Réaction de Ronan Siri après écoute de « Country Roads » de John Denver : 


C’est ce qui m’a donné envie de faire de la guitare, ça m’inspire beaucoup de souvenirs d’enfance, mon grand-père éventuellement, toutes mes influences, c’est mon influence de départ qui m’a donné envie de faire de la musique, autrement dit le déclic, ça m’inspire beaucoup de choses, ça m’inspire mon père, ça m’inspire ma famille aux Etats-Unis…

Enfin il faut que je précise, c’était mon anniversaire on regardait des vidéos en famille de quand j’étais enfant, nous sommes tombés sur une vidéo d’une réunion familiale qui se passait aux USA dans un hara, le barbecue, mon père et son frère jouant Country Roads de John Denver, et mon grand-père que je n’ai jamais connu me portant dans ses bras alors que j’avais un an, le déclic total et j’ai empoigné une des guitare de mon père.

 

My Old Man, première compo dédiée à ton grand père, c’est à partir de cette que tu as décidé de continuer?


Au début, tu vois, j’avais décidé de commencer la guitare pour m’amuser, pour le fun quoi, et puis après j’ai commencé à chanter un peu et puis est venu un moment où je me suis décidé à composer. C’est l’une des premières chansons, peut-être la deuxième ou la troisième, même la quatrième, j’en suis pas très sûr. Enfin voilà, c’est l’une des premières chansons que j’ai écrite, pour mon grand-père, et c’est de là que tout est parti, j’ai plus jamais arrêté.

 

Quelles sont tes sources d’inspiration? Autobiographique ou pas?


Tu veux dire : est-ce que je raconte ma vie dans mes chansons? Euh non, enfin, comment dire, je parle de tout, les aléas de ma vie m’ont évidemment inspirés mais je n’étale pas ma vie privée dans les compos, « My Old Man » par exemple est beaucoup trop personnel et je ne pense pas la garder pour un album. Pour mes premières influences, je pense que les influences ne sont pas forcément les artistes, mais une chanson parmi d’autres. Par exemple dans un album t’en as une, parce que t’aimes un passage, parce que t’as aimé cette chanson là, au final tu ne retiens que ce qu’il y a de meilleur. Les Beatles évidemment qui sont un incontournable, Elvis Presley, Johnny Cash aussi, j’ai grandi avec les vinyles de mon père. Les Shadows, je ne sais pas si tu connais les Shadows, c’est très très vieux, c’est un groupe anglais, c’est du rock des années 60, y’en a tellement. Puis il y a eu Ben Harper, Jack Johnson, Ray Lamontagne, Damien Rice.  Mais comme je te l’ai dit je pense que ce n’est pas une question d’influence d’artistes, c’est plutôt une histoire de chansons favorites parmi divers artistes.

 

As-tu d’autres passions que la musique? Des talents cachés peut être?


A la base je devais faire des études de Design, c’est quelque chose qui me plait vraiment, et puis la musique est arrivée, j’ai voulu pousser le projet un peu plus loin, faire un album, du moins essayer devenir professionnel, j’espère l’être un jour. Alors pour l’instant non je n’envisage rien d’autre, je vis pour la musique! J’ai la chance d’avoir des parents assez ouverts tout de même.

 

Si tu devais choisir un album, ce serait lequel?


Celui qui m’a le plus touché au niveau des harmonies, enfin techniquement et émotionnellement parlant, c’est le dernier album de Ray Lamontagne, je sais même plus comment il s’appelle, attends je vais te dire ça… « Gossip in the Grain » voilà, et je crois qu’il restera définitivement ma plus grosse influence, chaque chanson a son importance et son identité unique, ce n’est pas un album où on peut dire qu’on écoute une chanson et on a finalement entendu le reste.

En fait, la rumeur dit que ce mec à signer un contrat dans un label 9 mois après avoir commencé la guitare, je l’ai découvert à Taratata avec Damien Rice.

 

Comment tu te places au milieu de cette scène lyonnaise, qui elle, est plutôt rock?


Personnellement je ne connais pas vraiment beaucoup de groupes folk sur Lyon, que j’aime… En fait, j’en connais pas du tout. Sinon après à part du rock et de l’électro je ne vois pas trop ce qu’il y a sur la scène lyonnaise, du coup, je ne peux pas trop me situer tu vois ahah je ne peux pas me comparer à des groupes comme Bates Motel, Destronics ou autres qui font plus du rock ou électro rock.

 

Pour trois titres sur Myspace, dis-nous comment ont-ils été écrits? Que voulais-tu faire passer à travers cette chanson?

Dust of illusion.


C’est celle que j’ai fini d’écrire avant hier ahah. En fait, au début, je commence toujours par faire la partie instrumentale, donc la guitare, et ensuite le texte. Ce que je voulais c’était une chanson un peu engagée qui parle de la lâcheté humaine mais sur un sujet précis, d’actualité, je pense surtout aux problèmes auquel Haïti est confronté, beaucoup d’opportunistes en profitent; mais après ça peut être interpréter pour n’importe quoi.


Unknown relationship.


