Pourquoi Jenny In Cage? 

JiC : Pascal a choisi ce nom. Le prénom Jenny vient de Jenny Lind, cantatrice suédoise du 19ème siècle, dont les témoignages rapportent le talent immense et la voix unique. A l’époque, le cirque Barnum proposa à Jenny Lind de venir faire une tournée, ce qui était à la fois inédit à l’époque notamment au vu des montants engagés et de la publicité effectuée. Nous avons vu une gravure représentant cette tournée avecJenny Lind au premier plan, et les cages contenant lions, singes, et autres animaux derrière elle. Le contraste était saisissant et intéressant, l’image nous a plu immédiatement. Le nom de Jenny in Cage vise en fait simplement à souligner le mélange des genres argent / artiste / média qui vivait ses premières heures à cette époque et qui est désormais omniprésent. On peut y déceler aussi sans aucun doute un petit clin d’oeil à Alice In Chains.
Comment se sont rencontrés les membres du groupe?  

Frank : Tout est parti de Pascal, guitariste et compositeur à l’origine du projet en 2006. Le groupe s’est ensuite construit avec l’arrivée de David à la batterie et Manu à la basse et puis moi au chant, qui me suis greffé en Mars 2008. On s’est tout de suite senti en phase musicalement, avec pas mal d’influences communes, que ça soit dans la musique 60’s ou 70’s des Beatles, de Led Zeppelin, dans le rock indé des Smashing Pumpkins, de Biffy Clyro, de Radiohead ou de Deftones. Avec comme base de la recette si on peut dire, une certaine mélancolie dûe aux accords mineurs et aux textes, avec un côté planant, et des riffs qui envoient.
David : J’ai rejoint le groupe début 2006. Le feeling a été immédiat, la première répétition s’est faite de manière très spontanée. Les suivantes aussi d’ailleurs. Je me souviens encore avoir trouvé ma partie batterie sur la chanson qui deviendra Acid Money Love Guru lors de notre première répète!
Maax : En 2008, j’ai sympathisé avec Frank, qui m’a proposé en janvier 2009 d’assurer des remplacements du bassiste dans Jenny. En septembre, le groupe m’a offert la place à plein temps, et voila ! Je m’étais pourtant juré de ne pas retombé dedans ;p
Comment se passe la composition d’un morceau dans votre groupe?
Pascal : Pour l’album solid liquid ether, je composais chaque titre d’un bloc puis le proposais au groupe. La batterie venait alors faire vivre mes parties guitares, puis la basse se calait. Les ¾ des titres étaient déjà finalisés avant l’arrivée de Frank. Nous n’avions plus qu’à réajuster, modifier le nombre de mesures etc. en fonction des besoins du chant.
Les arrangements ont été pensés durant le pré-mix puis réalisés par Frank.
Pour notre second album sur lequel nous travaillons actuellement nous cherchons davantage une complémentarité, un dialogue entre la basse omniprésente et la guitare. Chacun apportent ses idées sur des compos moins figées.
Quelles sont vos principales influences?
JiC : Deftones, Biffy Clyro, Radiohead, Pearl Jam, Smashing Pumpkins, les Beatles, David Bowi, A Perfect Circle sont des influences majeures du groupe qui nous sont communes. Mais nous avons également nos sources d’inspiration « propres » que chacun d’entre nous apporte au groupe.
MaaAx : Queen, Prince, Nuno Bettencourt, Stevie Salas, Filter, Foo Fighters, A Perfect Circle, Alanis Morissette, The Used? Faith No More, Living Colour, Incubus, Skunk Anansie, Jane’s Addiction, Placebo, Muse, Korn, LimpBizkit, Fiona Apple, Aerosmith…y’en a tellement !!!
Les chansons sont en anglais, pourquoi avoir choisi de chanter en anglais plutot qu’en français ? 

Pascal: La grande majorités de nos influences sont anglo-saxonnes, ce qui se ressent inévitablement dans nos compositions et notre son, il nous paraissait logique que le chant soit en anglais pour obtenir un ensemble cohérent. Chanter en français risquerait de brouiller les pistes mais aussi de dénaturer l’effet souhaité.
Quelle est la chanson que vous préférez jouer sur scène ?
Pascal : Run to the sun
Dans quel univers musical avez-vous grandi?
Pascal : Pour ma part, j’ai n’ai pas été bercé par le rock. En revanche mon grand père était musicien, mon père l’est également. Il y a toujours eu des instruments de musique, claviers, saxos, violons, guitares etc, mais je m’y suis intéressé que tardivement vers mes 18 ans. Dans la Beauce profonde, il était urgent de se créer un univers, le miens devient très rapidement rock, grâce à mon entourage, potes de lycées etc qui enrichissaient ma discothèque.

 

A part la musique, quels sont vos passe-temps, vos activités ? Vivez-vous seulement des Jenny In Cage où vous exercez quelque chose à côté de ça ?
Frank : je pense qu’on ne peut pas vivre de sa musique en France dans un projet de rock honnête en anglais. Je précise bien « rock » car les succès d’Aaron, The Do ou Yael Naïm me donneraient tort sinon. Le seul vrai moyen de vivre de sa musique ici c’est de faire de la synchro pour des pubs par exemple. Sinon il s’agit plus pour les groupes de survie. Donc nous on a aussi des activités à côté, ce qui nous permet de ne pas nous mettre de pression autre qu’artistique. Nous sommes des hyperactifs donc, si un jour le groupe nous prend tout notre temps, super ! Sinon en attendant, aucune raison de ne faire que ça. J’ai déjà essayé c’est plus déprîmant qu’autre chose. Tu passes ta vie à attendre des réponses de gens qui n’en ont rien à foutre. Nous on attend pas, on s’est fait une To Do List assez chargée, et on coche au fur et à mesure.
David : Entièrement d’accord. Notre démarche est pour le moment de ne pas nous poser la question de la professionnalisation tant qu’elle ne s’impose pas à nous. Trop d’anticipation tue l’anticipation. Et aboutit souvent à d’amères déceptions. On préfère sentir les choses venir et s’adapter au fur et à mesure.
Si vous deviez décrire votre musique en 4 mots ?
Aérien, mélancolique, mélodique, rock
Avec quel groupe avez-vous aimé et avec qui vous aimeriez partager la scène?
Pascal : C’était bien cool de jouer avec les sheeduz, groupe de rock féminin Parisien, mais surtout des copines depuis les années fac.

Si vous deviez passer une journée en compagnie du groupe ou artiste de votre choix, lequel serais-ce, et pourquoi ?
Pascal : Je n’ai plus vraiment ce côté groupie comme je pouvais l’avoir à 16 ans, certainement parce qu’on désacralise davantage la musique dès l’instant où on la pratique. Mais je serais quand même ravi de passer une journée avec Deftones. Je suis admiratif de ces groupes qui durent depuis des années, qui ont dédiés leurs vies au rock, avec une certaine honnêteté, sincérité et intégrité,  Des groupes qui sont identifiables dès la première note, qui font leurs trucs sans se soucier des modes et tendances. Des musiciens qui ne se prennent pas pour des stars.
Avec Charlotte Gainsbourg aussi j’aimerais bien, trop craquante !
Des projets pour Jenny In Cage?
Pascal : Un nouvel album, puis faire de belles scènes aux côtés de groupes que l’on apprécie, ça ce serait cool!

 

Quelque chose à ajouter, un message à faire passer… ?
Pascal :  Bienvenue dans la cage !
Vous avez aimé cet article, partagez-le :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *