« The Hearts », comment ça a commencé? 

Clément : Tout a commencé, il y a 7 ans exactement, on avait 12 ans et on écoutait tous les trois du rock alors que tous, étaient au rap français, puis on a décidé de jouer ensemble, de là, The Hearts est né.
The Hearts, comment ce nom a été choisi?
Notre musique vient tout d’abord du coeur. Ce nom n’a rien de romantique.
Quelle a été votre première scène? Comment s’est-elle passée?
 
Nous avons joué pour la première fois en Juin 2003, c’était pour « La fête du collège » ah ah ah! On flippait vraiment avant de monter sur scène, puis une fois que Baptiste (le batteur) a donné les quatre coups de baguettes, c’était terminé, on s’est donné à fond, la salle était plein à craquer, on a slamé, sur les gens, c’était top! Même si maintenant cela nous fait beaucoup rire de sauter sur les gens pendant un concert.
Baptiste : C’est ringard. (rire)
C’est risqué alors de venir à vos concerts si vous sautez sur les gens? 

Non, c’était juste le premier concert, maintenant, justement, ça nous fait marrer de repenser à ça, on pensait qu’un concert, ça se passait en trois étapges : – on te demande – tu joues – et tu sautes sur les gens. C’était super mignon de penser ça à cet âge là.
Et comment l’envie de monter un groupe vous est-elle venue? qu’est-ce qui vous a poussé à jouer d’un instrument? 

Yohan : Pour ma part, j’ai eu une révélation en écoutant « In too deep » de Sum 41, je me suis dit : Waooow, ça c’est de la musique.
Vous sortez bientôt un EP, comment avez-vous procédé pour les enregistrements? Y’a-t-il une anecdote particulière dessus?
On a déjà mit deux ans à le composer, on aime prendre notre temps pour ce genre de choses, puis on a rencontré les bonnes personnes, au bon moment, après avoir passsé l’été à enregistrer, on a envoyé tout ça, à mixer, et masteriser à Paris dans des studios prestigieux, où de grands artistes que nous respectons sont passés par là. Puis maintenant, nous attendons le préssage de l’EP, ça passe trop vite le temps, ça va faire bientôt un an que l’on parle de cet EP et enfin il va arriver, ça fait du bien.
Pour l’anecdote, quand nous sommes rentrés en studio pour commencer les prises, batterie et basse, on était tellement exités à l’idée d’enregistrer qu’on était de vrais gamins, puis l’ingé-son pétait un cable, il était à deux doigts de faire un cancer (blague), puis à la fin du séjour, il était pire que nous, on lui a refilé la maladie, ça nous fait encore marrer, surtout qu’il n’avait pas la tête à faire des blagues.
Comment se passe la composition d’un morceau dans le groupe? 

En général, ça part d’une note, d’un accord, d’un beat, et on entend la mélodie arriver, on ressent vraiment les mêmes choses, au même moment.
Quelles sont vos principales sources d’inspiration?
On s’inspire pas tellement des chansons qu’on écoute, on regarde le monde tourner, les gens marcher, les gens penser, en gros, on étudie pas mal le comportement humain, on pense que l’inspiration est plus psychologique, que musical, c’est ce qu’il s’est passé pour la chanson « Lonely », la solitude est quelque chose d’horrible à vivre, le refrain est plus un chant de liberté, qu’un chant sous la douche.
Quel a été le titre de votre première compo’? 

C’était le prénom d’un fille que j’appréciais beaucoup « Stella », le genre de chanson à chanter sur la plage! Ce qui ne nous va plus du tout.. ahah
Si vous ne faisiez pas parti des Hearts, où seriez-vous et que feriez-vous en ce moment? 

Je pense qu’on serait surement en train de faire de la musique, c’est inconcevable pour nous trois de jouer l’un sans l’autre, donc je pense qu’au lieu de répéter trois fois par semaine, on rentrerait chacun chez nous, à écouter de la musique et a pleurer toutes les larmes de notre corps, pour ne pas avoir vécu notre rêve.
Quel est le meilleur souvenir de concert (d’un autre groupe que le votre) que vous avez? 

On est vraiment un mauvais public pour les concerts, on aime être assis et écouter tout ce qui peut se passer dans le concert, c’est un peu frustrant de ne pas s’épanouir devant des artistes qu’on adore écouter. Pour ce qui est de regarder des concerts, on aime plus regarder des concertos classique, car on se demande comment font 60 personnes pour jouer en rythme, sans broncher d’une oreille.
Quelle est la question que vous n’aimeriez pas que l’on vous pose?

C’est une question piège ça, ah ah ah!
Il n’y a pas vraiment de questions qui nous déplaisent, c’est normal pour des personnes de poser des questions, des fois elles nous font rire, celle qui revient le plus souvent : « Est-ce que vous êtes frères? », elle nous fait bien marrer celle là, car on a rien à voir physiquement tous les trois mais étrangement on dégage les mêmes choses, ça doit sans doute perturber certaines personnes.
Et pour finir l’interview, si vous avez quelque chose à ajouter, un message à faire passer, quelque chose à raconter, allez-y !

Nous sommes là pour être, et nous sommes. Pas mal celle là ahah
Merci d’avoir pris la patience de nous écouter parce qu’on est pas faciles, non plus!
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