Tout d’abord, « Pony Pony Run Run », un sens particulier ?

Gaëtan : Il n’y a pas de sens particulier, enfin il y a une histoire qui n’est pas très intéressante… C’est surtout un jeu de mot en fait, une répétition, un rythme. C’est un peu le nom de plus compliqué à dire et le plus long du moment.

 

Maintenant, racontez-nous la rencontre des Pony Pony Run Run. 

Gaëtan : On s’est rencontré aux Beaux Arts, enfin surtout Amaël et moi puisque Antonin est mon frère, il y a 4 ans, et on a décidé de faire ce projet là à la suite de nos études d’art. On voulait faire un projet musical sachant que nous on avait déjà un passé musical. On avait mis un peu en jachère pendant nos études …

 

Comment, vous décririez-vous en cinq mots ?

Gaëtan:  Alors Pony, Pony, Run, Run, euh… non. (Rires)
Antonin : Je ne sais pas. Pop pop pop pop pop pop
Gaëtan: Non, Pop pop pop pop pop (en comptant sur le bout de ses doigts)! Voilà ça fait cinq.

 

Parlez nous de votre titre Hey You, un tube qui passe partout sur les ondes en France et à l’étranger. Dans quelles circonstances avez-vous écrit ce morceau ?

Gaëtan : On ne savait pas qu’elle passerais à l’étranger et on est très content. Pour les circonstances, c’est la dernière chanson qui a été écrite avant qu’on sorte l’album, c’est la plus récente des chansons qu’on a proposé. Il n’y a pas vraiment d’histoire si ce n’est que l’histoire elle est inclue dans la chanson, et le clip raconte très bien l’histoire de cette chanson. Donc on laisse les gens regarder le clip et découvrir ça. Je pense qu’elle peut parler à beaucoup de gens et de manière différente à chaque fois. C’est comment dire… j’ai pas envie de dire de connerie… C’est une histoire d’amour quoi ! Non non c’est une espèce de romance d’adolescents, en tout cas le clip et la chanson sont en adéquation avec ce qu’on voulait donner.

 

Avant même d’avoir sorti votre album, vous avez fait 120 dates européennes, qu’est ce que vous en retenez véritablement ?

Antonin : C’est surtout une bonne expérience, on s’est formé, on a passé trois ans à jouer ensemble, à faire de la route, à jouer dans des concerts dans des plus ou moins bonnes conditions. C’est plus une expérience qui maintenant nous rend plus fort à la sortie de l’album. Maintenant on sait ce qu’on veut, on sait jouer ensemble, on s’apprécie beaucoup et on est content d’être passé par là.
Amaël : Maturité et musique.
Gaëtan : Voilà c’est exactement ça !
Amaël : Moi je suis monsieur synthèse, deux mots et hop !

 

Vous dites vous être fait pendant cette tournée, cela veut-il dire que c’est à ce moment là que vous avez décidé de vraiment y aller ? 

Gaëtan : C’est vrai que le projet a évolué au fur et à mesure des concerts, à un moment on a décidé de passer à l’étape suivante : faire un album. C’est le fruit d’une maturation sur la route, et les choses se sont fait assez naturellement, on a défini nos projets ensemble sur la route en le vivant tous les jours et après on a voulu le faire partager aux gens par le biais d’un album.

 

Votre premier album est disponible dans les bacs depuis le 15 juin 2009, comment se sont passés les moments en studio ?

Gaëtan : C’était trois mois intenses, on était à Paris au studio Ferber avec un réalisateur qui s’appelle Fréderic Lo. On a passé ces trois mois pendant un hiver très froid, il faisait jusqu’à – 10° quand on arrivait le matin et on ressortait le soir il faisait noir et il faisait encore -10°. On a trituré les chansons dans tous les sens pour essayer de trouver des formules qui convenaient et dans la dernière ligne droite on a du tout accélérer et tout finir en un temps record. C’est comme un marathon, au début tu y vas doucement, et puis à la fin tu donnes tout ce que tu as pour finir et arriver à la ligne d’arrivée.

 

Avez-vous beaucoup appréhendé la sortie de l’album, et au final qu’en pensez-vous ?

