicheuse, « Golden Buckle », ils l’ont nommé comme cela. Elle reste énergique pour une ballade, elle donne envie de se déhancher doucement au son de la voix des Be Quiet. « It’s hard  to explain », oui, il est difficile pour moi d’expliquer ce que je ressens pendant l’écoute de cette chanson qui porte le même titre que celle de la bande de Casablancas. Les Strokes ont du souci à se faire car les Be Quiet, accompagnés de Paul-Adrien (des Tulipes Noires), s’approprient le titre de la chanson et en font quelque chose de très frais, presque épuré, ça rend vraiment bien, et la comparaison avec les Strokes s’arrête au titre, c’est clair. Il y a un accord des deux voix quasi-parfait et un arrangement terriblement enivrant. « Melodrama », non, je ne veux pas de mélodrame, mais je veux bien le leur. Je retrouve les Be Quiet seuls, Paul-Adrien s’en est allé. Ils me plaisent beaucoup, leur musique me plait, la voix me plait, un coup de cœur ? Très certainement. Voilà, voilà, le titre éponyme est là, une basse déchaînée, une guitare féline, une batterie talentueuse… Et puis toujours cette voix, un peu moins maîtrisée, contrôlée, ce qui lui donne un aspect quelque peu sauvage qui émoustille mon sens auditif. « Be Quiet, please », mais non, je ne veux pas être calme, car les Be Quiet sont beaucoup trop entraînants et électrisants pour rester calme ! Les Be Quiet, c’est Benjamin (Guitare-Chant), Clément (Basse), Félix (Guitare) et Quentin (Batterie), ils en ont dans le ventre et sous la « crinière de rêve » comme ils disent. Les mecs, dites moi, j’aurais droit à mes « Kiss Bliss » seulement si je « suis calme » ?

 

Sabrine Khinibilla

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