Celle-ci est une des premières chansons que j’ai écrite, donc j’ai procédé de la même façon que pour la précédente. Celle-là, ça parle des gens totalement inconnus qui se croisent dans la rue, je ne sais pas comment expliquer, ça remonte à loin, un an voir un petit peu plus… C’est une chanson qui est toute simple, qui se réfère à des sentiments de perdition, de solitude, je parle de relations inconnues qui mériteraient d’être liées… Bref une chanson assez existentielle ahah!

 

Happy Sunday.


Happy Sunday, et bien j’ai pris ma guitare un matin, je suis allé jouer dans la chambre de ma sœur, comme ça pour le rire, et on s’est mis à faire un bœuf qui est devenu une chanson, on voulait vraiment s’amuser, j’ai écrit la chanson en entier, mais ma sœur a bien participé, ça parle des filles, de tout ce qui est un peu… chiant chez les filles, mais ce pourquoi on les aime aussi, donc c’est gentil, c’est une façon d’enjoliver les défauts qui font tout le charme des filles… ahah!

 

Donc tu écris avec ta sœur?


Non, en fait, ma sœur m’aide, parce qu’elle a beaucoup plus de recul que moi sur le moment, ça me permet de pas perdre mon élan d’écriture, ce qui est bien c’est que ma sœur à une approche artistique autant pour le dessin que pour la musique qui est très intéressante, j’aime beaucoup avoir son avis sur ce que je fais, et donc ça me permet d’aller à l’essentiel, et je pense que si je n’avais pas eu ma sœur sur mes compositions, je pense que je ne me plongerais pas autant dans l’écriture, du moins à cette intensité-là.

 

Pourquoi chanter en anglais?


Je répondrais simplement qu’en fait je ne vois pas la folk autrement, c’est super sentimental aussi, ça vient du côté de ma famille américaine. Et par évidence l’anglais est une langue chantante à l’origine, le français est plus saccadé, plus cassant, il faut vraiment avoir la plume pour écrire de belles chansons en français, et j’ai plus de facilité à m’exprimer en anglais qu’en français quand il s’agit d’écrire une chanson. Mais je ne dénigre pas ma langue maternelle bien au contraire…

 

Si tu devais choisir une époque à laquelle vivre, t’aurais choisi laquelle?


Les années 50, l’après-guerre, tout ce qui est « Happy Days », enfin tu vois, c’est à ce moment là où la folk, le blues, le rock, le jazz, tous les styles de musique se sont développées entre les années 20 et les années 70, je pense que c’est vraiment une époque à laquelle j’aurais aimé vivre.

 

Comment ça se passe pour enregistrer tes morceaux? Tu fais tout, tout seul?


J’ai fait six mois de studio, une fois par semaine je te rassure, pour enregistrer des chansons qui sont en train d’être masterisées. Je ne pense pas sortir un album tout de suite, déjà je serais pas mal satisfait de signer quelque part pour ça, l’édition et la distribution ont un certains coût, on verra. Mais quand il y a de nouvelles chansons j’ai le matériel nécessaire pour les enregistrer à la maison.

 

Sur scène, tu joues seul?


Avec des musiciens on avait eu l’idée de faire un groupe, on ne va pas dire que ça a mal fini, mais presque, donc, le live, c’est plus guitare-voix, du moins pour l’instant. De toute façon, toutes les compos sont faites pour être jouer guitare-voix, donc ce n’est pas forcément un problème.

 

Quel a été ton meilleur souvenir de scène? 


Je n’ai pas fait tant de scènes que ça, mais c’était la première partie de Kristyna Myles qui fait du folk-jazz, d’ailleurs c’est génial ce qu’elle fait, les gens étaient venus pour écouter de la musique et tu vois, contrairement aux bars où les gens viennent plus pour boire ou manger qu’écouter, c’est toujours plus plaisant d’être enfin écouté et de faire participer les gens, un vrai public est toujours plus réceptif, c’est un peu plus facile.

 

Est-ce que t’as une chanson du moment?

 

Euh… en ce moment, je n’écoute pas grand-chose… la dernière chanson que j’ai écouté c’était il y a trois heures peut être, j’ai écouté, une chanson d’Eliott Smith, Between the bars, qui est une très belle chanson! Mais je suis à fond sur « The Tallest Man On Earth » en ce moment, il a des compos d’enfer!

 

Pour terminer l’interview, je te laisse la parole.


Euh… je dis ce que je veux, ahah, euh… je ne sais pas quoi dire… j’ai bien aimé cette petite interview, y’a un début à tout comme on dit, euh… t’aurais dû me demander avant pour que je prenne le temps de réfléchir, là, j’en ai aucune idée, tu me prends au dépourvu… J’étais en studio en fait, c’est trop con, je vais faire des éloges sur l’homéopathie. Mon ingé-son était pharmacien dans une autre vie et j’ai eu une petite panne de voix en studio ce qui était très embêtant pour enregistrer, tu vois, et ce qui est marrant c’est qu’il avait carrément le set d’homéopathie et j’étais vraiment stressé parce que je pouvais plus chanter, j’étais vraiment malade, on se disait zut saperlipopette on va pas finir la journée, et puis en fait, il m’a filé des petites granules, ça s’appelle drosera, et il m’a dit : Johnny Halliday prend ça. Je me suis dit, putain si Johnny Halliday prend ça, enfin voilà ahah. Et genre 10 min plus tard j’ai pu chanter, donc je bénis l’homéopathie.

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