Main Square, une signification particulière?

 

Jeremy : C’est parce que Mehdi a assisté au festival Main Square, il y a deux ans, c’était un petit clin d’œil au festival qu’il avait kiffé.

Mehdi : Ca avait bien envoyé, donc après je me suis pointé, j’ai proposé le nom et puis il a été accepté. On avait essayé pas mal de noms avant…

Alexandre : Made in France.

Mehdi : Toujours le genre de noms pourris que tu as au début.

 

 

Vous avez bossé sur vos compos pendant 6 mois et c’était le 15 novembre 2008 que vous avez joué en live pour la première fois, au Ziquodrome de Compiègne, comment ça s’est passé?

 

Alexandre : Gros stress. On s’est chié dessus.

Jeremy : Mais on est arrivé sur scène, le stress est partit d’un coup, on a pris notre pied! Robin : Je ne sais pas, je n’étais pas là.

Mehdi : Faut expliquer qu’on avait un autre batteur avant, donc il n’était pas là.

Robin : Si j’étais là, j’étais dans le public!

Alexandre : C’était mon frère en fait.

 

 

Ca l’est plus maintenant?

 

Alexandre : Bah je ne suis pas sur… !

 

 

Donc en décembre 2009, vous avez changé de batteur et c’est le frère du bassiste qui a pris sa place, c’est ça?

 

Mehdi : Oui, c’est ça!

 

 

Quelles sont vos influences? 

 

Alexandre : Assez partagées. On va dire que y’a deux clans dans le groupe, y’a le clan un peu plus américain.

Jeremy : (prenant par les épaules Alexandre et Robin) : C’est nous !!

Alexandre : Nos influences c’est plus Red Hot Chili Peppers! Et puis, lui…

Mehdi : C’est moi!

Alexandre : Il est plus groupes anglo-saxons.

Jeremy : Après on se rejoint sur des influences comme Kooks, Strokes, et puis Stuck in the sound…
Mehdi : et Arctic Monkeys.

Jeremy : Donc ça fait des bons mélanges instrumentals… euh instrumentaux!  Mais je voulais dire le niveau instrumental, autant pour moi.

 

 

Que trouviez-vous dans les bacs à Cds de vos parents?

 

Alexandre : C’était plus les Têtes Raides, Rita Mitsouko.

Jeremy : Chopin!

Alexandre : En gros, ce n’est pas du tout, ce qu’on fait, non.
Jeremy : Ce n’est pas l’influence de nos parents qui ont fait que.

Alexandre : En fait ma mère, enfin notre mère, écoutait plutôt de la variété française.

Mehdi : Moi c’était un peu varié, en fait, j’ai bouffé un peu de tout.

Robin : Période, par période.

Mehdi : Ouais, des trucs qui pouvaient venir d’Asie…

Alexandre : D’Asie?!

Mehdi : Mec, déconne pas, mon père écoute des trucs chelous, il peut passer par des trucs arabes, ensuite passer direct à un autre truc…

 

 

Dans le groupe qui écrit les paroles?

 

Alexandre : Mehdi.

 

 

Sont-elles toutes autobiographiques?

 

Mehdi : Ouais, principalement, en général c’est souvent d’un truc vécu. On va dire que y’a toujours un message qui est pas forcément explicite, souvent des images, pour ceux qui comprennent les paroles, y’a souvent des images. On a une chanson qui n’est pas sur Myspace qu’on a faite qui est par contre un peu plus explicite, donc c’est vraiment à chaque fois, autobiographique, ouais.

Jeremy : Par rapport à nous.

 

 

Racontez nous un peu l’histoire de Last but not least, j’ai un peu l’impression que c’est la chanson qui est un peu à l’écart des autres, comment a-t-elle été écrite? Etc.

 

Mehdi : Ouais, en fait, ce n’est pas forcément celle que les gens préfèrent…
Alexandre : Mais c’est notre préférée à nous.

Mehdi : Oui, personnellement c’est celle qui, bah Last but not least, ca raconte un peu tous les combats de notre vie, surtout les difficultés qu’on rencontre dans la vie en général, on a beau ne pas être les meilleurs on peut toujours se donner les moyens d’y arriver, principalement en amour.

 

 

Vous galérez en amour?

 

Mehdi : Non, pas vraiment, mais on a tous eu une histoire assez compliquée!

Alexandre : On a tous vécu un truc qui nous fait quelque chose…
Jeremy : Ouais.

 

 

Strangle by your eyes, un petit clin d’œil exclusivement musical à My mistakes were made for you des Last Shadow puppets, expliquez-nous, comment ça s’est fait? Pourquoi?

 

Mehdi : Bah comme je t’avais expliqué. Bah en fait, c’était la période où en septembre 2008 la mélodie était faite et une période où on écoutait beaucoup, enfin tout l’été on avait écouté du Last Shadow Puppets, et la mélodie, du coup on s’est dit qu’on devait trouver un truc pour l’air de la voix, ça faisait un beau petit clin d’œil.

 

 

Mais pourquoi avoir choisi de chanter en anglais?

 

Robin : Parce que Mehdi, sa voix…

Alexandre : En fait au début on faisait des chansons en français et en anglais, et ça ne nous a pas plu.

Mehdi : Ca passait pas super bien, et puis pour écrire des paroles concrètes en français.

Alexandre : Ouais voilà, on arrive mieux à s’exprimer en anglais, plutôt qu’en français, c’est peut être con à dire, mais voilà.