Gaëtan : On n’a pas vraiment appréhendé ça, on était contente et excité de sa sortie. C’était ce qu’on voulait donner de nous donc il n’y a pas eu d’appréhension. On était confiant parce que au moins c’était sincère et on savait ce qu’on avait fait.

 

Comment avez-vous choisi l’ordre de vos chansons sur l’album ?

Gaëtan : C’était le fruit de nombreuses heures de réflexion, mais on a fait attention justement a faire un album cohérent, c’est-à-dire qu’il y ai une vraie progression du début à la fin et que ce ne soit pas un enchainement de petits trucs qui n’ont rien à faire les uns avec les autres. Souvent les gens on tendances à écouter les morceaux dans le désordre, mais nous on a vraiment voulu faire un ordre qui corresponde à vos envie, quelques chose de logique.

 

Quel a été votre premier concert et comment s’est-il passé ?

Gaëtan : Notre premier concert c’était à Bordeaux dans un petit café concert, c’était très extrême mais on avait vraiment envie de faire ce concert. On a fait un truc très rock, ça allait à fond, il y avait plein d’énergie. Aujourd’hui un fait vraiment de la pop mais non premiers concert c’était de la pop interprétée par des gens qui font du rock. C’était vraiment … pas violent mais presque ! (rires) Le deuxième concert c’était pareil c’était à Paris, on avait neuf chansons, on les a fait en quinze minutes, on était à fond !

 

Quelle est la chanson que vous préférez jouer en live ?

Gaëtan : Je pense qu’on en a tous une différente. J’aime bien Cherry Love Brazil en live, on l’interprète de manière différente à l’album. Après Hey You forcément on est content de la faire en plus aujourd’hui les gens la connaissent donc on partage vraiment un truc sur ce morceau là.

 

Comment se passe la composition d’un morceau ?

Gaëtan : Bonne question ! Il y a pas une manière de procédé en fait … On part de petits bouts, de petits fragments de choses, ça peut être du synthé, ça peut être n’importe quoi, et après on décide de construire des choses à partir de ce petit morceau-là. On fait des pré-structures avec des ambiances, des mélodies et ensuite le travail c’est que moi je pose une ligne de chant dessus, et on fait une structure ensemble autour de la ligne de chant. Le principe de ce projet, tel qu’on le voit aujourd’hui, c’est de mettre en valeur une mélodie chantée. On trouve des prétextes pour construire des chansons.

 

Quel est le mot ou expression que vous utilisez le plus, chacun ?

Antonin : Moi je dis : « C’est chan-mé ! ». Nous en fait c’est même pas vrai, je dis pas ça…
Gaëtan : Moi je dis : « C’est chan-max ! » (rires)
Amaël : Moi je dis : « Ca joue ? » C’est une expression suisse pour dire « Ca va ? »

 

Si vous deviez passer une journée en compagnie du groupe ou artiste de votre choix, lequel serais-ce, et pourquoi ?

Antonin : Ah moi Beyoncé !
Amaël et Gaëtan : ET POURQUOI ?
Antonin : Parce que c’est une grande artiste ! (rires)
Gaëtan : Moi mon groupe préféré c’est Pavement, donc  ce serais  Stephen Malkmus, le chanteur de Pavement. Peu de gens connaissent peut-être mais bon…
Amaël : Bah moi ce serais Pony Pony Run Run… Non mais en fait je n’ai aucune idée.

 

Des projets pour les Pony Pony Run Run ?

Gaëtan : On continue à faire ce qu’on a toujours fait, à savoir une grande tournée, l’album qui va sortir dans d’autres pays, le single sort en Angleterre, et après si tout se passe bien on devrait aller aux Etats-Unis, au Japon et en Europe tout simplement. Peut-être même en Inde, qui sait ? On veut emmener ce projet là au maximum et l’emmener partout où il peut aller.

 

Quelque chose à ajouter ?

Gaëtan : On a pas mangé depuis ce matin et on est complètement affamés donc on va se faire un bon kebab.
Amaël : Ou des sushis !
Gaëtan : Plus sérieusement, venez nous voir sur la tournée à la rentrée, on va passer par presque toutes les villes importantes en France donc n’hésitez pas à venir.

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