Jeremy : Et puis Mehdi est plus branché Angleterre, donc.
Alexandre : Oui, nos influences sont plus anglo-saxonnes.

Mehdi : En général, que françaises.

 

 

Quelle est la chanson que vous préférez jouer sur scène?

 

Robin : You’re running away !

Jeremy : Pour ma part ce serait World’s coming back ! Parce que je trouve qu’elle nous va bien, mais sinon qui n’est pas dans l’EP, que musicalement, c’est Hate me, I’m supersonic !

Alexandre : World’s coming back  sans hésiter !

Mehdi : Moi c’est Last But not Least et You’re running away  sans hésiter.

Robin : Copieur !

 

 

Racontez-nous la plus drôle anecdote, et la plus embarrassante.

 

Alexandre : On va commencer par la plus drôle! Le truc, c’est que depuis qu’on existe tous les quatre dans Main Square, même avant avec l’ancien batteur, on a une sorte de malédiction, on arrive pas à avoir des copines en même temps, y’en a toujours un ou deux qui sont célibataires, au début on était tous les trois casés, sauf l’ancien batteur et en fait, et le batteur a eu une copine et moi j’ai rompu avec la mienne.

Mehdi : Ca a toujours été ça, depuis le début on n’a jamais réussi à être casés tous les quatre en même temps.

Jeremy : Ca a toujours été à quelques jours près, en plus.

Mehdi : C’est con mais c’est comme ça!

Jeremy : Du coup, à chaque fois que quelqu’un se met en couple maintenant, on se demande qui va casser, quoi!
Alexandre : C’est vrai, c’est vraiment ça en plus.

Mehdi : Niveau embarras, on va dire, la fête de la musique, on avait fêté les 18 ans du batteur la veille, donc on s’était couchés à 7 heures du matin.

Alexandre : On avait bien bu aussi!

Mehdi : Et on s’était couchés à 7h du mat’ pour se réveiller à 9 heures, sachant qu’il fallait installer tout le matos’ pendant l’après-midi dans la rue, ce n’était pas simple, et alors le soir on était complètement morts, on a joué, enfin y’a qu’à voir les photos.

Alexandre : On a fait nimp’, le batteur arrêtait de jouer pendant le morceau, enfin n’importe quoi!
Mehdi : C’était quand même génial !
Alexandre : Le public était là donc ça allait.

 

 

Vous vous n’étiez pas là par contre.. 

 

Mehdi : Ouais voilà, on était là physiquement mais sinon on était très loin !

Jeremy : Mais au téléthon par contre c’était super embarrassant parce que là, le public était pas là. Et à chaque fois, y’avait un blanc et y’avait un stand de ping-pong juste en face de nous et le mec prenait le micro et commentait le tennis de table quoi !

Mehdi : Ouais en fait c’était le 5 décembre, on était en face du stand et à chaque fin de morceau, y’avait un mec qui choppait un micro et qui parlait, donc nous bah on se foutait un peu de sa gueule aussi, genre je prenais le micro et j’imitais le bruit de la balle, (très belle imitation d’une balle de ping-pong), ça reste toujours bon.

Alexandre : On en ris, ça nous fait rire !

 

 

Si vous deviez choisir un groupe avec qui vous rêvez de partager la scène?

 

Alexandre : Red hot’ !

Jeremy : Red hot chili peppers !

Robin : Red hot’ !

Alexandre : Sans hésitation.

Mehdi : Moi, je me tâte. (Jérémy qui tâte l’épaule de Mehdi.)

Robin : Bah quand tu vois le public des Red Hot’!

Mehdi : Moi j’hésite entre les Arctic Monkeys et Stuck in the sound..

Alexandre : T’hésites entre les Arctic Monkeys et les Stuck in the sound qui jouent au Zenith et les Red Hot Chili Peppers qui jouent à Slane Castle !

Mehdi : D’accord ! Entre Arctic Monkeys et Stuck in the sound, parce que les deux envoient!

 

 

Bon, je ne te torture pas plus longtemps, j’accepte les deux. Si vous deviez passer la soirée avec une seule personne?

 

Jeremy : John Frusciante, guitariste des Red Hot’, parce que c’est l’une de mes plus grosses influences, que ce soit dans le groupe ou en solo, donc voilà.

Alexandre : Comme artiste? Ma mère. Bah parce que c’est elle qui m’a appris tout ce que je sais faire, et tout.

Mehdi : C’est bien ça ! Moi je dirais, Alex Turner, basique.

 

Avant sa nouvelle coupe de cheveux ou pas?

 

Mehdi/Robin/Jeremy/Alexandre : Ouais ouais !

Mehdi : Avant sa nouvelle coupe de cheveux!

Alexandre : Maintenant on le renie!

Robin : Moi c’est Chad Smith, batteur des Red Hot’.

Mehdi : Basique!

 

 

Pour finir, je vous laisse la parole.

 

Jeremy : Tu prends des risques là !

Mehdi : Faudrait clamer haut et fort que la terminale L, ce n’est pas forcément la terminale des déchets. Voilà!

Jeremy : Une folle envie de percer dans la musique!

Alexandre : Faut parler de Compiègne, en fait, on a beaucoup d’embrouilles sur Compiègne, qui essayent de nous ralentir, par tous les moyens et on veut juste leur dire que nous on ne fait pas ça pour la célébrité, ni quoi, on aime ça.

Mehdi : Les gens qui essayent de saboter sont plus idiots qu’autre chose.

Jeremy : Ca nous fait jouir, intérieurement.

Alexandre : Même extérieurement !

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